Le problème est le capitalisme, pas les immigrés !

 

Le Parti Communiste de Belgique s'associe aux forces démocratiques qui combattent la montée rapide de l'extrême-droite en Europe avec la complaisance voire la complicité directe des gouvernements européens.

 

En Allemagne, en France, en Hongrie, en Europe et dans le monde, le fascisme, cette créature maudite du capitalisme-impérialisme relève la tête, ne se cache plus et devient de plus en plus violente. L'extrême-droite, pour le moment, s'attaque principalement aux réfugiés et immigrés en récupérant chaque événement, chaque fait divers pour diviser la classe ouvrière et détourner les travailleurs de leurs intérêts.

 

Récemment, la mort d'un homme à Chemnitz en Allemagne a été montée en épingle par les groupuscules néonazis et l’AFD, parti nationaliste populiste d’extrême-droite. Ce parti, qui rejette la responsabilité des maux des travailleurs allemands sur les immigrés, est désormais crédité de 16% d’intention de vote. Nous rappelons que la détresse économique et la misère sur lesquelles surfe l’AFD dans cette région sont le résultat, après la chute du Mur, de la liquidation économique, du démantèlement (fermeture d’usines) et de l’abandon de l’ex-RDA (république démocratique allemande) au profit des trusts et multinationales d’Allemagne de l’Ouest.

 

Les politiques d’austérité et les politiques impérialistes menées et imposées ensuite par le gouvernement réactionnaire de Merkel ont aggravé cette misère. C’est pourquoi nous rejetons l’indignation hypocrite de Merkel face à ce qu’elle a contribué à créer.

 

Face à la situation actuelle, les travailleurs d’Allemagne ont besoin d’un parti de classe comme le DKP pour organiser la lutte contre la menace fasciste et contre les forces du capital. La vraie gauche ne peut en aucun cas se reconnaître dans la création d’un mouvement qui présente des positions antimigrants. Ainsi, l’attitude de Sahra Wagenknecht, responsable de Die Linke, contribue-t-elle à la confusion parmi les travailleurs. Nous réaffirmons que ce n’est pas en s’alignant sur les thèses populistes de la droite et de l’extrême-droite qu’on combat la xénophobie mais en luttant sur le terrain contre ces idées nauséabondes.

 

Considérant que ces questions sont internationales et nécessitent une réponse internationaliste de classe, le Parti Communiste de Belgique appelle le DKP à l’organisation d’une conférence conjointe sur la nécessité et l’organisation de la lutte contre la montée du  fascisme en Europe et la nécessité de rompre avec l’Union Européenne du Capital qui organise les conditions de la montée du populisme et du fascisme.

 

Le Bureau politique du PCB

Bruxelles, le 3 septembre 2018

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Hommage à Julien Lahaut!

 

Ce samedi après-midi avait lieu la commémoration au cimetière des Biens Communaux de l’assassinat en 1950 de Julien Lahaut, président du Parti Communiste de Belgique. Le PTB avec qui nous ferons alliance dans un front uni des travailleurs en octobre prochain, d’après les mots employés par Julien Hannotte, a également pris la parole en la personne de Damien Robert.

 

Julien Hannotte Morais, secrétaire politique de la fédération de Liège du PCB a rappelé plusieurs combats de Noss Julie…n : ils sont toujours d’actualité, de l’égalité homme-femme à celle pour la paix, pour l’augmentation des pensions, la réduction du temps de travail, dans une lutte quotidienne sur le terrain.

 

Il a taclé la gestion social-démocrate de Seraing où Lahaut n’a pas été bourgmestre en 46 à cause de manigances du POB, ancêtre du PS. « À Seraing, nous ferons, comme en 38, perdre sa majorité absolue aux socio-démocrates pour renforcer le vrai camp du socialisme. Il y a 80 ans, c’était Julien qui menait la liste. […] Seraing-la-Rouge appartient aux travailleurs, pas aux promoteurs »

 

Les libéraux n’ont pas été épargnés par la critique tant sur leur politique sociale que migratoire en collaboration avec l’extrême-droite de la NV-a : « Julien Lahaut qui a vécu l’horreur des camps de Neuengamme et Mauthausen, qui a accueilli 3 enfants de républicains espagnols chez lui, qui, lorsqu'il menait la grève à Ougrée-Marihaye en 1921, avait organisé l’accueil des enfants des grévistes, Julien Lahaut n’aurait jamais accepté l’enfermement d’enfants, d’hommes et de femmes parce qu’ils n’ont pas les bons papiers ! Point ! » comme aucun autre être humain ne doit être enfermé parce qu’il n’a pas les bons papiers.

