Trump, l’absolue violation du droit.

Durant la nuit du 2 au 3 janvier, en violation totale du droit international, l’État souverain du Venezuela a été victime d’une attaque terroriste sans précédent menée par l’administration Trump qui a aboutit à l’enlèvement de son président élu Nicolas Maduros et de son épouse Celia Flores.

Intitulée « Absolute Resolve » (détermination absolue), l’opération a frappé  des quartiers résidentiels ainsi que des infrastructures stratégiques dans la capitale Caracas et dans d’autres régions en causant la mort de 80 victimes civiles et militaires vénézuéliennes et de 32 militaires cubains affectés à la protection du président Maduros.

Une fois de plus, Trump manifeste son mépris total du droit international, un mépris qui lui vaut d’être encensé par le gouvernement sioniste qui bafoue tout autant l’ONU et ses résolutions. Ses récentes prétentions d’intervenir en Iran pour défendre les victimes de la répression sonnent faux face à son  indifférence par rapport aux 60 000 victimes gazaouis de son allié sioniste Natanyaou. Notre critique du pouvoir des  théocrates de Téhéran ne nous empêche pas de dénoncer  les sanctions exercées contre l’Iran par les Etats-Unis et leurs alliés sionistes et européens, ainsi que leurs terribles conséquences pour la population iranienne.

Rappelons que depuis le début de son second mandat, tout en se présentant comme le « Président de la paix » Donald Trump a autorisé des frappes militaires en Iran, en Irak, au Nigeria, en Somalie, en Syrie, au Yémen.

Trump a justifié son opération au Venezuela en défendant la doctrine Monroe formulée en 1823 par le cinquième président qui faisait de l’Amérique du sud la chasse gardée de Washington

Dans ses discours, il a fait référence à la « destinée manifeste » un concept religieux calviniste du 19e siècle qui considère que les Etats-Unis ont une mission divine d’expansion territoriale pour diffuser  la civilisation et l’orientation chrétienne. C’est au nom de ces principes que les USA ont cautionné le renversement de dirigeants progressistes Sud-Américains qui nuisaient aux intérêts  de sociétés américaines dont certains dirigeants de la CIA étaient actionnaires

C’est pour défendre les mêmes intérêts qu’ils ont soutenu des dictateurs sud-américains comme Pinochet au Chili, Stroessner au Paraguay, Hugo Banzer en Bolovie, Ernesto Geisel au Brésil, George Videla en Argentine et d’autres qui ont fait des centaines de milliers de victimes.

Marc Denonville

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