SNCB, la casse continue !

Le Bureau Politique du Parti Communiste de Belgique a pris acte de l’annonce de la SNCB de fermer 44 guichets dont le nombre est passé de 208 en 2007 pour atteindre 91 cette année en provoquant la perte de 77 emplois à temps plein. D’autre part, 37 autres guichets ne seront plus ouverts qu’aux moments les plus denses de la journée.

Le BP considère que la baisse de la fréquentation des gares due à la situation sanitaire actuelle ne peut être un prétexte pour de nouvelles réductions du nombre de guichets dont il rappelle que les préposés contribuent à renseigner et aider les usagers tout en assurant un contrôle social dans les gares.

Le BP regrette que les déclarations du Ministre écolo Gilkinet, « en faveur du développement des transports en commun et plus particulièrement des chemins de fer », soient contredites par la dernière décision de la SNCB qui frappe particulièrement les régions rurales de Wallonie dont 15 villes de 10000 habitants ne sont plus raccordées au réseau.

Le BP rappelle que cette nouvelle attaque s’inscrit dans l’offensive libérale contre les services publics et particulièrement la SNCB dont l’effectif est passé de près de 70000 agents en 1980 à moins de 35000 actuellement. Cette attaque contre la SNCB a déjà entraîné la disparition de 240 gares et la transformation de dizaines d’autres en PANG (Point d’arrêt non géré) dépourvus de personnel, dont les bâtiments abandonnés deviennent de véritables coupe-gorges inaccessibles pour les handicapés ou les plus âgés. 

Le BP soutient les cheminots et leurs organisations dans leurs luttes pour défendre leur emploi et la SNCB en tant que service et patrimoine public.

Le BP du PCB

Le 10 février 2021 

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COVID 19 : L'AUTRE MUTATION

L'actualité de la crise sanitaire est dominée par la parution de nouvelles variantes, (anglaise, sud-africaine, brésilienne et autres..),  du COVID 19  impliquant des mutations qui risquent de compromettre l'efficacité des vaccins. Mais une autre mutation, non moins importante, semble en gestation dans le cadre de cette crise. En effet, d'importants indices semblent annoncer de sérieux changements dans la composition -et direction- du système capitaliste mondial.

Nous constatons d'un côté des faillites, menaces de faillites ou pertes gigantesques et en cascade de grosses entreprises, souvent centenaires et ce dans les secteurs les plus divers. La Société Générale, Commerzbank, Deutsche Bank, Santander, pour le secteur financier;  Exxon, British Petroleum, Chevron, Shell, Total, pour l'énergie; Lufthansa, Airbus, British Airways, Boeing, SNCB, pour le transport; Thyssenkrupp, Renault, Fiat-Chrysler, Siemens, Danone, Adidas.., pour l'industrie.

De l'autre, une poignée d'entreprises phares du nouveau capitalisme de plateforme, tels les GAFAM (Microsoft, Google, Amazon, Tesla, SpaceX...) récoltent des bénéfices gigantesques. Performances similaires aussi dans l'industrie de l'armement (General Dynamics, Raytheon, Northrop Grumman, Lagardère, Lockheed Martin.. ) et les grands de la pharmacie industrielle, (Pfizer, GlaxoSmithKline, Moderna, Johnson 1 Johnson, et BioNTech) qui s’inscrivent dans un processus significatif de rapprochement entre ces 'gagnants'. Ne s’agit-il pas de l’Annonce d'un Complexe militaro-pharma-numérique comme nouveau Conseil d'Administration de la mondialisation au XXI siècle où les gestions gouvernementales seront, elles aussi, ubérisées?

Derrière ses ententes avec les plateformes du web dont florès avec Google en tête le secteur pharmaceutique a conclu des contrats avec GlaxoSmithKline; Sanofi, Novartis pour les traitements de diverses maladies cherchant d'associer la technologie numérique et la recherche médicale. De son côté le groupe Dassault, par ailleurs fabricant de l'avion de chasse Rafale est devenu, via sa marque Biovia, le numéro 1 mondial, dans la recherche, entre autres, des comportements biologiques et la thérapeutique intégrée.