 

Il conclut : « Moins d’une semaine après l’inauguration de la rue Julien Lahaut à Dampremy, nous réaffirmons que nous continuerons à défendre la mémoire de ce grand homme de la classe ouvrière et poursuivrons ses combats pour notre émancipation, pour le socialisme. »
#Connaîtrelhistoireouvrière

 

 

 

photo Osvaldo Palombo

 

Discours en intégralité :

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Commémoration de l'assassinat de Julien Lahaut

 

 

La fédération liégeoise du Parti Communiste de Belgique a le plaisir de vous inviter à la commémoration de l’assassinat de son président, Julien Lahaut en 1950. Celle-ci aura lieu le samedi 18 août 2018 au cimetière des Biens Communaux à partir de 16h30.

 

C’est chaque fois l’occasion de se rappeler la vie de militant syndical, antifasciste, communiste de Noss Julien et de lier ses luttes et ses combats à ceux que nous menons encore aujourd’hui. Cette année est une année électorale et donc, après une prise de parole biographique par Julien Hannotte, secrétaire politique de la fédération, Francis Leroy, pour la section de Seraing du PCB, présentera les positions du parti pour les communales.

Depuis, près de 10 ans, le PTB est également invité à prendre la parole et cette année encore, Damien Robert, président provincial du PTB Liège et chef de groupe PTB+ au Conseil Communal de Seraing prendra la parole.

 

Où ? cimetière des biens communaux à Seraing

 

Quand ? samedi 18 août à partir de 16h30

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Palestine : Déclaration commune des partis communistes et ouvriers, à l'initiative du Parti du peuple palestinien

 

Les partis communistes et ouvriers condamnent avec fermeté les crimes commis par l'armée israélienne contre le peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier dans la bande de Gaza, qui a causé un bain de sang, assassinant de sang froid des manifestants non armés, hommes, femmes et enfants.

La politique agressive de l'administration Trump et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et la décision d'y déménager l'ambassade des États-Unis, par-dessus et contre le tollé général international, a encouragé l'agressivité d'Israël, qui continue l'occupation illégale des territoires palestiniens et continue de massacrer le peuple palestinien.

Les gouvernements des pays qui adoptent une position de d'équidistance, identifiant la victime avec le coupable, portent de grandes responsabilités ; la position de l'Union européenne selon laquelle, alors qu'un massacre organisé du peuple palestinien est en train de se produire, appelle "toutes les parties à la retenue" et améliore ses relations avec l’État d'Israël, est inacceptable.

Certains partis de gauche européens ont également une position inacceptable en faveur de l'occupation et des colonies israéliennes, en témoigne la récente visite du chef du groupe parlementaire du parti de gauche allemand Die Linke et la plantation d'un arbre dans une colonie israélienne. Dans le même temps, d'autres pays européens dirigés par d'autres partis membres de la gauche européenne ont développé des relations avec Israël, en particulier militaires. Le dernier vote de la Knesset israélienne, la loi sur la nationalité est une étape supplémentaire vers l’État d'apartheid .

Les partis communistes et ouvriers expriment leur solidarité et leur soutien au peuple palestinien et à sa juste lutte en faveur de son propre État palestinien indépendant et souverain à l'intérieur des frontières d'avant le 4 juin 1967, avec comme capitale Jérusalem-Est. Nous poursuivons notre lutte et appelons les peuples à renforcer leur solidarité avec la lutte du peuple palestinien jusqu'à la fin de l'agression et de l'occupation israélienne soutenue par l'impérialisme mondial.


