Liberté sans conditions pour Julian Assange !

Communiqué du Parti communiste de Belgique :

La décision de la justice britannique, ce lundi 04 janvier, de ne pas extrader Julian Assange aux Etats-Unis peut être considérée comme une victoire sur le plan humanitaire car son extradition aurait été pratiquement une condamnation à vie dans les sombres geôles américaines. Mais elle n'est nullement rassurante quant à l'avenir du procès et ce danger vient d'être confirmé par la décision de ne pas le faire bénéficier d'une liberté conditionnelle pour qu'il puisse, enfin!, sortir de la prison de haute sécurité où il reste enfermé à Londres.

Menace confirmée par le fait que les quelque 132 pages de motivations présentées par la juge Vanessa Baraister ne font que valider tous les points avancés par l'accusation américaine, à savoir : l'accusation d'espionnage, de piratage, de mise en danger de vies. En ce sens, le refus motivé par les conditions d'incarcération existant aux Etats-Unis constitue une sollicitation à des promesses de conditions améliorées qui, dans la suite du procès, permettront cette fois son extradition. A noter enfin que Joe Biden, le nouveau président des Etats-Unis est, depuis toujours, le plus féroce procureur contre le courageux journaliste australien.

Notre lutte doit viser la libération sans conditions de ce journaliste victime de la répression du système. En le défendant, au-delà de sa personne, nous défendons notre droit à l'information.

Bruxelles, le 07 janvier 2021
Le Bureau Politique

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Comité Free Assange Belgium et Belgium4Assange

Le lundi 4 janvier prochain, la juge britannique Vanessa Baraitser fera part de sa décision concernant la demande d'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. Il appartiendra alors au gouvernement britannique de confirmer ou non cette décision.

En 2006, Julian Assange a fondé WikiLeaks, un site internet dont l’objectif essentiel est de publier des documents, pour partie confidentiels, émanant soit de ses investigations propres, soit de lanceurs d’alerte, tout en protégeant ses sources. Depuis sa création, WikiLeaks a publié des millions de documents, jamais démentis, relatifs à des scandales de corruption, de fraude fiscale, d’espionnage et de violation des droits humains concernant des dizaines de pays.

Depuis 2010, à la suite de révélations accablantes de WikiLeaks sur la manière dont les États-Unis et leurs alliés ont mené des guerres en Afghanistan et en Irak, Julian Assange est poursuivi par le gouvernement des États-Unis. Dans ce but, ce dernier a réussi à obtenir le soutien actif de certains États alliés tels la Suède et le Royaume-Uni. Et le silence complice de beaucoup d’autres.

C’est ainsi que, de 2010 à 2019, il a été mis sous enquête préliminaire par la justice suédoise pour « agressions sexuelles ». Cette procédure a finalement été classée sans suite en novembre 2019, mais c’est sur base d’un mandat d’arrêt délivré par la justice suédoise que les autorités britanniques ont arrêté Julian Assange en 2010. En liberté sous caution de 2010 à 2012, il se réfugia finalement à l’ambassade d’Equateur pour échapper à l’extradition vers la Suède, dont il craignait qu’elle ne puisse être une étape vers son extradition aux États-Unis. Il y restera confiné jusqu’en avril 2019, moment où, sur ordre du président Lenin Moreno, les nouvelles autorités équatoriennes livreront Assange à la police britannique. Aujourd’hui, toujours sous le coup d’une demande d’extradition émanant du gouvernement des États-Unis qui l’accuse d’espionnage et de conspiration, cela fait dix ans que cet éditeur et journaliste, primé à de multiples reprises, est persécuté et empêché de quitter Londres. Une situation qui a été qualifiée de détention arbitraire par l'ONU en 2016.

Depuis son arrestation en avril 2019, il est enfermé dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans la banlieue de Londres, dans des conditions dénoncées dès mai 2019 par Nils Melzer, rapporteur des Nations Unies sur la torture, comme relevant de la torture psychologique. Le 25 juin 2020, 216 médecins, provenant de 33 pays, ont publié une nouvelle lettre dans la revue médicale The Lancet pour dénoncer une « escalade dans les tactiques de torture psychologique» et le refus de la justice britannique d’accorder à Julian Assange une libération conditionnelle.

