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Communiqué du 23 mars 2009 : Extrême-droite, sida : Halte aux positions rétrogrades de Benoît XVI Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau Politique   
23-03-2009

 On dénombre sur le continent africain pas moins de 50 millions de séropositifs et dans certains pays, la pandémie est littéralement hors de contrôle.  Ceci n’a pas empêché le pape Benoît XVI de réitérer avec force son opposition à l’usage du préservatif, seul moyen à ce jour de circonscrire ce fléau meurtrier.  L’interdit papal va affaiblir la position des gouvernements africains qui ont fait de la lutte contre le sida l’une de leurs priorités de santé publique. On se demande franchement sur quel planète vit ce pape et où se terre l’humanisme qu’il prétend incarner.

Cette déclaration survient quelques semaines seulement après qu’il ait réintégré la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X au sein de l'Eglise catholique alors que dans le même temps il continue sa lutte sans merci contre les catholiques progressistes. Fondée en 1970 par Monseigneur Lefebvre, cette «fraternité» représente le courant intégriste catholique le plus réactionnaire. Il est proche des idéologies fascistes et a de nombreux contacts avec l'extrême droite contemporaine.  A son palmarès, outre les déclarations négationnistes de l’Evêque britannique Richard Williamson, on trouve notamment des messes en l’honneur de nazis notoire tel Paul Touvier (illustre collaborateur français qui fut un des chefs régionaux de la Milice, force militaro-policière du régime dictatorial de Vichy) ou Maurice Bardèche (pronazi français devenu après la guerre l'un des plus importants idéologues du néofascisme européen). On trouve aussi des déclarations explicites comme celle de l’Abbé  Paul Aulagnier  «Je suis content d’être à Bruxelles, moi qui déteste la république et qui hais la démocratie.» («Polémique-Info» 24 septembre 2001)  ou encore «La norme de notre agir n’est pas d’abord la légalité, mais la foi catholique.» («Pour qu’Il Règne» novembre 1995). En France et en Belgique, plusieurs disciples et dirigeants de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X ont rejoint les rangs du Front national. On compte ou a compté des élus frontistes belges, ainsi qu’un député fédéral, Hugues Wailliez, provenant de ladite «Fraternité».

Voilà donc la ligne idéologique qu’imprime le pape Benoît XVI, lui qui fut pourtant jadis membre des jeunesses hitlériennes et qui sait donc pertinemment à quoi mène l’idéologie fasciste.

Le parti Communiste, qui compte en ses rangs des croyants, tient à redire avec force son attachement au principe de laïcité de l’Etat et son opposition à toute immixtion du religieux dans la gestion de la société. Cette immixtion est d’autant plus détestable lorsque, comme avec Benoît XVI, elle tend à propager des positions rétrogrades contre l'avortement, la contraception, le mariage homosexuel, l'euthanasie ou encore les recherches médicales sur les cellules souche.