Liste des partis signataires à ce jour :

Parti du travail d'Autriche

Parti communiste du Bangladesh

Parti communiste de Belgique

Parti communiste brésilien

Parti communiste au Danemark

Parti communiste des peuples d'Espagne

Parti des communistes des États-Unis

Parti communiste de Grèce

Parti des travailleurs hongrois

Mouvement socialiste du Kazakhstan

Parti communiste du Mexique

Parti communiste de Norvège

Parti du peuple palestinien

Parti communiste paraguayen

Parti communiste philippin [PKP - 1930]

Parti communiste du Salvador

Communistes de Serbie

Parti communiste de Turquie

Parti communiste d'Ukraine

 

http://www.solidnet.org/article/Palestinian-Peoples-Party-Appeal-for-Joint-Statement/

traduction : Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF (http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/07/appel-commun-des-partis-communistes-et-ouvriers.html)

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Die Linke, le parti de gauche allemand soutient l’état sioniste d’Israël et reste donc membre du PGE

 

Le Parti Communiste de Belgique a appris la visite d'un responsable parlementaire du parti allemand "Die Linke", Dietmar Bartsch, dans une colonie israélienne située près de Gaza où il a planté des arbres et exprimé sa solidarité.la visite de Bartsch a eu lieu dans le cadre de la coopération avec l'organisation sioniste "Keren Kayemet" (Fonds national juif), connue pour sa grande responsabilité dans la politique de nettoyage ethnique contre les Palestiniens, y compris dans l'expulsion forcée de leurs terres, maisons, villages et villes.

Le Parti Communiste de Belgique demande à la direction de "Die Linke" de s'excuser auprès du peuple palestinien pour cette visite et pour la participation de son député à des activités qui soutiennent l'occupation. Le Parti Communiste de Belgique demande également au parti Die Linke de prendre des mesures immédiates et de retirer Bartsch de toutes ses responsabilités au sein du parti.

L’attitude inacceptable de ce responsable de Die Linke confirme les énormes divergences que nous avons avec des partis qui se déclarent de gauche et font partie du Parti de la Gauche européenne dont nous nous sommes retirés. Le Parti Communiste de Belgique réaffirme son total soutien au Peuple Palestinien et à sa lutte pour un seul État laïc, démocratique et progressiste. 


Le Bureau Politique du PCB

27 juillet 2018

 

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La lutte des travailleurs de l’aviation et des pilotes doit s’étendre à tout le secteur du transport !

 

Le parti Communiste de Belgique soutient la grève lancée par les travailleurs de Ryanair les 25 et 26 juillet en Espagne, Italie, Portugal et Belgique. Elle s’inscrit dans une perspective de lutte internationale pour tous les travailleurs du secteur aéronautique ! En avril 2017, les pilotes de American Airlines obtenaient 8% d’augmentation salariale et les stewards et hôtesses 5%. Un an plus tard, ce sont les salariés d’Air France qui battaient le PDG Janaillac lors d’un referendum où le PDG mettait sa tête en jeu !

 

Les travailleurs de Ryanair mais aussi de Brussels Airlines doivent s’appuyer sur ces victoires et poursuivre leur lutte. L’organisation et la reconnaissance d’un syndicat chez Ryanair est déjà une première victoire. Les grèves du mois de mai menées chez Brussels Airlines et l’exemple français ont permis de créer le rapport de force : les propositions de la direction en termes de paiement des heures supplémentaires, le 13e mois ont été rejetées fin juin par les pilotes qui protestaient contre une série de dossiers selon eux bloqués tels que les pensions, le package salarial, l'équilibre travail-vie privée et les repas pour le personnel de bord.

 

Le Parti Communiste de Belgique constate que le rachat de Brussels Airlines (dont Etienne Davignon est membre du conseil d’administration) par la Lufthansa va détériorer les conditions de travail des salariés, en mettant les travailleurs en concurrence en offrant des services low cost ! Le démantèlement progressif de Brussels Airlines n’est pas sans rappeler la faillite de la Sabena qui a rapporté beaucoup d’argent au Capital. Ainsi près de 900 millions d’euros ont été déjà récupérés par les curateurs. Il ne faut pas sous-estimer dans ce dossier la gestion sociale-démocrate (PS, CDh) soumis à l’Union européenne et ses directives qui a détruit le secteur aéronautique en le libéralisant et en le privatisant. C’est en 1995 que le Ministre Elio di Rupo cédait 49,5% du capital à SAirGroup qui détenait la Swissair. Nous savons ce qu’il est advenu de la Swissair. Ensuite, c’est le ministre Daerden qui fusionnait la régie des voies aériennes et la Brussels International Airport Company, l´État belge n’étant plus aujourd’hui qu’à 25% du capital du l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. Par ailleurs, Belgocontrol est devenu, dans le cadre de la libéralisation du secteur, une entreprise publique autonome et a obtenu un contrat de gestion. Dans un secteur libéralisé, la pression exercée par le capital pour l’amélioration du coût/performance a conduit à un manque d’effectif. C’est ce manque d’effectif et le recours à des sous-traitants privés pour l’entretien qui ont conduit à la panne prolongée du 20 juillet, selon la CSC-Transcom. Enfin, aujourd’hui, nous sommes obligés de constater qu’il n’y a plus de compagnie publique d’aviation et que c’est une nouvelle compagnie privée, airBelgium qui s’accapare l’identité du pays. En conséquence, le Parti Communiste de Belgique

