| Communiqué du 9 avril 2009 : La casse d'Arcelor Mittal, le prix de l'abandon public |
|
|
| Ecrit par Bureau politique | |
| 09-04-2009 | |
|
Nous exprimons également notre colère face à ce dernier avatar de l’économie capitaliste où les actionnaires empochent les bénéfices et où les travailleurs payent l’addition. Il faut rappeler qu’Arcelor-Mittal a réalisé 6.7 milliard d’euros de bénéfices en 2008 dont plus des 2/3 furent directement reversés aux actionnaires fin 2008. Il faut dire qu’au moment même où elle sacrifie des milliers d’emplois, la multinationale vient d’annoncer qu’en 2009 ses actionnaires toucheraient encore pas moins d’un milliard d’euros de dividendes. Arcelor-Mittal était pourtant soit disant sans le sous lorsqu’il s’agissait de payer les quotas d’émissions CO2, obligeant la Région (et donc nous tous) à régler la facture. Sur cette question, pas un mot du Ministre Marcourt qui se contente au contraire de dédouaner Mittal et de blâmer avec un certain culot l’ultralibéralisme auquel son propre parti a pourtant ouvert grand la porte. Pire encore, il entre dans le jeu patronal de la concurrence mondialisée et réclame une meilleure productivité soit plus encore de pertes d’emploi. En ayant vendu morceau après morceau sa sidérurgie, nos gouvernements ont cédé sciemment une bonne part de leur faculté d’intervention face à ces patrons voyous qui trouve dans la crise un « effet d’aubaine » afin de rationaliser plus encore. Si nous ne voulons pas voir définitivement disparaître une industrie (et un savoir-faire) ancestrale de notre région, il est temps de retrouver un acteur public fort. Le Parti Communiste exige le remboursement par Mittal des aides perçues s’il maintient son plan de démantèlement alors même qu’il se déploie dans les pays à bas salaire. Plus fondamentalement, nous proposons la mise sous statut public de la sidérurgie wallonne et plus largement celle de l’Europe, ainsi que cela a été fait pour sauver les banques un peu partout. Cela permettrait notamment une gestion plus rationnelle de la production et de l’utilisation des produits finis. Il est ainsi choquant de constater par exemple que les 10.000 tonnes d’acier utilisées pour la gare Calatrava de Liège n’ont pas été produits à quelques kilomètres de là (et acheminés par voie ferrée) mais sont venus d’Espagne. Demain encore, nous aurons besoin d’acier dans notre région, ainsi que d’une grande variété de produits finis de haute technologie issus de la sidérurgie. Il est socialement plus souhaitable de les produire ici. Ecologiquement, avec des infrastructures modernes (et par exemple l’ouverture d’un haut-fourneau électrique sur le site de Chertal) et une relocalisation de la production, on pourrait également lutter plus efficacement contre la pollution de l’air. Si la liste PC-Ge obtient un(e) élu au Parlement européen et/ou au Parlement wallon, il(s)/elle(s) portera(ont) ce message de rupture avec la logique ultra-libérale. C’est également le combat que mèneront au niveau européen nos partis frères du Parti de la Gauche Européenne. Chaque jour, le capitalisme nuit gravement à la santé ! |


La multinationale Arcelor-Mittal vient d’annoncer la fermeture du dernier haut-fourneau liégeois et la perte de près de 1000 emplois supplémentaires, et ceci à peine quelques semaines après l’annonce d’un plan de « dégraissage » drastique visant déjà à passer de 4200 emplois en octobre 2008 à 2800 fin 2009. La chaîne d’agglomération d’Ougrée, ainsi que l’aciérie et le laminoir à chaud de Chertal seront également touchés. Le Parti Communiste tient à exprimer toute sa solidarité avec les travailleurs liégeois en ces moments difficiles ainsi qu’a ceux des nombreux autres sites européens (à Gand, à Florange,…) durement touchés eux-aussi.