Mais c’est dans le secteur de la défense qui  implique  la puissance publique que les rapprochements sont plus étendus et engageants. Ils étaient déjà perceptibles en 2013, lorsque moyennant un contrat de plus de 600 millions de USD, Amazon devenait principal fournisseur de services cloud computing (systèmes informatiques d'archivage et gestion de données en externe) pour la CIA et 16 autres agences de la dite "communauté du renseignement". Puis, en octobre 2019,  le Pentagone attribue à Microsoft un contrat décennal de 10 milliards de dollars visant la création d'un cloud global, incluant la totalité des branches des forces armées, pour gérer la documentation sur la recherche des nouvelles technologies associées à l'essor de l'intelligence artificielle. De son côté, voyant plus large et plus loin, en  novembre 2020, la CIA concluait un contrat "pour quelques dizaines de milliards de dollars" (le montant exact n'a pas été communiqué) pour les mêmes services mais cette fois avec l'ensemble des géants du web et en les mettant en concurrence.

Une idée du degré de proximité de ces partenariats est illustrée par le récent recrutement du général Keith Alexander pour faire partie du Conseil d'Administration d'Amazon. Chef des services de sécurité de l'armée lors des attentats du 11 septembre et vu sa remarquable performance d’alors, il fut recruté par la NSA pour optimiser les systèmes d'écoute des communications en concertation, déjà, avec les GAFA. C'est lui qu'Edward Snowden avait dénoncé comme le mentor du gigantesque système d'espionnage de la NSA. Aujourd'hui, conscient des énormes potentialités de l'intelligence artificielle dont les GAFAM sont devenus les maitres incontestés, Keit Alexander a la tâche de faire d'elles un instrument géopolitique de premier ordre dont,  sur lequel Joe Biden pourra compter. Vue le CV de ce dernier et la composition de son équipe, gageons qu'Alexander sera bien entouré.

La candidate aux élections présidentielles Elizabeth Warren avait, comme point majeur de son programme, le démantèlement des GAFAM. Chris Hughes, fondateur avec Mark Zuckerberg de Facebook partageait cette demande, déçu de voir ce que FB était devenu. Bien entendu, le Pentagone ne le permettra jamais. Pour le savoir (et prendre note) écoutons Larry  Page un des fondateurs de Google, expliquant au Financial Times que les GAFAM  "...ont vocation à remplacer les dirigeants politiques puisqu'elles comprennent mieux les enjeux du futur que les politiciens".

Vladimir Caller, le 28 février 2021

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Ce vendredi soutenons la journée d’action du front commun syndical.

Le Bureau Politique  du Parti Communiste de Belgique soutient les revendications du front commun syndical de porter le salaire minimum à 14 euros de l'heure ou 2.300 euros par mois, et d’améliorer les régimes de fin de carrière.

Il considère que la proposition patronale d’augmenter les salaires de 0,04% est parfaitement ridicule face à la hausse du coût de la vie aggravée par la crise sanitaire et la faible incidence de l’index sur les bas revenus.

Le BP lance un vibrant appel à tous les travailleurs pour participer massivement à la journée d’action syndicale organisée ce vendredi 12 février dans les entreprises.

Jeudi 11 février 2021

Le BP du PCB

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Solidarité avec les travailleurs de FEDEX

Le Bureau Politique du Parti Communiste de Belgique exprime son soutien aux travailleurs de l’aéroport de Bierset dont 671 sont licenciés par la multinationale américaine FEDEX malgré une année 2020 record dans le secteur de la logistique. Cette décision menace également l’avenir des 861 agents restants et des travailleurs des sous-traitants de FEDEX.