 

  • Défend la nationalisation de la compagnie nationale,

  • Défend la nationalisation complète de l’aéroport de Bruxelles.

  • Défend la nationalisation de tous les aéroports régionaux.

  • Défend la mise sous statut entièrement public et le monopole de Belgocontrol

  • Soutient la lutte des travailleurs de Brussels Airlines pour l’amélioration de leurs conditions de travail

  • Soutient la lutte des travailleurs de Ryanair pour que les législations nationales où le travail est presté soient appliquées.

  • Défend en général la (re-)nationalisation de tout le secteur du transport en Belgique

 

Bruxelles, le 24 juillet 2018

 

Le Bureau Politique du Parti Communiste de Belgique

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Pourquoi le PCB a quitté le Parti de la Gauche Européenne (PGE)

 

Le congrès a décidé à une majorité de 83% des voix adoptée à bulletin secret, de se retirer du Parti de la Gauche Européenne PGE.

 

Sur le plan politique, plusieurs motifs ont conduit à cette décision de sortie du PGE, parmi lesquels :

 

  • L’hostilité statutaire du PGE vis-à-vis du socialisme réel alors que l’écroulement de ce dernier constitue la base de la mondialisation capitaliste et la destruction d’un rapport de force qui était favorable aux travailleurs du monde entier ;

  • Le caractère unanime des décisions du PGE qui fige et stérilise le débat en le transformant en un club de discussion élitiste et technocratique ;

  • La non-prise en considération de notre intervention en juillet 2014 sur la crise Ukrainienne qui dénonçait un véritable coup d’état à connotation fasciste ;

  • Le fait qu’en 2011, à l’occasion du 90e anniversaire de notre parti, « l’intervention du PGE » s’est limitée à la tenue d’un colloque à Bruxelles où la direction de notre parti n’a pas été officiellement invitée et où son histoire n’a même pas été évoquée ;

  • L’attitude inadmissible des dirigeants du PGE face à l’OTAN qui nous met en porte à faux avec notre exigence de sortie de l’OTAN en préalable à sa dissolution. Il en va de même de l’attitude de Syriza et de son dirigeant Tsipras dans la crise grecque, attitude qui a contribué à discréditer la gauche radicale exception faite des partis communistes non membres du PGE ;

  • Un montant de 30.000 euros de frais d’affiliation qui n’ont donné aucun retour en investissement ;

  • L’absence de liens privilégiés entre partis membres sur des questions communes, pourtant le fondement même du PGE. Entre autres, la fermeture de Caterpillar, où notre parti a été ignoré et d’autres partis privilégiés alors que nous avons été les premiers à défendre la réquisition des outils !

 

Nous considérons que Le PGE est à la politique ce que la CES est au syndicalisme, c’est-à-dire des organisations créées et soumises à l’Union Européenne laquelle depuis sa fondation reste une organisation capitalistique qu’il est impossible de réformer de l’intérieur. « L’Europe sociale » qui serait le résultat de réformes progressistes est une illusion pour les travailleurs.

 

Nous rappelons que l’adhésion de notre parti au PGE a été imposée en 2005 par une minorité de ses membres qui s’est exercé au détriment d’un débat démocratique constitué au minimum par une décision de congrès.

 

La majorité des membres du parti a constaté que cette minorité pégéiste n’a eu de cesse d’entraîner notre mouvement dans le réformisme au détriment de son essence révolutionnaire.

 

La récente visite du représentant de Die Linke (dont Gregor Gysi, président du PGE, est membre), Dietmar Bartsch, dans l’une des colonies israéliennes près de la bande de Gaza où il a planté des arbres dans le cadre de la coopération avec l’organisation sioniste « Keren Kayemet » (fonds national juif), connu pour sa grande responsabilité dans la politique de nettoyage ethnique contre les palestiniens, conforte notre décision.

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