La décision du tribunal londonien, dont la procédure est entachée de notoires irrégularités, sera annoncée le 4 janvier prochain et pourrait être particulièrement lourde de conséquences. Car si elle donne raison aux autorités états-uniennes, le gouvernement britannique, auquel revient l'ultime décision risque d'ordonner effectivement l’extradition. Dans ce cas, si Julian Assange survit aux conditions de détention extrêmement dures qu’il devra subir dans une prison américaine en attendant son procès, inculpé pour « espionnage », il risque une condamnation jusqu’à 175 années de prison. Mais sa liberté et sa survie ne sont pas le seul enjeu de ce jugement.  Le droit pour les journalistes d’investigation de faire librement leur métier ainsi que le droit à l’information des citoyens, piliers d'une démocratie digne de ce nom, seraient eux aussi mortellement atteints.

Il se pourrait par ailleurs que quelle que soit la décision britannique, des procédures d'appel  soient lancées. Pendant la durée de ces procédures, nous n'avons pas la certitude qu'il soit libéré. Cela nous semble inacceptable et contre le respect des droits humains, sans compter que son état de santé déjà très défaillant risque de s'aggraver, mettant sa vie encore plus en danger.

Le Comité Free Assange Belgium et Belgium4Assange  appellent les citoyens soucieux de contrer les graves et inquiétantes dérives induites par cette situation dramatique, aussi scandaleuse qu'inédite, à se rassembler ce lundi 4 janvier 2021 à 17h, dans le respect des mesures sanitaires, en face de l’ambassade du Royaume-Uni, 10 avenue d’Auderghem à Bruxelles, pour exiger, une fois de plus, la libération immédiate de l’éditeur et journaliste Julian Assange.

Le  30 décembre 2020 

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Elections aux USA : blanc bonnet ou bonnet blanc ?

Le Bureau Politique du PCB (BP) a pris connaissance du résultat des élections présidentielles US qu’il considère comme un choix entre la peste et le choléra. Au service du grand capital, les médias tous puissants ont confronté sur leur ring le milliardaire républicain Donald Trump, xénophobe et climato-sceptique,  au brave Joe Biden, démocrate et humaniste.

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Appel du PC pakistanais

Le Parti communiste du Pakistan appelle tous les partis marxistes léninistes frères du monde à condamner fermement l'establishment pakistanais, en particulier les pratiques inhumaines de répression et de violation des droits de l'homme et des citoyens de l'establishment militaire au Pakistan. Le parti demande le soutenu pour mettre en lumière la situation et la menace qui pèsent sur la vie du camarade Ali Wazir, le seul membre marxiste élu du parlement pakistanais qui a été arrêté le 6 décembre 2020 à Peshawar et a été transféré dans la province du Sindh. sur des accusations fabriquées d'avoir parlé contre les institutions gouvernementales pakistanaises dans un discours public qu'il a prononcé auparavant à Karachi.

La vague actuelle d'enlèvements et d'arrestations de militants des droits de l'homme, de journalistes et de militants des nations opprimées qui s'élèvent contre les exploitations et l'égalité des droits des citoyens dans le pays est inquiétante et constitue une menace pour les droits fondamentaux de l'homme et des citoyens dans le pays. Il est à craindre que certains militants anti-establishment soient maintenant tués en captivité et qu'ils soient déclarés morts de causes naturelles comme le covid 19 ou d'une crise cardiaque.

Le parti communiste est préoccupé par l'humiliation subie par le camarade Ali Wazir, représentant élu du peuple, et par le traitement inhumain qui lui a été infligé au moment de son arrestation et le traitement spécial par les forces de l'ordre avec la menace de l'empoisonnement en prison.

Le Parti communiste pakistanais appelle tous les communistes frères et partis ouvriers à utiliser tous les moyens possibles pour enregistrer leur protestation contre les violations des droits de l'homme au Pakistan et en particulier à signaler leur consternation par le biais des missions pakistanaises face à l'arrestation du camarade Ali Wazir. Le parti appelle également les partis frères en Europe qui sont représentés au Parlement européen à faire pression sur les autorités pakistanaises pour qu'elles mettent fin à ces pratiques inhumaines dans le pays et respectent les droits humains et démocratiques des citoyens et libèrent immédiatement le camarade Ali Wazir.

Marc Denonville, le 28 décembre 2020

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LE PCB SALUE L'OUVERTURE DU PROCÈS DU PRÉSIDENT DU KOSOVO

Le Parti communiste de Belgique se réjouit de l'ouverture, ce 9 novembre 2020, du procès de Hashim Thaçi, président du Kosovo, et de plusieurs dirigeants du groupe terroriste de l'Armée de libération du Kosovo (ALK).

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