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Communiqué du 12 juin 2009 : premier bilan des scrutins du 7 juin 2009 Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau Politique   
12-06-2009

Voici un premier bilan du Bureau Politique du PC Wallonie-Bruxelles suite aux scrutins (régionale et européen) du 7 juin 2009. D'ici la fin du mois, le Comité Central se réunira et une analyse plus détaillée sera produite.  Bonne lecture.

Un résultat décevant et inattendu

Ces derniers mois, de nombreux militants ont rejoint notre parti, toutes nos fédérations ont vu le nombre de leurs membres progresser, des sections se sont (ré)ouvertes.  Au cours de cette campagne, le travail militant fourni aura également été plus important que lors du scrutin de 2007 (affichage mais surtout distribution de centaines de milliers de tracts,…)  et la couverture médiatique modeste mais en progrès.

Pourtant, malgré quelques petits succès locaux, nos résultats sont très décevants et nous perdons plus de la moitié de notre électorat par rapport 2007.

D’ores et déjà, on peut penser que plusieurs éléments peuvent expliquer cet échec : la dispersion des listes de la gauche anticapitaliste, une campagne de proposition trop peu lisible de notre part, le choix d’une dénomination (PC-GE) trop difficile à comprendre pour nos électeurs d’autant plus qu’elle apparaissait très tardivement, et enfin des appels au vote utile lancés par le PS et la FGTB afin de faire barrage au MR.

A Bruxelles, le cartel PC-PSL-LCR-PH n’a pas, non plus, obtenu les résultats escomptés.

Dans les prochaines semaines, notre parti analysera cette situation plus finement et en tirera les conséquences qui s’imposent.

Au-delà de ces constats peu réjouissants, le PC tient à remercier celles et ceux (plus de 8000 personnes) qui lui ont accordé leur confiance ainsi que son partenaire électoral dans les régions et à l’Europe, le Parti Humaniste.

Une chose est certaine, nous ne baisserons pas les bras et continuerons à populariser nos propositions de changement.

Analyse de la gauche en Europe

Abstention record et virage à droite, montée des formations xénophobes et populistes dans plusieurs pays, recul historique des formations socialistes sont les conclusions principales de cette élection européenne. La gauche de gauche incarnée par le groupe GUE/NGL connaît des résultats contrastés (35 députés au lieu de 41 mais dans un Parlement comptant moins de députés), malgré des résultats encourageants en Allemagne (avec 8 députés pour Die Linke), en France (avec 5 députés pour le Front de Gauche) ou au Portugal (le PCP et le Bloco enregistrent une forte progression). Force est de constater que la conversion de la social-démocratie au « social-libéralisme » depuis plusieurs décennies a largement affaibli l’idée même d’alternative, et cela au moment où la crise du système capitaliste s’aiguise et exigerait des réformes de gauche profondes dans toute l’Europe.

En Wallonie et à Bruxelles

Un des enseignements de cette campagne est sans doute qu’attaquer le PS uniquement  sur les « affaires » et par sa droite, n’a pas convaincu massivement l’électorat.  S’il recule, le PS ne connait pas la débâcle annoncée.  ECOLO est en net progrès même s’il n’obtient pas les résultats que les sondages lui promettaient. L’extrême-droite disparait et nous nous en réjouissons. Le MR, qui rêvait de devenir le premier parti, doit remiser ses ambitions hégémoniques. Le CDH de Joëlle Milquet arrive désormais en quatrième position en Wallonie et en Communauté française. Au total, ces élections ne montrent certainement pas une adhésion populaire aux thèses ultralibérales en Wallonie et en Communauté française. C’est là une leçon essentielle du 7 juin qu’il s’agira de rappeler à celles et ceux qui négocient les majorités régionales et nous représenteront au Parlement européen.

Concernant l’évolution de la gauche anticapitaliste en Belgique, force est de constater que si nous sommes les perdants, il n’y a pas véritablement de gagnants. La LCR, malgré d’importants relais médiatiques et l’engagement d’Olivier Besancenot, ne perce pas. La liste CAP D’Orazio fait un score comparablement faible.  Quant au PTB, malgré une plus forte présence médiatique (ce qui est nouveau) et militante, il ne réalise qu’une avancée modeste au regard de ses espérances (en particulier à Bruxelles) et principalement dans les bastions où il a des élus locaux. 

En conclusion

Devant nous demeure le principal défi : celui de la création d’une force politique à la gauche du PS et d’ECOLO afin de mettre en avant des solutions concrètes pour rencontrer les défis sociaux, économiques et écologiques.