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Communiqué du 23 décembre 2009 : Copenhague, l'échec du capitalisme maquillé de vert Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau Politique du PC   
24-12-2009

 La voix des 100.000 manifestants présents le 12 décembre dans les rues de Copenhague (parmi lesquels une délégation de notre parti), celles des millions d’hommes et de femmes qui ont marché dans les rues de centaines de grandes villes à travers la planète, auront fait trembler les murs du Bella Center mais elles n’auront pas suffit à déboucher les oreilles des puissants, et en particulier du président Obama.  

Mais pouvait-on attendre quelque chose de ce sommet quand c’est encore et toujours la loi du profit qui gouverne le monde ? Dans la manifestation de Copenhague fleurissait ce message : « si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé » C’est aujourd’hui la logique de marché et la maximisation du profit à court terme qui dominent le monde. Malheureusement, nos dirigeants se conforment à ce diktat.

Un peu comme le ministre Magnette, monté dans un train pour Copenhague devant les caméras mais le quittant ensuite par une porte dérobée, l’Europe en reste pour l’essentiel aux beaux discours de façade.  L’idée selon laquelle, nous serions les bons élèves sur le climat doit être sérieusement remisée.  En refusant de monnayer à sa juste valeur la dette écologique des pays riches, en tentant de mettre Chine et USA sur le même pied, ou encore en acceptant que soit mis sur la table à la dernière minute un texte non démocratiquement rédigé, l’Europe a fait le jeu de l’échec de Copenhague.

Copenhague devait être le sommet marquant l’avènement d’un capitalisme vert.  Il est au contraire le sommet qui montre l’échec de cette logique. Non, il ne suffira pas d’un « green deal » et de passer du productivisme gris au productivisme vert.  C’est d’un changement profond de société dont nous avons besoin.  Alors que l’on privatise le FRET (déjà marginalisé face au camion) et les transports en commun (via les PPP), les communistes proposent au contraire d’investir massivement dans du transport public. Nous réclamons un plan massif d’isolation de tout l’habitat public et la construction chaque année en Wallonie et à Bruxelles de 5000 logements sociaux basse énergie. Nous pensons qu’il faut favoriser l’économie locale et stopper le dumping social mondialisé. Le libre marché c’est la liberté d’exploiter au Nord comme au Sud. Nous appelons à promouvoir une agriculture locale respectueuse de l’environnement.  Les Etats doivent avoir le contrôle de leur politique énergétique (et aussi du traitement des déchets ainsi que le montre cruellement les derniers évènements bruxellois). Tant d’autres mesures transformatrices aujourd’hui délaissées par la sociale démocratie et sa petite sœur écologiste sont une urgente nécessité.

Dans son discours du 16 décembre à Copenhague, le président vénézuélien Hugo Chavez, déclarait : « Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde. ».  Voilà un avis que nous communistes, partageons entièrement.