Discours du Secrétaire politique du PCB à l'occasion du 69e anniversaire de l'Assassinat de Julien Lahaut, président du PCB

 

Chères et chers camarades, chères amies, chers amis,

 

 

 

Nous voulons aujourd’hui rendre hommage à un homme chéri du peuple, un dirigeant de la classe ouvrière assassiné le 18 août 1950 par un réseau anticommuniste soutenu par les milieux financiers.

 

C’est le symbole du Parti qu’on assassinait. C’est ce que rappelait la plaquette offerte aux délégations étrangères au 10e Congrès du Parti moins d’un an après sa mort, du 23 au 26 Mars 1951. On y trouve de nombreuses photos des funérailles qui montrent la foule qui rend hommage à Julien Lahaut. C’était important dans le contexte de guerre froide et après les multiples attentats contre les dirigeants communistes à l’époque : Togliatti, Duclos, le Secrétaire général du Parti Communiste d’’Argentine et le Secrétaire général du PC japonais.

 

Mais on ne peut résumer Julien Lahaut à sa mort. Au contraire, nous devons rendre hommage au militant, à l’homme de conviction, de caractère et de combat. S’il est impossible de parler de toute sa vie en une seule intervention, il est de notre devoir de nous rappeler des pans de sa vie qui peuvent nous éclairer sur l’attitude à mener pour un communiste aujourd’hui.

 

Il a été condamné Une douzaine de fois entre 1921 et 1939 et la longueur de son casier judiciaire ne l’a pas empêché de continuer sa vie et ses actions militantes, étant même élu aux côtés de Eugène Beaufort et d’Alice Degeer-Adère alors qu’il était privé de droit de vote tout comme sa camarade d’Ougrée, le vote étant réservé aux personnes de sexe masculin.

 

On ne compte plus les arrestations de de cet homme qui n’hésitait pas à aller agiter, aller à la contradiction dans les meetings syndicaux, socialistes, à pousser à la poursuite de la grève comme en 32 où les ouvriers ont obtenu une augmentation d’1% alors qu’on leur annonçait une diminution de leur salaire de 5%. Julien Lahaut effectuait comme dirigeant son travail de militant révolutionnaire. Et c’est par la lutte qu’on obtient des victoires.

 

C’est même un procès politique qui a poussé Julien Lahaut au Parti alors qu’il n’avait avant que des sympathies pour le communisme, suite notamment à son aventure en Russie avec le régiment des auto-canons mitrailleuses pendant la 1e guerre mondiale.

 

En 1923, il est sur le banc des accusés avec les dirigeants du parti pour complot contre l’État : le Parti s’opposait simplement à l’occupation de la Ruhr.

 

C’est parce qu’il a vécu la justice de classe, la lutte des classes qu’il est venu au communisme.

 

Avant d’être au Parti, Julien Lahaut était un syndicaliste, passé de l’anarcho-syndicalisme au syndicalisme de classe. Il était à l’avant de la grève dès 1902 à 18 ans. Il crée un premier syndicat « relève-toi » dont le nom doit nous inspirer, avant de créer plus tard les Chevaliers du Travail qui seront affiliés à l’Internationale Syndicale rouge. Julien Lahaut participera même aux IIIe, Ive et Ve Congrès de la Profintern.

 

À l’opposé, la Fédération syndicale internationale, de tendance socialiste, exclut les communistes des syndicats, dans la motion Mertens. Alors qu’il y avait une forme de rapprochement entre syndicats c’est cette motion, qui visait entre autres Lahaut, que dénonça Célestin Demblon : contre la direction du POB, il rend sa carte et devient membre du PCB. Demblon approuvait la stratégie syndicale de Julien Lahaut qui avait été exclu du syndicat et du POB en 21.

 

Aujourd’hui, les menaces qui pèsent sur le syndicat doivent nous pousser à nous servir du geste posé par Francis Gomez en 2010 qui a réintégré à titre posthume Julien Lahaut comme membre des métallos.

 

La stratégie syndicale dont on parle et dont on doit se souvenir, c’est Lahaut qui mène la grève de 9 mois à Ougrée-Marihaye alors que les directions syndicales réformistes reculent. Il est trahi par les socio-démocrates et arrêté. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un syndicat de classe, combatif. Nous n’acceptons pas les décisions de la justice bourgeoise contre notre camarade Verlaeckt, nous n’acceptons pas l’impunité des patrons qui licencient les délégués à la veille des élections sociales. Nous pensons à notre camarade Vanhaelen. En juillet, les patrons des raffineries Tirlemontoises ont fait appel à la police pour nous empêcher de distribuer un tract aux travailleurs de l’entreprise.

