POUR UNE SORTIE DÉMOCRATIQUE ET RADICALEMENT PROGRESSISTE DE LA CRISE SANITAIRE

Notre pays et le monde entier sont face à une menace de proportions inédites avec la présence et la propagation exponentielle du coronavirus. Il ne nous semble pas exagéré de dire que les conséquences sur le plan humanitaire, social, économique et politique de cette crise risquent d'être encore plus importantes que celles de la crise de 1929; avec la circonstance aggravante que la dimension de celle-ci est planétaire et touche à la santé des humains.

Ces sombres perspectives ne sont pas uniquement dues à la nature du virus; elles résultent aussi de la gestion irresponsable du problème par des gouvernements qui ont privilégié le sauvetage des profits du secteur privé de l'économie au détriment d'une santé publique en déshérence. Et ce, à la différence de ce qui a été mis en œuvre en Chine par exemple, et qui a permis d'obtenir des résultats encourageants.

Face aux risques déjà présents et ceux, à venir, nous estimons qu'une série de mesures radicales et de nature à renforcer la capacité d'intervention de l'État, s'imposent. La première, comme le  propose le Parti du Travail de Belgique, consiste à limiter l'activité économique du pays aux seuls secteurs indispensables aux besoins de la population ou directement impliqués dans la lutte contre l'épidémie, un arrêt des secteurs non prioritaires qui doit se faire sans porter préjudice à la rémunération de ceux qui seront ainsi mis au chômage. Il nous semble en effet pour le moins indécent de faire courir des risques au personnel au seul bénéfice des entreprises. Les travailleurs indispensables à la satisfaction des besoins vitaux de la population, et notamment les éboueurs, personnel des prisons, des transports en commun, des routiers, des magasins d'alimentation etc., doivent bénéficier de moyens de protection et de primes de risque vis-à-vis d'une maladie qui doit être reconnue comme professionnelle.

Par ailleurs la progression rapide du nombre de malades et de personnes contaminées risque de provoquer la saturation des lits du système hospitalier du pays. Pour affronter ce problème, l'État devra réquisitionner sans tarder des hôtels de manière à accueillir les patients et le personnel médical. Ces hôtels devraient aussi servir à accueillir les personnes sans domicile fixe. Réquisition d'autant plus viable que le flux de tourisme est en chute libre.

Le financement de ces mesures, et d'autres relatives au renforcement des capacités médicales doit se faire via une taxation rigoureuse des bénéfices des grandes entreprises, notamment pharmaceutiques et du secteur bancaire. Lors de la crise de 2008, nos gouvernements se sont arrangés pour que le budget du secteur public, c’est-à-dire l'argent des contribuables serve  à sauver les banques victimes de leurs propres manœuvres spéculatives. Aujourd'hui ce sont ces banques qui devront contribuer à faire face à la crise.

Toujours dans le même propos et sur le plan européen, notre pays doit s'engager pour la mise en œuvre rapide et exemplaire de la taxe Tobin et pour l'abandon des mesures d'austérité imposées par l'Union Européenne dont la volonté est de servir les seuls intérêts du patronat et de la finance internationale. Des multinationales qui, comme Amazon, profitent de la crise devront être sérieusement mises à contribution.

Au niveau international, il nous semble urgent de faire appel à l’expérience et aux compétences scientifiques de la Chine et de Cuba. La Chine a, comme cela a d'ailleurs été généralisé dans d'autres pays d'Asie, pratiqué des tests de façon large. Le pays de Fidel a participé avec son antiviral "Interféron Alfa 2B" à la campagne de traitement mise en œuvre en Chine qui a aussi utilisé la chloroquine si controversée en Europe. Par ailleurs, nous devons exiger la fin des scandaleuses sanctions qui punissent les populations du Venezuela, de Cuba et de Syrie coupables d'insoumission.

Cette crise doit être aussi l'occasion d'une mobilisation des ressources populaires dans le cadre du confinement. La pénurie de masques par exemple peut être affrontée avec une double stratégie: d'un côté imposer au secteur textile de reconvertir son système de production pour en manufacturer et de l'autre de faire appel, moyennant un effort d'organisation et d'assistance technique qualifiée, aux couturiers pour qu'ils participent à  leur fabrication.

