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Communiqué du 4 février 2009 de la section louviéroise du Parti Communiste Version imprimable E-mail
Ecrit par PC Centre   
16-02-2009

Un préavis de grève n'est jamais indécent. Il est l'aboutissement d'un processus, parfois très long, d'exaspérations, de frustrations, d'incompréhensions, . Celui déposé par les agents communaux
et CPAS louviérois affiliés à la CGSP n'échappe pas à la règle. Ce préavis est légitime. Le nier est faire preuve d'un autisme politique et social inadmissible.

Inadmissible aussi le chantage récurrent fait aux travailleurs par les autorités communales !

1er chantage. En octobre 2008, les travailleurs lancent un « mini » mouvement revendicatif pour leur pouvoir d'achat et les nominations du personnel. Il faut savoir que la ville fonctionne (bien ou mal, mais elle fonctionne) avec plus de la moitié du personnel qui n'est pas statutaire. Le bourgmestre annule unilatéralement le Téléthon sous le prétexte fallacieux que les travailleurs ne monteraient pas le chapiteau. Or, ceux-ci s'étaient organisés pour exécuter le travail.

2ème chantage. Une des revendications se concrétise par l'octroi de chèques-repas. Insistons, pour les citoyens, que ces chèques-repas représentaient par travailleur un gain très modeste mais apprécié par les
temps qui courent. Nous sommes à ce moment en pleine élaboration du budget. Plutôt que d'inclure l'augmentation salariale dans le budget en articulant différemment ou en réduisant certains postes, la majorité ajoute le montant des chèques-repas promis, rendant dans le même temps les travailleurs
responsables du déficit causé par ces chèques-repas. Or, la ville étant sous tutelle, toute dépense supplémentaire est tributaire de l'aval du gouvernement wallon. La manouvre est claire comme de l'eau de roche : si la tutelle dit oui, la majorité s'enorgueillira de sa générosité ; si elle dit non, elle s'en lavera les mains en rendant responsable la tutelle.

3ème chantage. Le préavis du 12 février a inspiré une note de la présidente du CPAS dans laquelle elle avertit : « Le CPAS (.) craint les actions de grève qui prendraient en otage les pensionnaires. » Le bourgmestre ne fait rien d'autre dans la presse -si ses propos ont bien été répercutés- lorsqu'il dit : « Il (le personnel) se fait embrigader par quelques irresponsables » (voir ici: http://storage.canalblog.com/46/03/72222/35526898.jpg ).

Cette référence systématique aux « usagers pris en otages » et aux « agitateurs irresponsables » est typique du langage anti-syndical de la droite. Etrange de la part de mandataires socialistes, à moins qu'il ne soit révélateur de l'alliance majoritaire que le PS a privilégiée avec le MR. Et à propos d'alliance majoritaire, nous sommes interpellés par le silence assourdissant des alliés para-syndicalistes de la majorité représentés par l'UDSC.

En ce qui concerne les communistes louviérois :

* Ils expriment leur totale solidarité avec les agents communaux louviérois et soutiennent leurs revendications.

* Ils saluent l'action unitaire entre les services qui traduit le malaise profond au sein du personnel communal et pas seulement dans l'un ou l'autre service et souligne ainsi la solidarité au sein du personnel.

* Ils appellent la population à exprimer sa solidarité avec le personnel dont les conditions de travail et un statut stable sont aussi un gage d'un meilleur service rendu.

La Louvière, le 4 février 2009.


PC, La Louvière: http://rouges-vifs.skynetblogs.be/