 

Camarades, nous n’acceptons plus les constats. L’interdiction des piquets de grève, la poursuite des « meneurs » c’est ce qui nous attend si nous ne nous organisons pas rapidement.

 

Camarades, une réaction s’impose. Car ce n’était qu’un début. C’est l’existence même des organisations de masse de la classe ouvrière qui est en jeu. Nous ne pouvons accepter que les syndicats deviennent de simples appareils de perception de cotisations. Quel que soit le futur gouvernement, il sera au service du capital et cherchera à imposer aux syndicats et aux mutuelles la personnalité juridique. Mais pas que : toutes les actions de lutte seront criminalisées, comme avec les gilets jaunes.

 

Camarades, il n’est plus possible de continuer au sein de la CES, organe de collaboration de classe, dont le secrétaire général au dernier congrès a remercié le 21 mai dernier Juncker d’avoir sauvé l’Europe sociale.

 

Non, nous avons besoin d’un syndicat fort, affilié à la Fédération syndicale mondiale qui représente 97 millions de travailleurs dans 130 pays, comme les Chevaliers du Travail étaient affiliés à la Profintern.

 

 

 

Julien Lahaut, ce n’était pas que le meneur de grèves mais aussi le parlementaire qui déposait des lois comme celle d’amnistie pour toutes les infractions commises à l’occasion de grèves. Ce sont des propositions de lois pour le cadastre des fortunes, la nationalisation de la banque nationale qui a toujours un statut de droit privé, ou encore le maintien des prix agricoles en 49. Le parallèle avec aujourd’hui est encore utile alors que les quotas laitiers et sucriers ont supprimé par la Commission Européenne pour augmenter la production et renforcer les monopoles.

 

Camarades, il est nécessaire aujourd’hui de mobiliser et lutter contre les accords de libre-échange dont le dernier en date avec le Mercosur, tout en refusant de rentrer dans les divergences affichées, provisoires, entre les représentants de telle ou telle branche capitaliste, dans le débat entre les stratégies libre-échangistes ou protectionnistes, qui se concurrencent, se complètent et se succèdent dans l’intérêt toujours des capitalistes. Notre seule référence est la réponse aux besoins des peuples par les peuples et les coopérations mutuellement avantageuses entre eux.

 

En 32, le groupe parlementaire du PCB dont fait partie Lahaut réclame la nationalisation des industries d’armement, une carte d’identité fiscale pour traquer la fraude, une enquête sur la provenance de la fortune personnelle des mandataires publics car c’est une période de scandales politico-financiers. Il s’agissait de dénoncer pour éviter que l’extrême-droite ne récupère ces scandales.

 

Mais il ne s’agissait pas que de paroles : Julien Lahaut a toujours lutté pour empêcher l’extrême-droite de parler en public et c’est toujours un principe à Liège. Peu de temps avant son arrestation en 41, il organisa la marche contre la tenue du meeting de Degrelle. En prison, Lahaut fit preuve d’une très grande force : il ne donna que 3 noms, les plus connus du parti déjà passés dans la clandestinité : le sien, Relecom et Van den Boom.

 

Ensuite, Julien Lahaut, c’est la générosité, la solidarité surtout dans les moments les plus durs : abandon de son salaire de permanent pendant la grève de 1921, accueil des enfants, partage du peu de nourriture avec les détenus de Breendonck qui arrivent à Huy, et aussi à Mauthausen où il obtiendra le surnom d’« Homme qui portait le Soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun ».

 

Lahaut et les réfugiés ? Il exige la ratification de la Convention de Genève du 10 février 1938 sur les réfugiés au moment de la guerre d’Espagne.

 

Reste Lahaut l’Homme de paix. Il aurait certainement relayé les demandes de libération des camarades indiens arrêtés par le régime fasciste de Modri. Les secrétaires généraux du CPI et du CPI(m) s’inquiétaient du regain de tension dans la région du Cachemire, aux portes du pakistano alors que ce pays et l’Inde sont des puissances nucléaires.

 

Alors que Reynders ne fait que déplorer la fin du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire, dans un suivisme atlantiste et impérialiste, on doit rappeler, porter à la connaissance de tous, que Lahaut donna l’exemple à Seraing en étant un des premiers signataires de l’appel de Stockholm, visant à interdire les armes nucléaires. Défenseur de la paix, il est assassiné en pleine guerre froide alors que commençait la guerre de Corée deux mois plus tôt contre la jeune république populaire démocratique de Corée à laquelle a pris part un bataillon belge de mercenaires auquel la monarchie a rendu hommage il y a quelques semaines.