Dans le même esprit, on pourrait favoriser l'emploi pour faire face à une menace majeure qui vise nos populations. On nous recommande d'éviter de fréquenter des gens tout en nous obligeant de les côtoyer dans les supermarchés et dans les pharmacies. On devrait exiger de l'ensemble des enseignes de grandes surfaces de mettre en marche le système de livraison de commandes y compris dans leurs succursales de quartier. Quant aux pharmacies, endroits doublement vulnérables par le nombre de ses visiteurs et leurs éventuels problèmes de santé, elles devraient aussi favoriser les système de commandes par internet et, lorsque c'est possible, assurer leur livraison. Le cas échéant, le système pratiqué lorsqu'elles sont de garde devrait être généralisé. Enfin tout doit être fait pour éviter au maximum l'usage de la monnaie fiduciaire; l'annulation des taxes sur l'usage du paiement par carte pourrait contribuer à cet effort.

Toutes ces suggestions et mesures ont non seulement un caractère pragmatique et/ou technique. Elles ont surtout un contenu politique. Certes nous vivons une agression de nature biologique, mais elle a lieu dans le cadre d'un système social et politique lui-même agressif contre les intérêts populaires au seul profit des grandes entreprises, plus exactement de leurs actionnaires. Ce système, dirigé par des politiciens plus motivés pour casser les services publics et dépenser des milliards pour le bénéfice des industries militaires américaines et pour les aventures guerrières de l'OTAN que de les investir dans des programmes de santé, doit être combattu sans réserve. Cette crise peut ainsi être l'occasion d'en prendre conscience et d'agir en conséquence.

Bruxelles le 22.03.2020

Pour le Bureau Politique du PCB
Jean Fagard, porte-parole
Vladimir Caller, responsable des questions internationales

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Manifestation contre le centre fermé de Jumet

Ce samedi 26 octobre, le collectif Charleroi Solidarité Migrant.e.s appelait à une deuxième manifestation contre le projet de Centre fermé pour étrangers à Jumet. Une délégation de la fédération de Charleroi du Parti Communiste de Belgique a rejoint la centaine de manifestants. Le Parti Communiste de Belgique continuera à s'opposer à tous les centres fermés, ces prisons qui enferment des gens dont le seul crime est de ne pas avoir les bons papiers, ces prisons qui cherchent à diviser les travailleurs.

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Solidarité avec le peuple chilien en lutte

Rassemblement ce lundi 21 octobre place du marché à Liège à l'appel des camarades chiliens en soutien à la lutte du peuple chilien contre les inégalités sociales, contre l´État d'urgence et le couvre-feu imposés par le gouvernement Piñera, pour une assemblée constituante pour remplacer la Constitution issue du régime fasciste de Pinochet. Les Chiliens ne veulent pas revivre le passé!

Une délégation du Parti Communiste de Belgique était présente en solidarité

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Des organisations chiliennes, belges et latino-américaines appellent à la solidarité avec le peuple chilien / Chileense, Belgische en Latijns-Amerikaanse organisaties roepen op tot solidariteit met het Chileense volk

Des organisations chiliennes, belges et latino-américaines appellent à la solidarité avec le peuple chilien

Au Chili, les forces de l'ordre qui devraient protéger le peuple chilien, font le contraire en l’opprimant.
La repression a déjà atteint un point culminant.
Selon diverses organisations de défense des droits de l’Homme, on compte déjà des dizaines de morts, plus d'une centaine de disparus, et des milliers d’incarcérations et de cas de torture. L’Institut Chilien des Droits de l’Homme, une organisation pourtant de droit public, vient de dénoncer la présence d’un centre torture dans un tunnel du Métro. Et on ne compte plus les vidéos où l’on voit des militaires renverser des passants, maltraiter des journalistes et photographes, tabasser des enfants, des personnes âgées et des femmes. En plus de toutes les armes de repression utilisées par les forces de l'ordre (grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc tirées directement au corps des manifestants), des tirs à balles réelles ont aussi été dénoncés. De son côté, l’ordre des medecins dénonce plusieurs cas d’éclatement oculaire.

Depuis le 19 octobre, on dénombre des disparitions inquiétants des leaders des mouvements estudiantins, écologiques, pour la paix et pour la démocratie, violemment enlevés de leurs maisons.

La répression de l’époque de la dictature refait surface.

Le président Piñera a déclaré qu’il est en guerre. Contre qui ?... Contre le peuple chilien désarmé qui subit depuis des décennies les politiques d’un système néo-libéral extrême où non seulement les soins de santé, l’éducation mais aussi les retraite ont été privatisés, y compris l’accès à l’eau.
Nous demandons la démission de Piñera. Ses décisions vont à l’encontre de la paix qu’un chef d'Etat est censé maintenir. Elles sont aussi contraires au respect des droits de l’Homme que tout Etat doit garantir ; la confiance qu’une partie de la population avait encore en lui n'est plus.

