| Europe-Israël : sortir du double-jeu |
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| Ecrit par Bureau Politique | |
| 22-02-2010 | |
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Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, est connu pour la violence de ses positions. Récemment encore, il déclarait que « l’inquiétude des Palestiniens est le dernier de (ses) soucis ». Pour lui, « l’important, c’est que ce gouvernement (en Israël) ne cède pas aux pressions. » M. Lieberman était ce lundi en visite à Bruxelles pour l’expliquer à ses homologues de l’Union européenne. Cela au moment où plusieurs d’entre eux, font mine de vouloir rendre vie au processus de paix au Proche-Orient et redisent leur refus de toute « modification du tracé des frontières d’avant 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem. » En outre, les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne ont condamné l'assassinat par les barbouzes israéliens d'un responsable palestinien du Hamas à Dubaï. Non sans ambiguïté. « Cette action ne peut pas contribuer à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient » mais les « 27 » se sont abstenus d’en accuser formellement Israël. Dont le plénipotentiaire a réitéré la position de son gouvernement : « Rien ne prouve qu'Israël est impliqué ». Pourtant, Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre les auteurs du meurtre, des membres du Mossad... Et le chef de la police de Dubaï, a plaidé que « c’est une affaire qui touche les pays européens ». Sur le terrain, l’occupation se poursuit. Israël vient même d’ajouter à la liste de « l’héritage national » le tombeau des patriarches situé à Hébron, et la tombe de Rachel, à l’entrée de Bethléem, en Cisjordanie. Mais les leaders européens considèrent toujours l’Etat hébreu comme un « partenaire naturel » malgré les crimes de guerre et les atteintes aux droits de l’homme. Ils poursuivent la mise en place de l’intégration d’Israël dans structures de l’Union. La Belgique, comme les autres Etats de l’UE, multiplie certes les déclarations de principe outragées. Mais tous continuent à pratiquer la « politique de l’équilibre », mettant sur un même plan occupants et occupés. L’Union européenne, principal bailleur de fonds dans la région, a pourtant les moyens de faire pression sur Israël pour que le processus de paix reprenne sur des bases permettant la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967. Les dirigeants israéliens font face à un isolement croisant avec, notamment, l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du rapport Goldstone sur Gaza en novembre 2009 et les manifestations d’une opinion choquée par l’impunité d’Israël. L’Europe doit sortir de son double-jeu. |

