Sur la situation en Turquie
Depuis quelques jours, une vague de contestation au gouvernement réactionnaire de Erdogan et de l’AKP s’est emparée d’Istanbul.
Le Parti Communiste (Wallonie-Bruxelles) tient à exprimer toute sa solidarité avec l’expression démocratique des masses turques et espère que la lutte actuelle sera couronnée de succès.
UNE DECISION IRRESPONSABLE DE l’UNION EUROPÉENNE
Alors que des discussions préparées de longue date par diverses instances des Nations Unies à propos du commerce d’armes ont conduit à un large consensus opposé aux livraisons et ventes d’armements en dehors des accords interétatiques ; alors que l’Union Européenne a prétendu –dans ses discours- privilégier la solution diplomatique de la crise syrienne et, en particulier, soutenir les accords du règlement du conflit basé sur la déclaration de Genève de juin 2012 ; alors que sur une initiative diplomatique conjointe des Etats-Unis et de la Russie, une nouvelle et difficile réunion à Genève est prévue prochainement en vue, précisément, de trouver une solution politique à la tragédie syrienne, voilà que l’Union européenne de manière particulièrement irresponsable et aventurière s’est lancée dans la voie de la provocation en décidant, dans les faits, la levée de l’embargo des armes en faveur des rebelles syriens.
Le Parti Communiste dit NON au Pacte scélérat !
Le 23 mai 2013, le Sénat a approuvé la ratification du TSCG, le fameux Pacte Budgétaire qui verra l’austérité gravée dans la Constitution. Ce Pacte n’aura comme conséquence qu’une destruction accélérée des conquêtes sociales obtenues aux travers des luttes passées, et une destruction plus poussée de la démocratie et de la souveraineté populaire, déjà bien limitée. Comme le disait Nico Cué dans une interview au Drapeau Rouge , « si la règle d’or est inscrite dans la constitution, on pourra véritablement parler de changement de régime et de confiscation de la démocratie (…) ». Nous y sommes.
Le conflit des ACEC marqua de son empreinte l’année 1979. Le contexte socio-économique de l’époque n’était pas rose. Au cours de la première moitié de l’année, les travailleurs des Fabrications métalliques carolorégiennes se lancèrent dans une lutte sociale historique. Telles des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres, le conflit va prendre une proportion conséquente.
Tout est parti de l’expiration de la convention collective des ACEC en janvier 79. La délégation syndicale dépose alors son traditionnel cahier de revendications sur le bureau de la direction. Avec pour président Robert Dussart, sénateur communiste et orateur exceptionnel qui plus est, la délégation émet comme revendication : les 36 heures par semaine et une augmentation générale des salaires de 10 francs de l’heure.
COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI COMMUNISTE
Le comité fédéral de la Fédération liégeoise du Parti communiste réuni ce matin s’insurge et condamne la décision prise par la direction d’Arcelor Mittal de faire appel à un huissier permettant l’enlèvement et la délocalisation de pièces essentielles au maintien des hauts fourneaux et par conséquent d’une sidérurgie à chaud.
De telles pratiques condamneraient définitivement la sidérurgie liégeoise.
Le parti communiste appelle les travailleurs avec leurs organisations syndicales à faire barrage, sous quelques formes que ce soit, à de telles pratiques qui ouvrent la voie à une intervention de la justice dans les problèmes spécifiques aux conflits du travail.
En absence de réactions concrètes et après les beaux discours du premier mai, le gouvernement Di Rupo et son équipe ainsi que le gouvernement wallon porteront une lourde responsabilité quand à la fin de la sidérurgie intégrée.
Le Parti communiste soutiendra toutes mobilisations et actions des travailleurs.
Liège, le 3 mai 2013.
Camarades !... En ce jour de la fête des travailleurs..., avec ou sans-emploi, je vous adresse le salut de la Fédération liégeoise du Parti Communiste.
Camarades,... Si je devais énumérer toutes les injustices commises contre les travailleurs,
contre les femmes, contre les hommes, et même contre les enfants, ici et dans le monde...
Si je devais dénombrer les restructurations, délocalisations, fermetures et licenciements, ici et dans le monde...
Si je devais énumérer toutes les attaques contre nos droits et nos conquêtes sociales, ici et dans le monde...
Si je devais me faire l'écho de nos colères face au démaillage du tissu social et à la destruction de l'environnement, ici et dans le monde...
Mon discours serait déprimant et très ennuyeux. Et il serait long, très long, interminable et je serai encore là, le 1er mai de l'année prochaine et sans doute..., le 1er mai de l'année suivante !
Un projet pour l’acier wallon avant qu’il ne soit trop tard
Xavier Dupret et François D’Agostino
Avril 2013
Lorsqu’en octobre 2012, ArcelorMittal annonce la fermeture de la phase à chaud dans le bassin sidérurgique liégeois, l’heure est à l’émoi. Au bout de deux heures de réunion avec les responsables syndicaux, 360 ouvriers et 220 cadres sont licenciés. Cet épisode douloureux ne constitue que la partie visible du dossier. La phase à froid n’est vraisemblablement pas viable, à moyen voire court terme, sans la phase à chaud. Avec à la clé, la suppression d’une dizaine de milliers d’emplois directs et indirects dans la région de Liège.
Quelques mois auparavant, la direction de Carsid à Charleroi annonçait un plan social particulièrement dévastateur pour le tissu industriel wallon. 1.000 emplois y étaient supprimés. L'accord conclu prévoyait une fin de carrière (prépension) pour les travailleurs âgés de 52 ans en date du 28 mars 2012, date de l'annonce par Duferco de son intention de fermer le haut-fourneau de Carsid.