| Carrefour : le dépeçage se poursuit |
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| Ecrit par Fédération de Charleroi du PC | |
| 25-02-2010 | |
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Le 20 juin 2007, la fédération de Charleroi du PC s’insurgeait contre le premier plan de rationalisation de Carrefour. Aujourd’hui, la fédération tient à dénoncer avec la plus extrême vigueur un second plan de restructuration visant à fermer en Wallonie les magasins de Mouscron, Casteau, Haine-Saint-Pierre et Jumet ainsi que plusieurs supermarchés situés en Flandre. Conséquence immédiate : fermeture de 21 magasins intégrés sur 625, perte de 1672 emplois (10 % des emplois globaux) dans les hypermarchés Carrefour, victimes d'une politique commerciale hypocritement rebaptisée « plan de sauvetage ». Des erreurs de management qui ne pardonnent pas ! En octobre 2000, le groupe GIB est racheté à 100 pourcent par le groupe Carrefour. Dès sa prise de contrôle, Carrefour met en place une gestion à la « française ». Dans un premier temps, les produits GB sont toujours vendus puis remplacés progressivement par des marques françaises qui ne correspondent pas nécessairement aux goûts belges. Gâchis. Ces fermetures auront d’importantes conséquences à la fois sociales et humaines, mais aussi, le cas échéant, environnementales. - Sur le plan social, c'est un drame pour le personnel composé de travailleuses et de travailleurs « relativement âgés » qui n'ont que peu -si pas aucune- possibilités de reclassement ou de reconversion. • - L'autre aspect du drame social est le risque vraisemblable d'une franchisation. Celle-ci permettrait certes de conserver certains magasins mais engendrerait une importante perte salariale suivant la convention dans laquelle seraient repris les travailleurs (pour les plus jeunes, des pertes de revenus pouvant aller de 30 à même 40 pourcent.) Pour les travailleur(se)s : des conséquences sociales et pécuniaires difficiles à supporter (emprunts, enfants aux études, …). - Enfin, certaines communes vont se retrouver avec des sites abandonnés donc de nouveaux chancres qui vont contribuer à enlaidir un environnement toujours aussi peu attirant. Le Parti Communiste Wallonie-Bruxelles dénonce de gâchis social décidé par les actionnaires de la multinationale Carrefour. Ces derniers continuent, eux, à retirer de leurs placements financiers, des résultats appréciables Le PCWB s’oppose également à l’ouverture continue et sans cesse croissante de nouvelles enseignes et il insiste pour le Comité socio-économique soit plus restrictif pour accorder des autorisations d’implantations commerciales nouvelles.
La fédération de Charleroi du Parti communiste Wallonie - Bruxelles |