Le BP rappelle que ces licenciements ne sont pas une conséquence du BREXIT comme le prétend la direction. Ils font suite au  plan de réorganisation stratégique décidé antérieurement par FEDEX après son rachat de TNT en 2016 dans le but de réaliser son objectif ambitieux de relier le plus grand réseau express aérien du monde au réseau routier européen. Il rappelle qu’au-delà de Bierset ce plan aura un impact négatif pour l’emploi de 6000 autres agents de FEDEX en Europe.

Le BP considère ce licenciement massif comme une nouvelle preuve du mépris d’une multinationale largement bénéficiaire pour ses travailleurs qui se sont particulièrement investis en travaillant jour et nuit pour assurer le transport et la distribution des produits médicaux au plus fort de la pandémie, tout en contribuant à la notoriété du site de Bierset considéré comme « le meilleur aéroport de fret du monde ».

Le BP s’associe entièrement à la FGTB wallonne qui dénonce une nouvelle fois la destruction de l’emploi par des entreprises bénéficiaires qui profitent d’aides publiques non conditionnées, et soutiendra les travailleurs de FEDEX dans leurs actions.

Le 11 février 2021

Le BP du PCB

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Hommage à Patrice Lumumba et au peuple congolais : Discours du Secrétaire politique

Mesdames, Messieurs, cher(e)s ami(e)s, cher(e)s Camarades,

Le 30 juin 2020, à l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance du Congo, notre souverain exprimait ses fades « profonds regrets » à propos de la tragédie coloniale. Il s’est bien gardé d’évoquer le sabotage de l’indépendance du Congo par la Belgique, dont le premier acte fut l’assassinat de Patrice Emery Lumumba et de ses partisans Maurice Mpolo et Joseph Okito, le 17 janvier 1961 en présence de militaires belges. Il s'est bien gardé également d'évoquer la complicité des amis de son oncle Baudouin, la Société Générale et l'Union minière belge, bénéficiaires directs de ces crimes.

Ces crimes odieux allaient ouvrir la voie à la longue dictature de Mobutu, marquée par la persistance de la soumission du Congo aux intérêts du capitalisme belge et des impérialismes américain et anglais. Cette commémoration est l’occasion d’exprimer le point de vue de notre Parti et des forces de progrès sur cette page particulièrement sombre de notre histoire en rappelant la lourde responsabilité de l’état belge dans ce qui fut un véritable crime d’état.

Nous rappelons qu’il y a presque cinq mois, nous avons commémoré l’assassinat de Julien Lahaut, éminente personnalité du mouvement ouvrier, qui fut assassiné le 18 août 1950 par les mêmes commanditaires parce que, comme Lumumba, il avait commis le crime de défendre son peuple, sa classe, contre le capitalisme. Julien Lahaut était né en 1884 dans la Belgique de Léopold II, le roi bâtisseur qui méprisait le peuple qu’il qualifiait de petite gens, lesquels étaient férocement exploités en vivant littéralement pour travailler. Pour ces raisons, le Parti Communiste considère que, comme Lahaut, Patrice Lumumba est mort dans un même combat contre le capitalisme, au champ d’honneur de la lutte des classes, et non dans une « guerre des races ».

Dans l’état indépendant du Congo qui fut sa propriété personnelle de 1885 à 1908, le roi civilisateur Léopold II traitait le peuple congolais non comme de petites gens mais comme des esclaves pour exploiter les richesses abondantes du Congo au profit de sa cassette personnelle et des sociétés privées concessionnaires. Dans le bilan de cette période, il est établi que le prix de l’exploitation brutale du Congo a causé une diminution de sa population au point que certains historiens désignent cette période comme un « holocauste oublié ».

A la mort de Léopold II roi bâtisseur et civilisateur, le Congo passe d’une propriété privée au statut de colonie de l’état belge. Le statut colonial maintiendra l’exploitation de la population congolaise en la soumettant à un véritable régime d’apartheid ou le congolais est considéré comme un être inférieur, caricaturé par Hergé dans « Tintin au Congo ». C’est dans ce Congo colonial où toute velléité d’opposition est férocement réprimée par la force publique, que Patrice Lumumba voit le jour en 1925. Elève doué, il ne se satisfait pas de l’éducation rudimentaire prodiguée par les missions religieuses destinées à maintenir les congolais dans des rôles subalternes. Véritable autodidacte, il se plonge dans l’étude de l’histoire pour développer ses capacités qui lui permettront de devenir journaliste et d’acquérir sa carte d’immatriculé que l’administration coloniale réserve à 200 congolais dit « évolués » sur une population de 13 millions.

