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La Poste en 2009 : Toujours plus de bénéfices, toujours moins de service à la population ! Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau politique   
12-02-2010

Voir le dessin de TitomCela n’aura échappé à personne, 2009 fut une année de crise avec un recul important de l’activité économique. Mais ce recul ne signifie pas forcément que tout le monde est perdant. 

Ainsi le résultat opérationnel de la poste a encore progressé de 8.2% pour atteindre 240 millions d’euros.

Rappelons que le maintien intégral des bureaux de poste fut lui estimé par les dirigeants actuels de la Poste à 75 millions d’euros soit plus de trois fois moins.

Tout ceci cadre avec la nouvelle philosophie du fond d’investissement CVC Capital Partners (aujourd’hui monté à hauteur de 49% dans le capital de la Poste et dont est issu l’actuel patron de la Poste Johnny Thijs) : moins de service et plus de bénéfices.

Moins de service car afin d’engranger ces bénéfices records, la Poste a encore sacrifié 1000 équivalents temps plein en 2009, passant sous la barre symbolique des 30.000 postes (alors qu’il n’y a pas si longtemps elle employait encore 50.000 personnes). Elle a également achevé son plan de fermeture d’environ la moitié des bureaux de poste du pays (plus de 600). Enfin, elle a pour projet de remplacer la majorité des facteurs par des « distributeurs » sous-payés et précarisés.

Malgré les campagnes de propagande orchestrées par la Poste sur la satisfaction de ses clients (on ne parle plus d’usagers), ses performances opérationnelles ont baissé en 2009 (moins de courriers acheminés en J+1). Le prix du timbre continue lui de grimper.

Dans ce contexte, on ne peut que  regretter amèrement le blanc seing donné il y a quelques semaines par le gouvernement à participation socialiste à la poursuite de la logique actuelle (projet de libéralisation proposé par l’ultralibéral Vincent Van Quickenborne avalisé ainsi que le nouveau contrat de gestion entérinant la fermeture des bureaux de poste).

Il y a quelques mois, Elio Di Rupo, pourtant un des acteurs de la privatisation, éructait dans la presse contre la fermeture de bureaux de poste à Mons rappelant à juste titre que « point poste » et « bureau de poste » ce n’était pas la même chose. 

Reculade incroyable, aujourd’hui le Ministre président wallon Rudy Demotte propose que les communes financent elles-mêmes des points poste.  Ainsi, le contribuable paierait deux fois, une fois pour financer les bénéfices de la Poste privatisée et une seconde pour conserver un service au rabais (certains services notamment bancaires n’existant pas dans les points poste)

Triste gauche que celle-là qui au-delà des mots, détruit jour après jour nos services publics !

Bureau Politique (Communiqué du 12 février 2010)