Soutien des pacifistes aux livraisons d'armes à l'Ukraine ?

Le dimanche 27 mars, se tenait une manifestation pour la paix en Ukraine, convoquée notamment par la CNAPD francophone, le mouvement flamand Vrede et les syndicats. Trois à quatre mille personnes ont défilé de la gare du Nord à la gare centrale de Bruxelles. Sur le podium des organisateurs plusieurs interventions pour la paix et pour l'accueil des réfugiés ont été prononcées.

Un des rares calicots dénonçant l'OTAN vus à la manif.

Si tout le monde a condamné, à raison, l'invasion russe de l'Ukraine, personne n'a évoqué la responsabilité fondamentale de l'OTAN dans le déclenchement de cette guerre.

Pourtant, l'OTAN et les États-Unis portent de lourdes responsabilités dans cette tragédie. Rappelons notamment l'extension de l'alliance atlantique jusqu'aux frontières de la Russie, le soutien au coup d’État de Maidan en 2014 ou l'encouragement au régime de Kiev à ne pas mettre en œuvre les accords de Minsk prévoyant la fédéralisation du pays et le respect de la minorité russophone.

Comble du comble, certains intervenants n'ont pas hésité à réclamer un « soutien militaire » aux forces armées ukrainiennes, partiellement composées de volontaires étrangers d'extrême droite et de milices néo-nazies.

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Beroep van Julian Assange verworpen

Op 14 maart heeft het Britse Hooggerechtshof het beroep van Julian Assange tegen zijn uitlevering aan de VS verworpen. In eerste aanleg had de rechter de uitlevering geweigerd op grond dat Assange gevaar liep zelfmoord te plegen wegens de draconische omstandigheden waaraan hij in Amerikaanse gevangenissen zou worden blootgesteld (supermax-gevangenis, opsluitingsregime vergelijkbaar met dat van terroristen, enz.) De VS gingen tegen deze beslissing in beroep, waarbij zij garanties voor een goede behandeling aanvoerden, en wonnen de zaak voor het Hof van Beroep – ondanks de weinig overtuigende aard van hun argumenten in het licht van eerdere ervaringen. "Te gemakkelijk om daar na de uitspraak mee te komen", zeiden de advocaten van Assange, die de zaak met verschillende argumenten voor het Hooggerechtshof hadden gebracht.

Het besluit van het Hooggerechtshof is niet echt een verrassing. Een hoogst bedenkelijk kenmerk van het Britse rechtssysteem is dat beroepen onderworpen zijn aan een vorm van "voorafgaande goedkeuring", en het Hof had slechts één van de door de verdediging aangevoerde gronden in overweging genomen, namelijk de vraag of de procesrechter de VS om garanties had moeten vragen over het gevangenisregime, dan wel of de VS deze garanties vrijwillig hadden moeten geven. Het Hooggerechtshof verwerpt Assange's verdedigingsargument. Het vonnis in eerste aanleg, waarbij uitlevering werd geweigerd, werd daarom vernietigd, en het is nu aan minister van Binnenlandse Zaken Priti Patel om een besluit te nemen over de uitlevering van Julian Assange. De post-Brexit houding van de regering Johnson ten opzichte van de VS, en de algemene repressieve houding van de minister, doen vermoeden dat zij voorstander zal zijn van uitlevering.

Maar in tegenstelling tot wat sommige media suggereren, is dit niet het einde van de procedure. Integendeel, men kan zelfs zeggen dat wij nu bij de kern van de zaak komen. De verdediging zal een eventueel uitleveringsbesluit van de minister nu aanvechten op basis van andere argumenten, die nog niet konden worden onderzocht - omdat de verdediging eerst wachtte op de uitkomst van de vraag naar de gezondheid van Assange in geval van uitlevering. In haar in april 2002 ingediende beroepschrift [1] had de verdediging duidelijk gemaakt dat indien de VS het uitleverings/gezondheidsargument zouden inwilligen, zij in beroep zou gaan op alle gronden die zij in eerste aanleg had aangevoerd en die de rechter had verworpen, namelijk de vrijheid van meningsuiting, de persvrijheid en de politieke aard van het uitleveringsverzoek van de VS.