 

Le camarade et collègue au parlement de Julien Lahaut, Jean Terfve prononçait ce discours à la chambre le 30 juin 1950 : « Contrairement à ce qu’exige la Charte des Nations Unies, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité n’étaient pas présents. L’Union soviétique et la Chine n’étant pas représentées, l’unanimité des membres permanents n’avait donc pu être obtenue. Il est évident que la décision du Conseil de Sécurité n’a aucune force juridique. (...) Si le gouvernement est vraiment attaché à la cause de la paix, qu’il prenne l’initiative d’une action pour permettre aux Coréens de décider eux-mêmes de leur sort. À ce moment seulement, nous croirons à son indépendance et à son amour de la paix. »

 

Pour la sortie de la Belgique de l’OTAN et l’OTAN de la Belgique.

 

Aujourd’hui, une seule action s’impose : Travaillons à un front antifasciste, anticapitaliste, antiimpérialiste, pour le socialisme et la paix.

 

Vive Julien Lahaut, Vive la République, Vive le Parti Communiste de Belgique.

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Liberté pour nos camarades indiens

Le Parti Communiste de Belgique condamne l’arrestation des camarades, Raja et Sitaram Yechury, respectivement secrétaire général du CPI et secrétaire générale du CPI(m). Ils ont été arrêtés à l’aéroport de Shrînâgar par le régime ultranationaliste, réactionnaire et fasciste du BJP de Narendra Modi qui a provoqué et organisé un regain de tension dans la région en abolissant de la Constitution les articles 370 et 35 accordant depuis 1959 une autonomie à la région du Cachemire.

Dans l'état déjà instable de Jamu et du Cachemire, l'annulation par le gouvernement indien des articles 370 et 35 est un sujet de grave préoccupation pour la morphologie démocratique laïque de l'Inde. C'est une façon pour l'Inde de se transformer en un État despotique fasciste. Cette situation peut dégénérer en une 4e guerre entre le Pakistan et l'Inde sur le conflit du Cachemire.

Le PCB s’associe à la lutte du CPI, CPI(m) et du Parti Communiste du Pakistan pour la paix dans la région et exige la libération immédiate de nos camarades indiens.

Liberté pour les camarades indiens !

 

Bruxelles, le 15 août 2019

Le BP du PCB

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Commémoration du bombardement atomique sur Hiroshima et Nagasaki

 

Ce samedi 10 août 2019, Freddy Visconti, membre du Bureau Politique du PCB, a pris la parole lors de la commémoration du bombardement atomique sur Hiroshima et Nagasaki, qui se tenait dans le parc Hibakusha à Mons avec le soutien de Agir Pour la Paix, AMPGN, CEAH, CNAPD, Coalition Stop Armes Uranium Appauvri, COLUPA, Comité Surveillance Otan, GRAPPE, INTAL, Mouvement Chrétien pour la Paix, Parti Humaniste, UMONS, Vrede, Vredesactie.

« Chers amis, chers camarades,

Aujourd'hui nous commémorons le pire crime que l’être humain ait pu inventer : la guerre nucléaire ! Les USA ont rasé deux villes du Japon pour couper la route à l'Armée Rouge en précipitant la capitulation de l'empereur Nippon et pour garder l'île dans le camp capitaliste. Ont été lancées la bombe « Little boy », à l’uranium, d’une puissance équivalente à 15.000 tonnes de TNT et la bombe « Fat man » au plutonium d’une puissance équivalente à 23.000 tonnes de TNT. À Hiroshima, sur les 90.000 bâtiments de la ville, 62.000 sont détruits. Près de 200.000 habitants sont morts. A Nagasaki, près de 70.000 personnes sont tuées et dans les deux villes combien sont morte les années suivantes à cause de leucémies, de cancers et autres maladies ?

Au Japon moderne, parmi les seuls à se battre franchement contre la présence des bases américaines, contre le nucléaire et contre la militarisation du Japon, il y a les communistes japonais que nous devons soutenir fermement dans leur lutte anti-impérialiste.

