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OGM : L'agro-industrie ne désarme pas ! Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau Politique   
08-03-2010

Depuis douze ans et l’autorisation  du tristement célèbre maïs MON810 de la multinationale américaine Monsanto, l’agro-industrie attendait une telle victoire.  A l’unanimité, les commissaires européens de la commission Barroso, parmi lesquels le Belge Karl De Gucht, viennent en effet de donner leur feu vert à la culture dans l’UE d’un produit génétiquement modifié, une pomme de terre du groupe allemand BASF. Ce tubercule contient un gène marqueur résistant aux antibiotiques qui inquiète l’OMS (qui n’est pourtant pas un “nid” d’écologistes radicaux).

Le parti communiste tient à rappeler sa farouche opposition aux OGM, opposition qui n’est un rien une position passéiste ou une quelconque opposition au progrès. Nous réclamons cependant un droit d’inventaire citoyen afin de déterminer les progrès technologiques qui correspondent réellement à des avancées pour l’humanité.  Les OGM ne constituent assurément pas un progrès pour tous:

  • Ils ne répondent à aucune nécessité alimentaire.  Une étude récente de la FAO a montré qu’il serait possible de nourrir  10 milliards d’êtres humains exclusivement sur base d’une agriculture biologique.
  • Ils permettent à l’agro-industrie de s’approprier le vivant (brevets) et d’asservir les petits producteurs (obligation d’acheter les semences OGM chaque année)
  • En raison de leur forte dissémination non contrôlable, ils sont une “solution” hégémonique. On retrouve aujourd’hui un certain pourcentage d’OGM même dans les cultures biologiques et l’UE vient d’être contrainte d’assouplir  sa définition du bio (autorisation de 9g d’OGM par kg)

Autoriser la culture d’OGM en plein-champ, c’est condamner une agriculture vivrière de qualité, c’est mettre à mort les petits producteurs et empêcher  toute transition vers un agriculture paysanne de qualité.  Aujourd’hui, 70% de la population mondiale vit encore de l’agriculture.  Il est essentiel de combattre pour elle la logique des multinationales de l’agro-industrie qui après avoir imposé l’agriculture des pesticides et des engrais chimiques (qui fut alors baptisée de révolution verte) responsable d’un appauvrissement des sols et d’une contamination sans précédent des nappes phréatiques, tente aujourd’hui d’imposer contre la volonté des peuples celle des organismes génétiquement modifiés.