| Communiqué du 22 novembre 2006 : Solidarité avec le personnel de VW Forest. |
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| Ecrit par Le Parti Communiste | |
| 23-11-2006 | |
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Le Parti Communiste exprime sa solidarité avec les travailleurs de Volkswagen et veut les assurer de son soutien dans les luttes qui les attendent.
Nous pensons aussi au désarroi des travailleurs de tous les sous-traitants de la firme allemande, qui vivent désormais dans l’incertitude et voient s’approcher le spectre des licenciements et des cessations d’activités. Chacun de ces travailleurs et travailleuses a démontré son excellence, sa compétence et sa fierté face au travail bien fait. De plus, ils ont, au cours des dernières années, consentis de nombreux sacrifices afin d’assurer la compétitivité de l’entreprise. A présent, il faut penser à l’avenir. Dans un premier temps, il est urgent que plus un seul euro ne revienne à la direction de Volkswagen. Le bénéfice des ventes de tous les véhicules montés à Forest doit revenir aux seuls membres du personnel de l’usine bruxelloise. Il n’est pas question de laisser s’enrichir des patrons et des actionnaires voyous sur le dos d’ouvriers, d’ouvrières, d’employés et d’employées plongés dans la détresse.
Le gouvernement feint de découvrir les effets pervers de la mondialisation libérale et s’étonne de l’absence de cohésion européenne. Belle hypocrisie en vérité quand on sait que ce sont les mêmes partis au pouvoir (PS, MR, CDH (ex-PSC), ECOLO) qui ont bradé (et continuent à le faire), nos entreprises publiques et privées et se sont rendus complices des puissances financières pour bâtir un système qui échappe de plus en plus au contrôle des citoyens et laisse le champ libre à l’argent roi. Quant à l’Europe libérale chère à nos édiles, il s’avère bien, avec le nouvel et dramatique exemple de VW Forest, qu’elle sert surtout, sinon exclusivement, à mettre les travailleurs en concurrence. Plus que jamais, la solidarité des travailleurs et des travailleuses au-delà des frontières doit être la réponse aux agressions patronales. Il appartient aux politiques et en particulier aux composantes de gauche de réagir enfin et d'imposer aujourd'hui un système sévère de régulation du marché capitaliste. Donc aller à l'inverse de ce que nous propose l'Europe actuelle et les Etats qui la composent. De construire un strict cadre, bien plus dur que la loi Renault, conditionnant les cadeaux publics, fiscaux, accordés aux multinationales et de les assortir de lourdes sanctions en cas de casse sociale. |


Le modèle social-démocrate que nous connaissons s’est converti au néo-libéralisme le plus sauvage et a démontré amplement son inefficacité en raison de sa complicité implicite avec les patronats transnationaux. Aux patrons voyous, les bénéfices (Au premier semestre 2006, VW a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfices); aux Etats, la facture de la casse. Ce faisant, c’est la population qui doit supporter le coût social des démantèlements et des délocalisations.