Depuis que le Président des États-Unis a dénoncé le traité sur les armes nucléaires, il a ouvert une « boîte de Pandore ».  La menace d'une guerre atomique a grandi dangereusement. L’holocauste nucléaire n’est pas une vue de l’esprit, Les USA ont créé un monstre, la bombe H « Castle bravo » d’une puissance de 15 mégatonnes, soit 1.000 fois celle d’Hiroshima. L’URSS a crée la bombe surnommée « Tsar bomba » d’une puissance possible de 100 mégatonnes, soit 6.600 fois celle d’Hiroshima. Oui, bien sûr, officiellement les deux pays ont déclaré avoir abandonné ces projets génocidaires, mais officiellement… Reste une palette de milliers de bombes atomiques de toutes tailles qui attendent patiemment l’ordre d’exécution.

Nous en Belgique nous devons aussi faire notre travail.  Nous devons exiger la sortie de la Belgique de l'OTAN, ce bras armé de l'impérialisme US, nous devons dénoncer les travaux d'infrastructure routière sur notre territoire pour permettre, à partir du port d’Anvers, le transport rapide de matériel et de troupes vers la Russie. Nous devons dénoncer l’achat des F35, ces avions nucléarisés achetés pour des sommes folles au détriment des besoins de la population. Nous devons exiger sans cesse la fermeture de la base militaire de Kleine Brogel et sa dénucléarisation avant qu'une guerre ne se déclenche avec la Russie et que la moitié de la Belgique ne soit vitrifiée. Il est impossible de laisser les clefs d'un tel armement à des militaires US et à un Donald Trump qui ne seront pas concernés par cette horreur.

Pour la paix, pour l'humanité, sortons de l'OTAN ! Travaillons à un front anticapitaliste, antifasciste et antiimpérialiste, pour le socialisme et la paix. »

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Réintégration immédiate de notre camarade Laurent! / Onmiddellijke reïntegratie van onze kameraad Laurent!

Le délégué syndical Laurent Vanhealen a été licencié par son entreprise ECONOCOM pour son travail syndical « dépassant les limites » selon sa direction. Il y a peu le délégué Ismahen de l’entreprise ALTRAN a déjà été licencié. Début juin déjà un autre délégué, Eddy, a été licencié chez KONE (ascenseurs) à Woluwe-Saint-Lambert. La liste est longue, tous les mois on apprend un cas. Le Parti Communiste de Belgique dénonce la campagne prévisionnelle de licenciements de délégués avant la procédure électorale pour les élections sociales qui débute en décembre 2019. Ça coûte moins cher au patron de licencier en fin de législature ou avant qu’un nouveau ne soit « protégé » par la procédure électorale. Ceci est à remettre dans le contexte des futures et inévitables luttes contre les mesures d’austérité que le(s) gouvernement(s) va(vont) imposer aux travailleurs et allocataires sociaux ! Les licenciements de délégués est aussi un signal clair : ne vous présentez pas aux élections sociales, sinon vous risquez d’avoir des ennuis. Le patronat veut éliminer les délégués et les candidats délégués gêneurs. 

Récemment le permanent syndical Bruno Verlaeckt a été condamné le mercredi 26 juin par la Cour d’appel d’Anvers pour « entrave méchante à la circulation » en sa qualité d’organisateur de l’action syndicale. La Cour a jugé que ce qui s’applique aux crimes terroristes s’applique aussi à l’article 406 du Code pénal invoqué pour cette condamnation.

Depuis plusieurs années la lutte de classe prend de l'ampleur et cela ne fera que s'intensifier. La réponse du patronat et de son allié, le gouvernement, sera la répression! Les travailleurs ont tout intérêt à s’unir le plus possible, en front commun et de mener des luttes dures pour faire reculer la bourgeoisie et remettre en cause les traités d'austérité de la droite et de l’Europe. Pour imposer cela, la grève générale est l'arme indispensable, la seule capable de faire plier les patrons. Le Parti Comuniste de Belgique soutient la lutte des travailleurs. Contre le système capitaliste, il est nécessaire d'organiser la lutte pour le socialisme et le contrôle des outils de production et des grands secteurs de l'économie par les travailleurs.

Le PCB exige la réintégration immédiate de notre camarade Laurent !