Nous demandons également la fin de l’état d’urgence, véritable état de siège de facto, et illégal, selon les constitutionnalistes, de même que du couvre-feu, contraires à toute démocratie. Les militaires doivent retourner à leurs casernes et l’état de droit doit être restitué afin de créer les conditions nécessaires pour l’instauration d’un dialogue constructif et faisant écho aux demandes populaires qui émanent d’un mécontentement social généralisé après 30 ans de néolibéralisme pur et dur. Modèle économique et institutionnel légitimé par la Constitution rédigée à l'époque de la dictature et toujours en vigueur au Chili. C’est pourquoi, nous plaidons pour une nouvelle Constitution via la mise en place d’une Assemblée Constituante qui devrait ouvrir la voie aux transformations structurelles que le peuple demande.

Nous nous réjouissons de l’unification des mouvements sociaux et de la création de la plateforme d'«unité sociale» qui regroupe la plupart des organisations qui pendant des années ont manifestées en vain pour la gratuité de l'enseignement, les soins de santé et de l’accès à une pension digne. L'heure est venue, qu’ils soient entendus.

- Amigos de Cuba
- Arlac
- Benjamin Caro, escritor chileno
- Centre Culturel Chili
- Centre Salvador Allende
- Colectivo Asamblea Constituyente Chile en Bélgica
- Comabe
- Comité Surveillance OTAN
- Communauté chilienne de Liège
- Cubanismo
- Coordinadora Latinoamericana de Solidaridad en Bélgica
- Daniela Feijoo, escritora argentina
-,Feijoocaro art & culture
- Intal
- Jean Flinker - Attac Bruxelles 1
- Jorge Magasich - Historien
- Karina Francis- Conseiller COSOC pour Europe
- Maite Mola-Vicepresidenta Partido de Izquierda Europea
- Nathalie Coulon - Antropologue

- Parti du Travail de Belgique (PTB - PvdA)

- Parti Communiste de Belgique - Communistische Partij van België (PCB-PCB)
- Red Europea de Asociaciones chilenas por los Derechos Cívicos y Políticos
- Ronnie Ramirez - Cinéaste
- 2e et 3e Génération des exilés chiliens de Liège.
- Parti Socialiste de Lutte - Linkse Socialistische Partij
- Salvador Allende Komitee Antwerpen (SAK)

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Chile en estado de emergencia.
Organizaciones chilenas, latinoamericanas y belgas llaman a la solidaridad con el pueblo chileno.

En Chile, la policía en vez de proteger al pueblo hace lo contrario.
La represión ha alcanzado un punto culminante. Según diferentes organizaciones de derechos humanos, se cuentan decenas de muertos, más de un centenar de desaparecidos y miles de encarcelamientos y casos de tortura. El Instituto Chileno de Derechos Humanos, organización de derecho público, viene de denunciar la presencia de un centro de tortura en un túnel del metro. Y son incontables los videos donde vemos a los militares atropellar a los transeúntes y maltratar a periodistas gráficos, golpear a niños, ancianos y mujeres, lanzar bombas lacrimógenas y balas de caucho directamente al cuerpo de los manifestantes. Tiros de balas reales han sido también denunciados. Por su lado, el colegio médico ha denunciado varios casos de estalllido ocular.

También recibimos mensajes inquietantes de que los militares ya han ido a buscar las cabezas visibles de los estudiantes, movimientos ecológicos por la paz o la democracia.
Desde el sábado 19, no se tiene noticias de personas secuestradas violentamente desde sus hogares.

La represión de la época de la dictadura resurgió.

Piñera dice que está en guerra. ¿Contra quién? Contra los chilenos desarmados que han estado sufriendo durante décadas las políticas de un sistema neoliberal salvaje donde se privatiza el acceso a la atención médica, la educación y la jubilación. Así como el acceso al agua entre otros.
Piñera debería renunciar. La confianza que una parte de la población todavía tenía en él se rompió en pedazos después de tomar decisiones que van en contra de la paz que se supone que él debiera salvaguardar y los derechos humanos que debiera respetar.