Cette ascension et ce statut privilégié, n’empêchera pas Lumumba de développer son esprit critique et une conscience politique acérée qui le mènera tout naturellement à défendre son peuple et qui scellera son destin tragique que nous commémorons aujourd’hui.

Le Parti Communiste de Belgique rappelle ses exigences légitimes de faire toute la lumière sur l’assassinat de Lumumba, de restituer ses restes à sa famille et d’aborder sans délai la question des dommages dus au peuple congolais par le pillage de ses richesses auxquelles nous devons en partie notre profusion.

Vive le souvenir et l'exemple de Patrice Lumumba !

Vive les luttes des peuples contre l'impérialisme !

Marc Denonville

Bruxelles, Square Patrice Lumumba, le 17 janvier 2021

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Liberté sans conditions pour Julian Assange !

Communiqué du Parti communiste de Belgique :

La décision de la justice britannique, ce lundi 04 janvier, de ne pas extrader Julian Assange aux Etats-Unis peut être considérée comme une victoire sur le plan humanitaire car son extradition aurait été pratiquement une condamnation à vie dans les sombres geôles américaines. Mais elle n'est nullement rassurante quant à l'avenir du procès et ce danger vient d'être confirmé par la décision de ne pas le faire bénéficier d'une liberté conditionnelle pour qu'il puisse, enfin!, sortir de la prison de haute sécurité où il reste enfermé à Londres.

Menace confirmée par le fait que les quelque 132 pages de motivations présentées par la juge Vanessa Baraister ne font que valider tous les points avancés par l'accusation américaine, à savoir : l'accusation d'espionnage, de piratage, de mise en danger de vies. En ce sens, le refus motivé par les conditions d'incarcération existant aux Etats-Unis constitue une sollicitation à des promesses de conditions améliorées qui, dans la suite du procès, permettront cette fois son extradition. A noter enfin que Joe Biden, le nouveau président des Etats-Unis est, depuis toujours, le plus féroce procureur contre le courageux journaliste australien.

Notre lutte doit viser la libération sans conditions de ce journaliste victime de la répression du système. En le défendant, au-delà de sa personne, nous défendons notre droit à l'information.

Bruxelles, le 07 janvier 2021
Le Bureau Politique

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Hommage à Patrice Lumumba et au peuple congolais

Il y a 60 ans, le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba premier ministre élu par le peuple de la jeune République du Congo était lâchement assassiné avec ses partisans Maurice Mpolo et Joseph Okito en présence d'officiers belges.

Le 30 juin dernier, à l'occasion du soixantième anniversaire de l'indépendance du Congo, notre souverain exprimait de fades « profonds regrets » à propos de la tragédie coloniale. Il se gardait bien d'évoquer le sabotage de l'indépendance par la Belgique dont le premier acte fut l'assassinat de Patrice Lumumba et de ses partisans qui allait ouvrir la voie à la longue dictature de Mobutu, marquée par la persistance de l'inféodation du Congo aux intérêts du capitalisme belge et de l'impérialisme américain. Cette commémoration est l'occasion d'exprimer le point de vue du Parti et des forces de progrès sur cette page particulièrement sombre de notre histoire en rappelant la lourde responsabilité de l'Etat belge dans ce qui fut un véritable crime d'Etat.

Le Parti Communiste de Belgique rappelle ses exigences légitimes de faire toute la lumière sur l'assassinat de Lumumba, de restituer ses restes à sa famille et d'aborder sans délai la question des dommages dus au peuple congolais en raison du pillage de ses richesses.

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