 

Bruxelles, le 29 juillet 2019

 

Le Bureau Politique du Parti Communiste de Belgique


 

De vakbondsafgevaardigde Laurent Vanhaelen is afgedankt door zijn bedrijf ECONOCOM omdat zijn vakbondswerk “bepaalde grenzen had overschreden” volgens de directie. Onlangs werd nog vakbondsafgevaardigde Ismahen van het bedrijf ALTRAN afgedankt. Begin juni was er reeds een andere vakbondsafgevaardigde, Eddy, afgedankt bij KONE (liften) in Sint-Lambert-Woluwe. De lijst is lang, iedere maand is het wel ergens het geval. De Communistische Partij van België hekelt de geplande campagne van afvloeiingen van afgevaardigden vóór de verkiezingsprocedure voor de sociale verkiezingen die in december 2019 begint. Het kost de baas minder om te ontslaan aan het einde van de zittingsperiode of voordat een nieuwe wordt "beschermd" door de kiesprocedure. Dit moet worden geplaatst in de context van de toekomstige en onvermijdelijke strijd tegen bezuinigingsmaatregelen die de overheid zal opleggen aan werknemers en ontvangers van sociale uitkeringen! Ontslag van afgevaardigden is ook een duidelijk signaal: dient u niet aan voor de sociale verkiezingen, anders zit u misschien in de problemen. De werkgevers willen afgevaardigden en lastige kandidaat-afgevaardigden elimineren.

 

Onlangs werd de vakbondsambtenaar Bruno Verlaeckt op woensdag 26 juni veroordeeld door het Hof van Beroep te Antwerpen wegens "kwaadwillige verkeersopstopping" in zijn hoedanigheid van organisator van de vakbondsactie. Het Hof oordeelde dat wat van toepassing is op terroristische misdrijven ook van toepassing is op artikel 406 van het Strafwetboek dat voor deze veroordeling wordt ingeroepen. 

 

Sinds enkele jaren wint de klassenstrijd aan kracht en dit zal alleen maar toenemen. De reactie van de werkgevers en haar bondgenoot, de regering, zal repressie zijn! Het is in het belang van de arbeiders om zich zoveel mogelijk te verenigen, als een gemeenschappelijk front, en om harde strijd te leveren om de bourgeoisie terug te dringen en de bezuinigingsverdragen van rechts en van Europa te bestrijden. Om dit af te dwingen is de algemene staking het onmisbare wapen, het enige wapen dat de bazen kan buigen. De Communistische Partij van België steunt de strijd van de arbeiders. Tegenover het kapitalistische systeem is het noodzakelijk om de strijd voor het socialisme en de controle van de productiemiddelen en de belangrijkste sectoren van de economie door de arbeiders te organiseren.

 

De CPB-PCB eist de onmiddellijke reïntegratie van onze kameraad Laurent!

 

Brussel, 29 juli 2019

 

Het politiek bureau van de CPB-PCB

 

 

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Message de soutien au Parti Communiste Japonais

20th July
Dear comrades,
 
The Communist Party of Belgium expresses its solidarity with the Japanese Communist Party in view of the elections for the Chamber of Councillors on 21 July.
 
We follow your continued struggle for peace in Asia and your constant opposition to Japanese militarism and the development of North American imperialism in the region. While we have just received official confirmation after 40 years that the United States has nuclear bombs on Belgian territory, in the name of participation in the criminal organisation NATO, we can only welcome your fight against US bases on Japanese territory and your opposition to nuclear development. We follow with interest your campaign under the sign of hope, for the improvement of conditions for workers in Japan, an increase in wages, a pension, a reduction in working time... and against the antipopular and anti-worker policies of the governments of Shinzo Abe who has supported the concentration of monopolies and an imperialist policy, particularly since the signing and entry into force in February 2019 of the JEFTA (Free Trade Agreement with the European Union), which we are continuing to fight together.
 
Receive, dear comrades, best wishes of the PCB-CPB for success in this electoral battle.
 
René Andersen, Responsible for international relations of the PCB-CPB

Le Parti Communiste de Belgique exprime sa solidarité avec le Parti Communiste japonais en vue des élections pour la chambre des conseillers du 21 juillet.

 

Nous suivons votre lutte continue pour la défense de la paix en Asie et votre opposition constante au militarisme japonais et au développement de l’impérialisme nord-américain dans la région. Alors que nous venons d’avoir la confirmation officielle après 40 ans que les États-Unis disposent de bombes nucléaires sur le territoire belge, au nom de la participation à l’organisation criminelle qu’est l’OTAN, nous ne pouvons que saluer votre combat contre les bases US sur le territoire japonais ainsi que votre opposition au développement du nucléaire. Nous suivons avec intérêt votre campagne sous le signe de l’espoir, pour l’amélioration des conditions des travailleurs du Japon, augmentation des salaires, pension, réduction du temps de travail…  et contre les politiques antipopulaires et antiouvrières des gouvernements de Shinzo Abe qui a soutenu la concentration des monopoles et une politique impérialiste, notamment depuis la signature et l’entrée en vigueur en février 2019 du JEFTA (traité de libre-échange avec l’Union Européenne, que nous continuons de combattre ensemble.