Dit is het belangrijkste punt in deze uitleveringszaak. Het zou schrijnend en zelfs dramatisch zijn indien alle verdedigers van de persvrijheid, van de vrijheid om te informeren en geïnformeerd te worden, waaronder de media, verenigingen van journalisten en anderen, zich nu niet krachtig zouden uitspreken om deze uitlevering te voorkomen.

[1] zie https://www.tareqhaddad.com/wp-content/uploads/2021/08/2021.04.06-%E2%80%93-Assange-Extradition-Hearings-%E2%80%93Notice_of_Objection_and_Submissions_on_Approach_to_Appeal.pdf ), met name blz. 33 t/m 41

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UKRAINE : la face cachée des choses

 

A la rentrée 2017, le président Macron chargeait son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb de lancer un programme de collaboration entre les forces policières françaises et ukrainiennes. C’est ainsi que fut signé, fin novembre, un accord de collaboration entre le ministre français et son homologue ukrainien Arsen Avakov, visant le renforcement de la gendarmerie ukrainienne. Emmanuel Macron a participé pendant trois ans aux réunions autour du dossier ukrainien dans le cadre des accords de Minsk et connaissait donc bien la situation de détresse générale du pays, mais il fit néanmoins le curieux choix de privilégier le domaine sécuritaire de ce pays pour témoigner de l’aide française[i].

Monsieur Avakov n’était en rien un novice. Plusieurs fois millionnaire, recherché par Interpol pour de grosses affaires de corruption et de violences, il fut arrêté en Italie et a dû sa libération à son élection au parlement ukrainien, habilement combinée par ses affidés. Bien blanchi par la « révolution » de Maïdan, il fut immédiatement nommé ministre de l’intérieur et à ce titre, il décida d’attribuer aux mouvement néo-nazis Pravy Sektor et Azov la responsabilité de combattre les « ennemis de l’Ukraine », c’est-à-dire les organisations de gauche, syndicales, antifascistes[ii]. On peut supposer que les autorités françaises, très au courant de la situation ukrainienne, n’ignoraient pas avec qui ils engageaient la gendarmerie nationale et ce, d’autant plus que le quotidien Le Figaro avait publié, bien avant la signature de l’accord, un article intitulé « Un ancien néonazi est nommé à la tête de la police ukrainienne ». Le « nommé » était Vadim Troyan, un ancien commandant du bataillon Azov, dont nous parlerons plus loin. Nommé bien entendu par monsieur le ministre Avakov[iii].

 

 

Lire la suite sur le site du Drapeau Rouge

[i]      https://www.ukrinform.fr/rubric-polytics/2348929-la-garde-nationale-ukrainienne-echangera-son-experience-avec-la-gendarmerie-francaise.html

[ii]     https://www.rbc.ua/ukr/dossier/avakov-14092015 Pravy Sektor est un mouvement créé autour de la mémoire du chef de guerre Stépan Bandera qui combattit la résistance au service de l’armée allemande pendant la II Guerre Mondiale ; très actif également dans le massacre des populations juives.

[iii]    https://www.lefigaro.fr/international/2016/11/15/01003-20161115. Il s’agissait de Vadim Troyan, ancien commandant du bataillon Azov, dont nous parlerons plus loin.

 

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Rejet de l'appel de Julian Assange

Ce 14 mars, la Cour suprême britannique a rejeté l'appel de Julian Assange, qui contestait son extradition vers les Etats-Unis. En première instance, la magistrate avait refusé l’extradition au motif du danger qu’Assange se suicide, en raison des conditions drastiques auxquelles il serait soumis dans les prisons des Etats-Unis (prison supermax, régime d’incarcération semblable à celui des terroristes, etc). Les Etats-Unis avaient interjeté appel de cette décision, en présentant des garanties de bon traitement, et obtenu gain de cause devant la Cour d’appel – en dépit du caractère peu convaincant de leurs arguments au regard d’expériences antérieures. « Trop facile de venir avec ça après le jugement », avaient rétorqué les avocats d’Assange, qui avaient porté l’affaire devant la Cour suprême avec plusieurs arguments. 

