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Communiqué du 26 février 2009 : L'OTAN a 60 ans, un bon âge pour la retraite ! Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau Politique   
27-02-2009

 A la veille de son 60ème anniversaire, le rôle de l'OTAN sur la scène internationale ne cesse de susciter d’inquiétantes questions.

Rappelons que, pendant plus de 40 ans, on nous a répété que sa seule justification aurait été de contrer la menace soviétique incarnée par l’Organisation du Traité de Varsovie , créée pourtant six ans après elle et rassemblant la plupart des Etats communistes européens. En 1991, lors de la dissolution de cette dernière, puis de l’Union soviétique elle-même, de nombreux observateurs s’attendaient à ce que l’OTAN prenne le même chemin.

Mais, bien au contraire et malgré les promesses faites à Gorbatchev, l’OTAN s’élargissait en direction de la Russie, passant de 16 membres en 1991 à 26 actuellement, et probablement 28 après le sommet de Strasbourg d’avril prochain. Et surtout, l’alliance, dont la charte confine son rôle à la défense du territoire de ses membres, a totalement changé de nature.

Après quatre décennies d’« équilibre de la terreur » au cours desquelles aucun missile ne fut échangé avec l’adversaire, l’OTAN multiplie les actions offensives dans les Balkans à partir de 1994. Ses bombardements massifs de la Serbie en 1999 ont directement contribué à la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo, où elle maintient près de 20.000 hommes. C’est également cette année-là, en pleine « guerre du Kosovo », que ses dirigeants entérinent l’important changement de doctrine consécutif à la fin de la guerre froide : il n’est maintenant plus question de défense mutuelle du territoire des membres de l’alliance, mais de « gérer » les crises où qu’elles surviennent sur la planète.

Et effectivement, deux ans plus tard, c’est en Afghanistan que l’OTAN offre un soutien multiforme à la guerre lancée par les Etats-Unis contre les talibans pour, ensuite, assurer un rôle de plus en plus important dans l’occupation du pays, où elle commande maintenant une « force d’assistance » de 55.000 militaires. Parallèlement, elle contribue à la répression de la résistance en Irak en apportant un soutien logistique aux forces sous commandement états-unien et en formant l’armée locale à leur dévotion.

Par ailleurs, c’est sous couvert de leur appartenance à l’OTAN que plusieurs pays européens, dont la Belgique, continuent à « héberger » des armes nucléaires américaines. Le déploiement prévu d’un bouclier antimissile en Tchéquie et Pologne, avalisé par l’OTAN, montre également que certains, à Washington, n’ont pas renoncé à en découdre avec l’« ours russe ». C’est dans la même logique que les mêmes ont défendu avec acharnement l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN, au risque d’allumer la mèche à de nouveaux conflits.

Tout cela démontre que, plus que jamais, l’organisation atlantique demeure un outil de mainmise des Etats-Unis sur l’Europe. Grâce aux renforts qu’elle met gracieusement à leur disposition sur divers fronts, elle leur permet de renforcer leur toile tissée à travers le Moyen-Orient et aux frontières de la Russie et de la Chine. 

C’est pour toutes ces raisons que le PGE et le PC W-B réclament la dissolution de l’OTAN et appellent à manifester le 21 mars à Bruxelles (Lien et vidéo de promotion) ainsi que le 4 avril à Strasbourg et à Kehl (Infos).