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Communiqué du 25 août 2005 : A propos de la mainmise sur Electrabel du Groupe Suez |
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Ecrit par Administrator
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10-02-2006 |
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L'annonce par le groupe Suez de la prise de contrôle de la firme Electrabel confirme non seulement la voracité du capital financier français en vue d'avaler ce qui reste de secteurs nationaux dans l'activité industrielle (1), mais aussi combien cette politique est cautionnée par les tenants de la construction européenne et menace d'aggraver sérieusement la situation de l'emploi dans notre pays.
En effet, cette annexion n'est que la suite logique de la volonté dominatrice de Suez sur l'important secteur de l'industrie énergétique belge qui avait commencé, en 1987, par la prise de contrôle de la Société Générale de Belgique. L'accord, quasi unanime, qu'à son tour vient de donner le Conseil d'Administration d'Electrabel à cette opération, prouve aussi que moyennant quelques prébendes le dit " patriotisme économique " de nos capitaines d'industrie s'évanouit facilement. Ainsi, la concentration des capitaux continue de belle manière dans cette Europe où les tenants du 'oui' au projet de Traité de Constitution Européenne ne cessaient de nous promettre une " concurrence exempte de distorsions ". Dans les faits, ce nouveau géant de l'offre énergétique, puisqu'en situation de quasi-monopole, aura tout le loisir pour nous imposer ses tarifs, et ce, d'autant plus que la démarche ne fait que renforcer les projets de privatisation de l'ensemble de l'énergie européenne tant souhaitée par l'eurocratie bruxelloise ; en particulier celle de d'EDF en France, probable nouvelle proie du Groupe Suez. Voici donc que le démantèlement total du secteur public en Europe est, plus que jamais, à l'ordre du jour. Adieu alors aux droits communaux ou aux interventions des collectivités dans la formulation et gestion des politiques régionales de l'énergie. On peut d'ailleurs sur ce point s'interroger sur le silence assourdissant de nos élus qui semblent une fois encore totalement soumis (voir complices) aux lois prétendument inéluctables du capitalisme tout puissant. Ces mêmes élus qui au niveau wallon viennent en catimini de vendre pendant les vacances la moitié de leurs actions à la multinationale Arcelor, oubliant leurs promesses de défense des travailleurs. Adieu aussi aux préoccupations sur l'environnement que, en observance des accords de Kyoto, ont pu montrer certaines administrations locales. Voilà démasqué le double langage des bureaucrates de Bruxelles: pompeusement favorables, dans leurs discours, aux préoccupations écologistes, ouvertement soumis dans la réalité aux conceptions et pratiques du capitalisme le plus sauvage. Perspective, celle-ci, dont l'emploi sera la première victime, tant l'évangile de ces financiers a comme premier commandement celui de faire des économies sur le dos des travailleurs. C'est pourquoi, dans le scénario ouvert par le refus populaire au TCE, même s'il fut bâillonné dans notre pays, les communistes en appellent aux forces syndicales, aux associations communales et, plus largement, à l'opinion publique pour manifester leur répulsion contre ces scandaleuses manœuvres des requins de la finance internationale (1) Après avoir allègrement investi diverses branches de l'économie telles que les banques, assurances, distribution, sidérurgie, pétrochimie, électrotechnique, etc. |