| Communiqué du 29 juin 2009 : Honduras, NON au putsch réactionnaire ! |
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| Ecrit par Bureau Politique | |
| 29-06-2009 | |
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Mais Manuel Zelaya ne s’est pas limité à dénoncer cette mascarade. En tant que démocrate intègre, il a également appelé les forces progressistes de son pays à sortir dans la rue afin de manifester leur opposition au crime de lèse démocratie organisé par l’armée, l’Eglise catholique (et certaines églises sectaires importées des Etats-Unis), et surtout la servile grande bourgeoisie hondurienne. Celle-ci enrage d’avoir entendu ce président progressiste annoncer d’importants projets de reforme agraire, et ce après avoir déjà subi l’affront de se voir imposer par décret, puisque la droite domine le Parlement, un salaire minimum pour les travailleurs de ce pays. Que l’on ne s’y trompe pas, il s’agit donc bien d’un putsch réactionnaire afin de tenter de stopper des réformes populaires. Face à ce putsch scandaleux, condamné même par des organisations peu suspectes de sympathies gauchistes telle l’Organisation d’Etats Américains (OEA) et l’Union européenne qui n’ont pas hésité à parler de « coup d’état », seul le très médiatique président des Etats-Unis Barack Obama se montre pour le moins réservé, se disant simplement « préoccupé ». Assurément, ce qui préoccupe le plus monsieur Obama est de voir que l’Amérique latine confirme toujours plus son insoumission aux diktats des intérêts qu’il représente et qu’il défend si bien quoi qu’en pensent ses admirateurs européens de droite et de gauche. Quant à nous, tout en manifestant notre solidarité avec le peuple hondurien et en souhaitant encore des nouvelles « préoccupations » au président américain, nous exigeons de notre gouvernement une attitude claire de condamnation de cette agression commise contre la démocratie dans ce pays. Bruxelles, le 29 juin 2009 Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles |

Comme en avril 2002 lorsque les putschistes vénézuéliens (soutenus notamment par George W. Bush, José María Aznar, mais également le socialiste Felipe González) prétendirent que le président Hugo Chavez avait renoncé volontairement à la présidence de son pays, leurs homologues du Honduras « montrent » aujourd’hui sans le moindre scrupule une lettre antidatée du président Manuel Zelaya selon laquelle ce dernier renoncerait volontairement à son mandat. Ceci est un mensonge grossier que ce dernier a vivement démenti depuis son exil forcé du Costa Rica.