| Dix ans "La Gauche" Luxembourg : discours de Pierre Eyben |
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| Ecrit par author | |
| 15-02-2009 | |
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Chers amis, chers camarades, Ceci est traditionnel mais pas moins sincère, je voudrais pour commencer vous remettre les chaleureuses salutations de mes camarades du Parti Communiste Wallonie Bruxelles. En Belgique francophone comme partout en Europe et sur cette planète, nous avons un urgent besoin de fronts de gauche forts, qui renversent le rapport de force à gauche avant de simplement battre la droite. Nous le voyons bien un peu partout, plus la gauche social-démocrate glisse au centre et se soumet à la logique archéo-libérale dominante, plus elle perd du terrain. Là où cela est encore possible, nous devons la forcer à regarder franchement sur sa gauche et plus sur sa droite. Ailleurs, nous devons purement et simplement acter sa mort idéologique et prendre sa place. Nous avons besoin d’une gauche de combat qui respecte la parole des peuples, d’une gauche radicale au sens littéral du terme, càd qui attaque le mal à la racine. Et la racine du mal planétaire aujourd’hui, la source des injustices sociales et des destructions écologiques, c’est la logique économique qui assujetti nos sociétés, c’est le capitalisme. L’anticapitalisme n’est pas un programme mais c’est assurément un dénominateur commun essentiel. Nous pensons que les communistes doivent aujourd’hui, sans renier leurs spécificités, participer à la constitution de fronts de gauche. Ils peuvent y apporter des éléments d’analyse et d’action originaux et modernes … car la modernité camarades, ce n’est pas de travailler 65 heures par semaine, de plonger dans la misère plus d’un milliard d’humains ou de faire la guerre pour du pétrole. La modernité ce n’est pas marché, productivité, compétitivité mais c’est liberté, égalité, fraternité Un puissant Front de gauche est aujourd’hui impulsé en Europe avec la naissance du Parti de la Gauche Européenne dans lequel nous travaillons ensemble et qui devra s’élargir encore pour accueillir toutes les forces anticapitalistes. Les partis membres du PGE auront le même programme à travers toute l’Europe pour les élections européennes en juin. Quelle meilleure réponse pouvions-nous opposer à ceux qui faisaient de notre opposition à l’UE archéo-libérale et anti-démocratique une opposition à l’Europe ? Oui, nous sommes internationalistes, mais notre internationale est celle des peuples, pas celle des milliardaires de Davos ! Nous avons aussi besoin de fronts de gauche dans nos pays. Pour nous, Die Linke ou Dei Lenk sont des exemples. En Belgique francophone, notre parti qui a acté en congrès la nécessité de bâtir la force qui manque à gauche, travaille sans cesse à l’unité, notamment dernièrement au sein d’Une Autre Gauche. Mais comme partout ailleurs, il n’est pas aisé d’unir la gauche de gauche. Les dogmatismes, les sectarismes demeurent nombreux. Certains préfèrent la surenchère stérile à l’intérêt collectif. Comme ailleurs de nombreux médias jouent à accentuer les appétits individuels et les antagonismes. Mais il n’est pas de fatalité. Chaque pays n’a pas un Jean-Luc Mélenchon mais chaque pays, chaque région est confrontée aux mêmes régressions sociales. Cette précarisation croissante, cette exploitation de plus en plus mal dissimulée, comme la crise d’un système basé sur l’endettement des peuples et la surconsommation, conduiront tôt ou tard à l’avènement de fronts politiques 100% à gauche. La Gauche, c’est un joli nom camarades. Un nom trop souvent galvaudé aujourd’hui et auquel nous devons rendre sens. Voilà la difficile mais motivante tâche qui nous attend. Nous la relèverons unis. Je vous souhaite au nom des communistes wallons et bruxellois un excellent anniversaire. |

Discours de notre porte-parole