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Communiqué du 9 novembre 2009 : Israël : honte à l’Europe…et à la Belgique Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau Politique   
09-11-2009

Malgré les manœuvres des Etats-Unis et des pays de l’Union européenne, Israël n’a pu empêcher que le « rapport Goldstone » soit présenté devant l’Assemblée générale de l’ONU. Ce document établit que l’Etat hébreu s’est rendu coupable de crimes de guerre à Gaza au cours de l’hiver dernier. La résolution qui vient d’être votée à une large majorité, si elle n’est pas contraignante, accroîtra la pression sur Tel-Aviv. 

Dans le même temps, Barack Obama, qui disait vouloir faire du règlement du conflit israélo-palestinien une priorité, opère une courbe rentrante. Comme ses prédécesseurs, il refuse toute sanction contre Israël. Par la voix de la secrétaire d’Etat, Hilary Clinton,  l’administration américaine vient de manifester de la compréhension vis-à-vis des constructions de colonies... tout en prétendant, pour calmer les inquiétudes arabes, n’avoir pas changé de position sur le fond.

Ce comportement erratique constitue un soutien à la politique extrémiste de Netanyahou et de son gouvernement (donc fait partie, rappelons-le, le Parti travailliste, membre de l’Internationale socialiste) et ne peut qu’aviver les tensions et les risques de nouveaux affrontements.

On pourrait attendre de la Belgique et de ses partenaires européens qu’ils expriment clairement leur désaccord et l’exigence du respect des résolutions des Nations Unies. Or, la majorité des Etats membres de l’Union européenne ont refusé de voter le rapport Goldstone (1).

En outre, alors que se développe une campagne de boycott lancée des par des associations de la société civile européenne, on apprend que L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles. La décision prise il y a plus d’un an par les Etats membres de rehausser les relations UE-Israël – un « partenaire naturel » - est toujours d’actualité, a déclaré à Jérusalem le vice-président de la Commission Günter Verheugen.

Fin octobre, la Haut représentant pour la politique étrangère de l’Union, Javier Solana, avait lancé devant la « Conférence présidentielle israélienne », qui réunit des politiques et des patrons de l’État hébreu : « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions ».

Notre pays n’est pas en reste. Ainsi, la région de Bruxelles-capitale entend-elle organiser une mission commerciale en Israël en décembre prochain, ce « pays ‘atypique’ qui mérite un statut spécial car il est proche de l’UE en ce qui concerne le développement économique et la stabilité de sa démocratie et de ses institutions. » (Verheugen).

Le Parti communiste condamne cette initiative indigne et s’associe au rassemblement de protestation contre la mission organisé par de nombreuses associations (le mardi 10 novembre de 17h30 à 18h30  devant les bâtiments de la Direction du Commerce extérieur, Av Louise 500 ).

1. L'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont voté contre la résolution. L'Irlande, le Portugal, Malte, la Slovénie et Chypre l'ont adopté. Les 13 autres Etats membres de l'UE, dont la Belgique, la France et la Grande-Bretagne, se sont abstenus