 

Recevez chers camarades, les vœux de succès du PCB pour cette bataille électorale.
 
René Andersen, responsable des relations internationales du PCB

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Mobiliser pour repousser l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur / mobiliseren om de vrijhandelsovereenkomst tussen de EU en Mercosur te verwerpen

Communiqué commun du Parti communiste de Belgique et des section du Parti communiste français de Saint-Quentin, Gauchy et Val d'Origny suite à leurs actions parallèles contre la « libéralisation » du marché européen du sucre. 11 juillet 2019.

 

 

Un grand accord de libre-échange entre des pays de la zone Mercosur (Brésil, Uruguay, Paraguay et Argentine) et l’Union européenne vient d’être signé fin juin. Il devra être ratifié dans chaque pays de l’UE dans les mois à venir. En Belgique, comme en France, nous ferons tout pour nous y opposer.

L’accord n’est en rien une bonne nouvelle pour la classe ouvrière, les travailleurs agricoles et les paysans des deux côtés de l’Atlantique. "Cet accord est un non-sens social, énergétique, écologique". Cette mauvaise nouvelle doit pousser au renforcement de l’internationalisme prolétarien, ce qui nécessite l’organisation de notre classe et en aucun cas la défense des «règles européennes» qui servent le grand capital européen et ses visées impérialistes.

Cet accord est bien dans la lignée de la création du marché européen qui a contribué à la concentration des terres dans les mains de latifundiaires (grands propriétaires) et/ou de spéculateurs, au renforcement d’une agriculture intensive et a soutenu la création de monopoles de l’agro-business et de l’agroalimentaire. Les pays du Mercosur pourront exporter en Europe jusqu’à 99.000 tonnes de viande bovine, 100.000 tonnes de volaille et 180.000 tonnes de sucre par an sans droit de douane. Selon les fermiers, les contingents de viande qui seraient octroyés au Brésil, à l’Argentine, au Paraguay et à l’Uruguay seraient essentiellement des pièces à haute valeur ajoutée telles que les entrecôtes et les contrefilets. C’est clairement une mise à mort programmée du secteur du bétail en Europe. Cela en échange de l’ouverture du marché du Mercosur aux voitures, aux produits chimiques et aux médicaments. Bref un accord quasi au bénéfice des impérialistes, en particulier allemands et français.

Cet accord complète et aggrave la libéralisation des marchés agricoles européens, notamment du sucre, après la fin des quotas de production par pays depuis le 1er octobre 2017. La menace est directe sur l’avenir même de la filière betteravière, notamment en Belgique et dans le Nord de la France, soumise à la concurrence de la production et de la transformation à très bas coûts, notamment au Brésil, à la spéculation sur les cours mondiaux. Des travailleurs ont déjà perdu ou vont perdre leur emploi, notamment dans la multinationale Tereos à Aalst/Alost ou dans la région de Saint-Quentin, alors que Tereos, qui investit massivement au Brésil, a vu ses bénéfices augmenter de 213 millions d’euros entre 2007 et 2017. 600 travailleurs sont employés par les Raffineries Tirlemontoises, propriété de la multinationale Süzucker qui est en train de fermer cinq usines de production de sucre en Allemagne et en France, dont celle d’Eppeville en Picardie. La multinationale refuse de revendre les sites car elle veut réduire l’offre pour maintenir ses bénéfices. Implanté au Congo, en Australie, aux Pays-Bas, le groupe multinational Finasucre, dont la filiale belge Iscal Sucre SA (215 travailleurs et 2664 fermiers) a réalisé 12 millions d’euros de bénéfices après impôt en 2018, a également des intérêts dans la production de sucre à l’étranger. 

La création de cette grande zone de libre-échange ne vise aucun cas un meilleur approvisionnement mais vise à la concentration des monopoles qui attaqueront les conditions de travail, liquideront l’emploi et abaisseront les normes d’hygiène et de sécurité ainsi qu’ils participent activement à la destruction de notre environnement.

Le comble est prévisible : les groupes capitalistes européens importeront de leurs unités de production au Brésil du sucre pour concurrencer leurs sites européens et accélérer leur fermeture ! Dans cet immense Brésil, l’autosuffisance alimentaire et l’éradication de la malnutrition sont pourtant loin d’être encore gagnées !

Pour répondre à ce rouleau compresseur du capital, il est nécessaire d’intensifier la lutte contre l’Union européenne, de renforcer nos liens fraternels, solidaires, avec les travailleurs de tous les pays d’Amérique latine et d’Europe en lutte, mais surtout d’amplifier le travail d’unification des travailleurs agricoles avec la classe ouvrière.

