| Nouvelle délocalisation chez Inbev |
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| Ecrit par Administrator | |
| 02-03-2006 | |
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Nouvelle délocalisation chez Inbev: Marre des patrons qui font mousser leurs bénéfices sur le dos des travailleurs!
Il existe parfois des informations dont la simple juxtaposition suffit à nous donner la nausée. En 2005, Inbev (ex Interbrew) a engrangé 1,024 milliard d'euros de bénéfices (en hausse de 30% par rapport à 2004) et le groupe prévoit une marge opérationnelle de 30% pour 2007. A quelques jours d'intervalle de la publication de ce bénéfice colossal, Inbev annonçait la délocalisation vers la Hongrie et la République tchèque de quelques 149 équivalents temps plein, dont 109 pour le seul site de Jupille. La multinationale annonçait par ailleurs que 52 emplois dans l'informatique seraient transférés chez un sous-traitant. Et les travailleurs d'autres pays seront également touchés (Allemagne, Luxembourg,…). Au total 360 suppressions d'emplois sont programmées. Cette restructuration est la quatrième en un an imposée aux travailleurs par la multinationale. "Stratégie entrepreneuriale, impératifs économiques, rationalisation des coûts ", le laïus patronal est toujours le même. Et l'on trouve toute une pléiade de consultants plus néolibéraux les uns que les autres pour appuyer ces mesures antisociales. Coté politique, le ministre Marcourt s'est fendu d'une carte blanche dans le très Di Rupien journal Le Soir. Il y parle de " cynisme et d'incivisme " mais, craignant de déplaire trop au patronat, il se dépêche toutefois d'ajouter " disons le tout de suite : cet état d'esprit ne reflète pas celui de la plupart des entrepreneurs que je rencontre ". C'est qu'à l'heure d'ouvrir les mannes de l'argent public aux patrons au travers du plan Marshall, le pied de nez d'Inbev tombe mal. Les communistes ne partagent pas le positivisme béat du ministre Marcourt (et de la classe politique en général) sur les patrons. Nous pensons par ailleurs que la vraie question n'est pas de savoir si les patrons sont " civiques " ou quel est leur " état d'esprit ", mais de développer des outils juridiques et légaux pour faire cesser leurs agissements et, plus globalement, pour combattre le système amoral qu'est le capitalisme, aujourd'hui qualifié de " sauvage ", pléonasme patent. Au delà des mots, personne au PS (et ne parlons pas des autres partis au pouvoir) ne touchera au régime d'exception dont bénéficie Inbev et qui lui permet déjà d'éluder massivement l'impôt. Les communistes eux réclament la fin des centres de coordinations, le remboursement intégral des aides perçues par les entreprises qui délocalisent et l'interdiction des licenciements collectifs pour les entreprises qui font du profit. Puisque les adversaires sont transnationaux, la résistance doit elle aussi être internationale, les syndicats l'ont bien compris sur cette lutte. Les socialistes se gaussaient il y a deux semaines d'avoir ôté de la directive Bolkenstein les mesures susceptibles de faciliter les délocalisations au sein de l'Union. Dans les faits, on voit bien que celles-ci sont déjà en marche. Les communistes sont pour une réglementation européenne stricte afin de lutter contre les délocalisations intra-européennes. Il est temps de faire l'Europe sociale et pas seulement celle des financiers et de la libéralisation. Devant le recul constant de la social-démocratie, seuls des partis communistes plus forts permettront qu'émergent de telles alternatives. C'est pourquoi le PC sera présent lors des prochaines échéances électorales, afin de porter et de défendre la voix des sans voix! |

