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Communiqué du 17 février 2009 : Venezuela, la démocratie s'est exprimée Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau politique   
17-02-2009

 Certains médias s’acharnent avec zèle à coller à Hugo Chavez l’image d’un dictateur. La faribole de « l’élection à vie » propagée par l’opposition vénézuélienne aura ainsi été reprise avec force par nombre de nos médias. Cette accusation est grotesque, et d’autant plus si l’on se rappelle que cette même opposition n’avait pas hésité il y a quelques années à se passer pour ce qui la concerne de toute élection pour mener un coup d’Etat militaire et placer le patron des patrons vénézuéliens à la tête d’un gouvernement fantoche. On fait difficilement plus explicite !

Ce dimanche, les Vénézuéliens participaient à leur 15ème scrutin électoral depuis l'accession à la présidence de la République de Hugo Chavez.  Pas mal pour un dictateur ! Avec un taux de participation de 70 %, ils ont ratifié à plus de 54% le projet d'amendement constitutionnel permettant, pour tout élu local ou national, pas seulement le président de la République, de pouvoir se présenter à des élections sans limitation du nombre de mandats, "pour le temps établi constitutionnellement".  Il ne s’agit donc aucunement de légaliser une « élection à vie » mais d’octroyer aux élus la possibilité de briguer plus de deux mandats d’une durée déterminée.  La même règle est en vigueur dans de nombreuses démocraties, et notamment en Belgique, sans que cela soulève les hurlements de certains journalistes à la vision manifestement fort sélective.

On ne peut par ailleurs s’empêcher de constater que si Hugo Chavez est un « dictateur » qui fait voter, nous avons en Europe des « démocrates » qui évitent le plus souvent possible les urnes.  Ainsi nos démocrates tentent-ils dernièrement d’imposer sans consultation (ou même en s’asseyant sur le résultat de celles-ci) des Traités européens ultralibéraux. A nouveau on ne peut que s’étonner de certains traitements « de faveur » de la part des médias de masse.

Bien évidemment nous sommes plutôt favorables à un renouvellement des élus.  Mais force est de constater qu’Hugo Chavez avec le mouvement populaire qu’il représente est aujourd’hui un moteur de la dynamique progressiste en cours en Amérique latine.  Pour un temps encore, sa contribution est importante et ce n’est pas à un lobbying réactionnaire de nous en priver. Notre parti est donc très heureux de cette belle victoire démocratique du peuple vénézuélien et de son président, victoire que nous tenons à saluer fraternellement. A nouveau la démocratie vénézuélienne a démontré toute sa maturité et toute sa richesse.

Nous observons avec grand intérêt la révolution par les urnes qui s’opère aujourd’hui à travers toute l’Amérique latine et singulièrement au Venezuela. Le temps est venu pour l’Europe de mettre fin à ses velléités impérialistes et de se laisser coloniser par certaines des alternatives sociales mises en œuvre en Amérique latine.  Nous ne prendrons afin d’illustrer ce propos, qu’un seul exemple.  Au Venezuela, le gouvernement a mis en place un système de cotisations patronales proportionnel à la politique sociale et salariale des employeurs.  Vous êtes un patron voyou, vous payer le maximum.  Vous êtes un patron social, l’Etat vous encourage.  Voilà le type de mesures à contre courant des intérêts notionnels chers au gouvernement belge et à son Ministre libéral, Didier Reynders que nous voudrions voir mises en œuvre chez nous.

Le Bureau Politique du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles

Bruxelles, le 17 février 2009