Menu Content/Inhalt
Accueil arrow Le Programme arrow 15. Pour une démocratie plus vivante et plus directe
15. Pour une démocratie plus vivante et plus directe Convertir en PDF Version imprimable E-mail
Ecrit par Parti Communiste   
12-05-2007
15. Pour une démocratie plus vivante et plus directe
 
Nous vivons aujourd’hui à l’heure de « l’illusion démocratique ». Dans les pays capitalistes, la cause principale de l’échec du projet démocratique réside dans l’existence de structures socio-économiques et politiques qui s’opposent ou freinent tout élargissement de la démocratie au niveau politique mais aussi sur les lieux de travail et milieux de vie. Une authentique démocratie se comprend comme un système permettant aux citoyens de participer à l’exercice du pouvoir dans tous les domaines de l’activité humaine.
 
La démocratie que nous connaissons dans nos pays capitalistes est uniquement du type «démocratie représentative». Elle fonctionne à base d'élections de représentants qui ont pleins pouvoirs durant leur mandat. Dans une démocratie de type «représentative», la population signe périodiquement « un chèque en blanc» et confie administration et gestion totale du «bien public» aux représentants des partis politiques qui la courtisent. La délégation de pouvoir entraîne une scission entre élus et couches populaires et écarte le peuple de toute décision politique, sociale et économique. La démocratie représentative est particulièrement limitée. La scène politique est ainsi dominée par quelques partis et hommes politiques omniprésents dans le temps et bien éloignés des préoccupations fondamentales et soucis quotidiens des citoyens. La démocratie représentative est entre les mains de politiciens professionnels.
 
Des inégalités de moyens empêchent toute véritable expression démocratique pluraliste au moment des scrutins électoraux. Les grandes formations politiques disposent de moyens financiers considérables pour la campagne publicitaire et l’accès aux médias est pratiquement impossible pour les petites formations politiques qui devraient pourtant aussi pouvoir s’exprimer et présenter leur programme.
 
Les milieux industriels et financiers échappent à tout contrôle démocratique : la démocratie, représentative, s’arrête aux portes des entreprises et des institutions financières.
 
La crise économique, les exclusions, le chômage causés par le capitalisme et couplés à la crise de confiance à l’égard de la démocratie représentative constituent un terreau favorable au développement des idées d’extrême droite et fascisantes et donc une menace contre toute évolution démocratique. On assiste aussi à une banalisation et une déformation du concept de « démocratie ». Tout le monde, ou presque, se veut et s’affirme « démocrate » mais peu le considère dans sa signification première : « le pouvoir pour le peuple et par le peuple » Droit de vote et suffrage universel ne suffisent pas pour assurer une véritable démocratie.
 
Par ailleurs on constate, à la suite des événements du 11 septembre 2001, qu’une série de lois liberticides, dites anti-terroristes, ont été votées en Belgique comme un peu partout dans le monde, faisant reculer plus encore la démocratie. En Belgique, l’affaire Bahar Kimyongür, est une parfaite illustration de la menace que constituent de tels lois pour les militants de gauche et les mouvements sociaux, lesquels peuvent être condamnés non plus en raison leurs actes mais en raison des idées qu’ils défendent.
 
Le développement de la lutte pour plus de démocratie implique donc :
  • De rebâtir sur le terrain social de nouvelles solidarités populaires,
  • D’agir avec le plus grand nombre et pas seulement pour le plus grand nombre,
  • De lutter pour que les citoyens investissent les lieux de décisions qui concernent leur travail et leur espace de vie,
  • De redonner confiance aux couches populaires pour qu’elles investissent temps et énergie dans une vie sociale active et contestataire,
  • De créer les conditions pour une participation plus importante et plus active des femmes à la vie sociale, économique et politique car elles représentent en effet plus de la moitié de l’humanité. 
  • D’abroger les lois (dites) antiterroristes qui constituent une menace avérée pour nos libertés.