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Enquête publique concernant la Sprl Frecar Recycling. Version imprimable E-mail
Ecrit par Sandro Baguet   
01-06-2006
Interpellation développée par Jacques Coupez, conseiller communal sur la liste ECOLO, secrétaire de la Fédération de Charleroi du Parti communiste, en soutien aux riverains ...
Il y a une dizaine de jours se clôturait l’enquête publique concernant la SPRL FRECAR RECYCLING qui sollicitait des autorités communales le renouvellement d’un permis unique de classe 2 qui, du point de vue urbanistique concernait l’implantation d’un hall de stockage, le dépôt et le traitement de déchets inertes, le forage d’une prise d’eau souterraine pour une capacité de 10.000 m³/an mais qui, du point de vue environnemental visait à maintenir en activité un centre de regroupement, de tri et de pré-traitement de déchets inertes pour une capacité annuelle de 100.000 t / an. Quel ne fut pas l’émoi des riverains proches du chantier, d’apprendre l’existence de cette nouvelle demande. Ils sont certes peu nombreux, mais il en fut de même pour ceux qui se situent le long des trajets empruntés par les camions et tracteurs convoyant d’imposantes remorques tout comme pour les utilisateurs habituels de la rue de Gosselies, du RAVEL 3 à Roux ou encore ceux de la rue Sous le Bois qui doivent subir journellement les poussières et le bruit infernal d’un concasseur. Cela fait cette fois beaucoup de monde ! Vous le savez maintenant, Monsieur le Bourgmestre, Monsieur l’Echevin, plusieurs centaines de signatures et bon nombre de remarques vous ont été remises pour s’opposer au renouvellement du permis. En effet, par rapport au peu de temps qu’a duré l’exploitation, contrainte de cesser ses activités pour non-respect du cahier des charges et des dispositions légales en vigueur, l’activité du centre de tri a laissé des traces au propre si je puis dire et au figuré dans plusieurs quartiers de la commune. Quand ce ne sont pas les lourds engins qui traversent à des vitesses folles les rues totalement inadaptées de la cité de la Lâche (en zone 30 – limitée à 5 tonnes) ou les rues Léman, de la Liberté, des Alliés et autres, c’est soit des paquets de boues ou des nuages de poussière qui assurent la traçabilité d’une exploitation mal tenue. Quant aux habitants du quartier de Sart les Moines, ils ont compté à certains moments de la journée entre 600 et 700 véhicules à l’heure et jusqu’à 273 camions. Le trafic a atteint ces sommets surtout depuis l’ouverture du chantier Frécar. S’étant adressés au Bourgmestre par courrier et pétition, ils souhaiteraient aujourd’hui présenter un projet très intéressant pour dévier la circulation sans la reporter sur d’autres riverains. Je demande donc toute l’attention du Collège échevinal pour en étudier la faisabilité. (Il s’agirait d’emprunter l‘aire abandonnée (+/- 6 m de large) du raccordement de Glaverbel au réseau SNCB pour rejoindre le prolongement de la rue Winston Churchill, à hauteur de la Station Texaco et les Ets. Bullman à Courcelles) Pour ce qui concerne le bruit généré par Frécar, un sonomètre placé par la SOWAER pour les activités de l’aéroport, enregistre en permanence les niveaux de bruit. Les relevés et rapports concluent à un bruit de fond très important dû aux activités sur le chantier précité. Pour les riverains de la rue Sous le Bois, aussi « sous » les vents dominants et là où le sonomètre se trouve, le bruit et les poussières dépassent tout entendement. Ils restent donc perplexes quant à l’implantation d’un hangar pour le concassage des déchets et ont surtout l’impression que ce bâtiment constitué principalement d’un bardage en acier se comportera comme une superbe « caisse de résonance » Le nouveau projet présenté mentionne aussi le forage et le pompage dans la nappe aquifère de quelques 10.000 m³ d’eau / an. A ce sujet, quelles sont les responsabilités et garanties présentées concernant la préservation de la qualité de la nappe souterraine? Une autre question est aussi posée : la stabilité du sol alors que le pompage aura lieu en terrain argileux notamment. (proximité cité de la Lâche, ligne SNCB, pont…) Quant aux eaux usées et pluviales, l’Igretec refuse le rejet via le réseau d’égouttage. L’élimination se ferait alors via le ruisseau « Le Piéton » Sur les plans, rien de clair n'est signalé en ce qui concerne le traitement des eaux avant rejet. N’oublions pas non plus que l’on va manipuler des quantités de chaux pulvérulente, que celle-ci sera mélangée à des terres sur lesquelles il pleuvra, et qu’à terme des quantités de chaux se retrouveront dans le sous-sol, dans la nappe aquifère et dans le « Piéton » Comme vous le voyez, rien ne plaide en faveur d’un renouvellement du permis sollicité par Frécar, surtout si l’on ajoute le fait qu’une partie du site d’exploitation qui se trouve en zone verte jouxte sur 150 m le Ravel et le chemin de halage. Tout effort de la ville qui a grandement besoin d’améliorer son image est ici annihilée par une activité incompatible avec l’environnement immédiat. Pour toutes les raisons évoquées, je vous suggère, Monsieur l’Echevin, Monsieur le Bourgmestre de ne pas accorder le renouvellement du permis, mais de profiter de l’occasion pour rechercher un site qui conviendrait au candidat exploitant afin de maintenir son activité et garantir l’emploi. L’espace libéré pourrait alors accueillir une autre activité économique, cette fois compatible avec l’ensemble des lieux environnants. Il n’est pas trop tard pour réagir, mais c’est à mon sens le bon moment. Tous les riverains et signataires des pétitions sont favorables au développement économique et particulièrement à celui de leur quartier, mais ils attirent votre attention sur le fait que ce développement et le trafic engendré ne peuvent nuire lourdement au quartier de Sart les Moines, aux rues inadaptées des quartiers voisins de l’exploitation, du centre de Roux ainsi qu’au maintien des rares commerces. Sans mauvais jeu de mots, tous les habitants concernés se trouvent déjà en zone C’et D’ pour les nuisances aéroports, j’y ai vu lors de la conférence de presse des gens totalement désemparés, vivant dans des maisons qui se lézardent et ne sachant à qui demander réparation. Pour tous, pour eux, je sollicite donc une attention toute particulière pour garantir l’équilibre entre activité économique et environnement. Enfin, à titre d’information, je tiens à vous signaler que sur un axe de +/- 3 km, on recense un CET et sur Roux, la présence de 3 centres de tri.