Nous engageons, dès à présent, des campagnes contre la ratification en Belgique et en France, de l’accord UE-Mercosur. Nous refusons de rentrer dans les divergences affichées, provisoires, entre les représentants de telle ou telle branche capitaliste, dans le débat entre les stratégies libre-échangistes ou protectionnistes, qui se concurrencent, se complètent et se succèdent dans l’intérêt toujours des capitalistes. Notre seule référence est la réponse aux besoins des peuples par les peuples et les coopérations mutuellement avantageuses entre eux.

Cette union des prolétaires de tous les pays est nécessaire afin de renverser le système capitaliste pour préparer l’avènement du socialisme, seul à même de répondre aux besoins des travailleurs et d’imposer le remplacement des traités de libre-échange par des accords de coopération fraternels entre les peuples.

 

11 juillet 2019


Gezamenlijk medeling van de Communistische Partij van België en de afdelingen van de Franse Communistische Partij van Saint-Quentin, Gauchy en Val d'Origny naar aanleiding van hun parallelle acties tegen de "liberalisering" van de Europese suikermarkt. 11 juli 2019.

Eind juni werd een belangrijke vrijhandelsovereenkomst tussen de Mercosur-landen (Brazilië, Uruguay, Paraguay en Argentinië) en de Europese Unie ondertekend. Het zal de komende maanden in elk EU-land moeten worden geratificeerd. In België, net als in Frankrijk, zullen we er alles aan doen om ons daartegen te verzetten.

De overeenkomst is geen goed nieuws voor de arbeidersklasse, voor de werknemers in de landbouw en voor de boeren aan beide zijden van de Atlantische Oceaan. "Deze overeenkomst is onzin, zowel op sociaal vlak, als op energetisch en ecologisch vlak." Dit slechte nieuws moet aanzetten tot de versterking van het proletarische internationalisme, hetgeen de organisatie van onze klasse vereist maar in geen geval tot verdediging van de "Europese regels" die slechts het Europese grootkapitaal en zijn imperialistische doelstellingen dienen.
Deze overeenkomst licht volledig in de lijn van de vorming van de Europese markt, die dan weer heeft bijgedragen tot de concentratie van grond in de handen van grondeigenaren en/of speculanten, tot de versterking van de intensieve landbouw en de vorming van monopolies in de agro-industrie en de agrovoedingssector. De Mercosur-landen zullen tot 99.000 ton rundvlees, 100.000 ton pluimvee en 180.000 ton suiker per jaar, zonder douanerechten, naar Europa kunnen exporteren. Volgens de boeren zouden de vleesquota die aan Brazilië, Argentinië, Paraguay en Uruguay zouden worden toegewezen, hoofdzakelijk bestaan uit delen met een hoge toegevoegde waarde, zoals ribbiefstuk en rundvlees filets. Dit is duidelijk een geplande moord op de veehouderijsector in Europa. Dit in ruil voor de openstelling van de Mercosur-markt voor auto's, chemicaliën en geneesmiddelen. Kortom, een akkoord dat bijna in het voordeel is van de imperialisten, met name het Duitsers en Franse grootkapitaal.

Deze overeenkomst maakt de liberalisering van de Europese landbouwmarkten compleet en verergert ze, met name de suikermarkt, na de opheffing van de productiequota per land op 1 oktober 2017. De bietensector wordt rechtstreeks bedreigd, met name in België en Noord-Frankrijk, die te kampen heeft met concurrentie van zeer goedkope productie en verwerking, vooral in Brazilië, en met speculatie over de wereldmarktprijzen. Werknemers zijn hun job reeds kwijt of zullen hun job verliezen, vooral in de multinational Tereos in Aalst/Alost of in de regio Saint-Quentin, terwijl Tereos, dat veel in Brazilië investeert, zijn winst tussen 2007 en 2017 met 213 miljoen euro zag stijgen. 600 werknemers zijn in dienst bij de Tiense Suiker-Raffinaderijen, die eigendom zijn van de multinational Süzucker, die bezig is met de sluiting van vijf suikerfabrieken in Duitsland en Frankrijk, waaronder die in Eppeville, Picardië. De multinational weigert de sites door te verkopen omdat hij het aanbod wil verminderen om zijn winst op peil te houden. De multinationale groep Finasucre, gevestigd in Congo, Australië en Nederland, waarvan de Belgische dochteronderneming Iscal Sucre SA (215 werknemers en 2664 boeren) in 2018 12 miljoen euro winst na belastingen behaalde, heeft ook belangen in de suikerproductie in het buitenland. 