Pedimos el fin del estado de emergencia y el toque de queda. Se trata de un estado de sitio de hecho, ilegal según los constitucionalistas y contrarios a toda democracia. Los militares deben regresar a sus cuarteles y se debe restablecer el estado de derecho para crear las condiciones necesarias para el establecimiento de un diálogo constructivo favorable a las reivindicaciones del movimiento social.

Este despertar de Chile, tiene que ver con un descontento social generalizado y acumulado después de 30 años de neoliberalismo puro y duro. Modelo económico e institucional legitimado en la Constitución heredada de la dictadura y aún vigente en Chile. Por esta razón, apoyamos el reclamo de una nueva Constitución para Chile mediante la celebración de una Asamblea Constituyente.

Saludamos los pasos de unidad que han dado las organizaciones sociales y la mesa de "unidad social" que reagrupa la mayoría de las organizaciones que durante años manifestaron en vano y que hoy debieran ser escuchadas.

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Chileense, Belgische en Latijns-Amerikaanse organisaties roepen op tot solidariteit met het Chileense volk...

In Chili doen de politiediensten die de Chileense bevolking zouden moeten beschermen het tegenovergestelde door hen te onderdrukken.
De repressie heeft al een hoogtepunt bereikt. Volgens verschillende mensenrechtenorganisaties zijn er al tientallen doden, meer dan honderd vermisten en duizenden aanhoudingen en martelingen. Het Chileense Instituut voor de Rechten van de Mens, een publiekrechtelijke organisatie, heeft zojuist de aanwezigheid van een martelcentrum in een metrotunnel ontdekt. Talloze video's tonen militairen die voorbijgangers omverrijden, journalisten mishandelen, kinderen, ouderen en vrouwen in elkaar slaan. Naast alle repressieve wapens die door de politie worden gebruikt, werd ook aangifte gedaan van levende munitie.

Er zijn ook verontrustende verdwijningen van leiders van studenten-, milieu-, vredes- en democratiebewegingen, die op zaterdag 19 oktober met geweld uit hun huizen werden ontvoerd.

De onderdrukking van de dictatuur herhaalt zich.

President Piñera heeft verklaard dat hij in oorlog is. Tegen wie? Tegen de ongewapende Chilenen, die al tientallen jaren lijden onder het beleid van een extreem neoliberaal systeem waarin niet alleen de gezondheidszorg, het onderwijs, maar ook de pensioenen en het water geprivatiseerd zijn.

We vragen om Piñera's ontslag. Zijn beslissingen staan haaks op de vrede die een staatshoofd geacht wordt te handhaven en zijn in strijd met de mensenrechten die elke staat moet respecteren; het vertrouwen dat een deel van de bevolking nog steeds in hem had, is er niet meer.

Wij eisen ook dat er een einde komt aan de noodtoestand, een echte belegeringstoestand, die volgens constitutionalisten illegaal is, en aan de avondklok, die in strijd is met elke democratie. De rechtsstaat moet worden hersteld om de noodzakelijke voorwaarden te scheppen voor een constructieve dialoog die beantwoordt aan de eisen van de bevolking, die voortkomen uit de wijdverbreide maatschappelijke onvrede na dertig jaar van puur en hard neoliberalisme. Een economisch en institutioneel model gelegitimeerd door de grondwet die tijdens de dictatuur is opgesteld en nog steeds van kracht is. Daarom pleiten wij voor een nieuwe Grondwet door de oprichting van een grondwetgevende vergadering die de weg moet vrijmaken voor de structurele veranderingen die de bevolking verlangt.

Wij verwelkomen de eenwording van sociale bewegingen en de oprichting van het Platform "Nationale Eenheid", waarin de meeste organisaties zijn verenigd die jarenlang tevergeefs hebben gedemonstreerd voor gratis onderwijs, gezondheidszorg en toegang tot een behoorlijk pensioen. Het is tijd dat ze gehoord worden.

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Fête de Liberté Hebdo 2019

Depuis plusieurs années, nous avons développé de fortes relations avec la section de Roubaix du Parti Communiste français qui nous invite de manière fraternelle à sa traditionnelle fête de l'hebdomadaire "Liberté Hebdo". Cette année, c'est une délégation de la Fédération de Charleroi du PCB qui s'est rendue dans la salle Richard Lejeune pour présenter notre parti, le texte de son congrès et son organe, le Drapeau Rouge. Ce genre de rencontre internationale, pour échanger, discuter d'actions communes, est devenu encore davantage une nécessité depuis le vote infâme du parlement européen qui assimile fascisme et communisme.

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