La décision de la Cour suprême n’est pas vraiment une surprise. Une particularité - d’ailleurs très contestable – du système judiciaire britannique, est que les possibilités d’appel sont soumises à une forme d’« autorisation préalable » et la Cour n'avait autorisé l’examen que d’un seul des motifs exposés par la défense, sur la question de savoir si la juge de première instance aurait dû demander aux Etats-Unis des garanties sur le régime carcéral, ou si les Etats-Unis auraient dû les apporter spontanément. La Cour suprême rejette l’argument de la défense d’Assange.

Le jugement de première instance, qui refusait l’extradition, est donc réformé, et il appartient à présent à la ministre de l’Intérieur, Priti Patel, de décider de l’extradition de Julian Assange. La position du gouvernement de Boris Johnson à l’égard des USA dans un contexte post-brexit, et la position générale de cette ministre particulièrement répressive laissent penser qu’elle se prononcera en faveur de l’extradition.

Mais contrairement à ce que certains médias laissent entendre, ce n’est pas la fin de la procédure. Au contraire, on peut même dire qu’on arrive au cœur de cette affaire. Car la défense va maintenant contester une éventuelle décision d’extradition par la Ministre sur la base d’autres arguments, qui n’ont pas encore pu être examinés jusqu’ici – car la défense attendait d’abord l’issue de la question de la santé d’Assange en cas d’extradition. Dans sa note de contr’appel introduite en avril 2021 [1], elle avait en effet bien précisé qu’en cas de succès des USA sur l’argument extradition/santé, elle interjetterait appel sur tous les motifs qu’elle avait invoqués en première instance et que la magistrate avait rejetés, relatifs à la liberté d’expression, à la liberté de la presse, et au caractère politique de la demande américaine d’extradition.

Il s’agit de l’enjeu majeur de ce procès d’extradition. Il serait navrant et même dramatique que tous les défenseurs de la liberté de la presse, d’informer et d’être informés, y compris les médias, associations de journalistes et autres, ne s’expriment pas maintenant fortement pour empêcher cette extradition.

[1] cf https://www.tareqhaddad.com/wp-content/uploads/2021/08/2021.04.06-%E2%80%93-Assange-Extradition-Hearings-%E2%80%93Notice_of_Objection_and_Submissions_on_Approach_to_Appeal.pdf , plus particulièrement pages 33 à 41

Belgium4Assange - Comité Free.Assange.Belgium

 

 

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Est-ce que l'Allemagne recommence ?

Communiqué de presse du Deutsche Kommunistische Partei (DKP) : DKP droht kaltes Parteiverbot. En ligne : https://www.unsere-zeit.de/dkp-droht-kaltes-parteiverbot-157015/ö, traduit par nos soins :

Aux partis communistes et ouvriers

Chers Camarades !

Vous trouverez ci-dessous la déclaration du Président du Parti communiste allemand Patrik Köbele à propos de la communication du directeur des élections fédérales selon laquelle le DKP ne sera pas admis aux élections fédérales de septembre et son statut de parti politique lui sera retiré. Le prétexte invoqué est la présentation tardive de rapports financiers.

Notre parti s'opposera à ces tentatives d'interdiction indirecte des partis. Pour cela, nous avons besoin de votre solidarité. Nous demandons donc des déclarations de solidarité de la part des partis communistes et ouvriers. Au sujet de la déclaration du directeur du scrutin fédéral, le président du DKP Patrik Köbele a déclaré : « Ce qu'on essaie de faire ici, c'est purement et simplement une interdiction de parti. Nous, communistes, nous connaissons bien cela. En 1933, le Parti communiste fut interdit par les fascistes, en 1956 par la justice d'Adenauer. Il y a lieu de craindre que cela se fasse par des moyens bureaucratiques en 2021. Bien sûr, nous ferons tous appel. Nous sommes sûrs que cette tentative échouera. Le retrait du statut de parti serait une tentative de conduire notre parti à la ruine financière. Ceci est en rapport avec les divers scandales qui tentent de ruiner les organisations progressistes par la privation des droits civiques. Cette tentative rejoint la criminalisation et la diffamation croissantes des forces de gauche. Elle fait partie de l'instrumentalisation de la pandémie de corona pour réduire la démocratie et le bien-être social. Il ne s'agit pas seulement de l'élection des communistes, c'est pourquoi nous appelons toutes les forces démocratiques à s'opposer à cette tentative d'interdiction radicale du parti. »

Essen, le 8 juillet 2021

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