De oprichting van deze grote vrijhandelszone is niet bedoeld om het aanbod onder alle omstandigheden te verbeteren, maar om de monopolies te concentreren die de arbeidsomstandigheden zullen aantasten, de werkgelegenheid zullen liquideren en de gezondheids- en veiligheidsnormen zullen verlagen, en actief zullen bijdragen aan de vernietiging van ons milieu.

Het ergste is voorspelbaar: Europese kapitalistische groepen zullen suiker importeren van hun productie-eenheden in Brazilië om te concurreren met hun Europese vestigingen en hun sluiting te versnellen! In dit immense Brazilië is de zelfvoorziening op voedselgebied en de uitroeiing van ondervoeding echter nog lang niet bereikt!

Om een antwoord te geven op deze stoomwals van het kapitaal is het noodzakelijk de strijd tegen de Europese Unie op te voeren, onze broederlijke en ondersteunende banden met de werknemers van alle landen van Latijns-Amerika en Europa die het moeilijk hebben, te versterken, maar bovenal het werk van de eenmaking van de arbeiders in de landbouw met de arbeidersklasse te versterken.

We starten nu campagnes tegen de ratificatie in België en Frankrijk van de overeenkomst tussen de EU en de Mercosur. Wij weigeren ons te mengen in de bestaand, voorlopige meningsverschillen tussen de vertegenwoordigers van de een of andere kapitalistische tak, in het debat tussen vrijhandel of protectionistische strategieën, die elkaar beconcurreren, aanvullen en opvolgen in het belang van de kapitalisten. Onze enige referentie is het antwoord op de behoeften van de volkeren door de volkeren en de samenwerking tussen de volkeren, die tot wederzijds voordeel strekt.

Deze eenheid van proletariërs uit alle landen is noodzakelijk om het kapitalistische systeem omver te werpen en zo de uitbouw en opbouw van het socialisme voor te bereiden, dat als enige in staat is om in de behoeften van de werkers te voorzien en de vervanging van vrijhandelsovereenkomsten door broederlijke samenwerkingsovereenkomsten tussen volkeren op te leggen.

11 juli 2019

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Message du PCB au KKE en vue des élections législatives anticipées du 7 juillet en Grèce / CPB-bericht aan KKE voor de vervroegde parlementsverkiezingen

Chers camarades,

Le Parti Communiste de Belgique exprime sa solidarité avec le KKE pour la bataille des élections anticipées du 7 juillet 2019.

L’engagement du KKE auprès de la classe ouvrière, des travailleurs, des retraités et de la jeunesse populaire pour le renforcement des luttes contre les politiques antipopulaires et antiouvrières est constant et continuera nécessairement. En effet, quel que soit le gouvernement qui succèdera au gouvernement Syriza-Anel, il poursuivra la destruction des droits des travailleurs, continuera à servir les intérêts des monopoles. Face à la recomposition en cours des forces bourgeoises et en particulier de la social-démocratie (Syriza, Kinal) après les élections européennes, le vote pour le KKE est un vote clair contre l’illusion réformiste, un vote clair de la nécessité d’organiser et poursuivre la lutte au-delà des élections contre le système capitaliste, pour le socialisme.

Recevez, chers camarades, les vœux fraternels de succès du PCB pour cette bataille électorale.
Bruxelles, le 4 juillet 2019


Beste kameraden,

De Communistische Partij van België betuigt haar solidariteit met de KKE voor de strijd in de vervroegde verkiezingen van 7 juli 2019.

KKE's toewijding aan de arbeidersklasse, werknemers, gepensioneerden en de jeugd van de mensen om de strijd tegen anti-volkse en anti-arbeid beleid te versterken is constant en zal doorgaan. Inderdaad, welke regering de Syriza-Anel-regering ook volgt, zij zal doorgaan met de vernietiging van de rechten van werknemers, de belangen van monopolies blijven dienen. Geconfronteerd met de aanhoudende reorganisatie van de burgerlijke krachten en in het bijzonder van de sociaaldemocratie (Syriza, Kinal) na de Europese verkiezingen, is de stem voor de KKE een duidelijke stem tegen de reformistische illusie, een duidelijke stem tegen de noodzaak van organiseren en voortzetten van de strijd voorbij verkiezingen tegen het kapitalistische systeem, voor het socialisme.

Ontvang, geachte kameraden, de broederlijke wensen van het succes van de PCB voor deze verkiezingsstrijd.
Brussel, 4 juli 2019

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