| Communiqué de la Régionale bruxelloise |
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| Ecrit par Administrator | |
| 14-05-2006 | |
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La Régionale bruxelloise du Parti Communiste tient à exprimer son émotion et son soutien à toutes les familles et personnes frappées par les actes de violence qui se sont multipliés ces derniers temps. Oter la vie, sous quelque prétexte que ce soit, est un acte inacceptable, condamnable, impardonnable.
Le respect dû au chagrin des proches des victimes inspire un devoir de réserve, notamment dans le chef de partis ou d'hommes et de femmes politiques prompts à instrumentaliser les drames humains et à tenter d'en tirer un profit électoraliste. La violence, que nous dénonçons aujourd'hui, trouve son origine dans une brutalité ordinaire, propre à une société qui durcit les conditions de travail et l'angoisse des lendemains, encourage la compétition entre travailleurs, précarise la vie quotidienne de tous et nourrit ainsi les discriminations, antichambres des racismes. Tous, nous sommes concernés : travailleurs, chômeurs, exclus de la sécurité sociale et des soins de santé, migrants, jeunes et seniors, salariés et indépendants, enseignants et élèves, femmes et hommes. La violence des rapports sociaux nous éclate au visage tous les jours : - entreprises réalisant d'impressionnants profits et jetant à la rue des travailleurs dont le seul crime est d'avoir cru aux vertus du travail bien fait; - délocalisations d'entreprises souvent prospères décidées dans le confort de conseils d'administration, sans le moindre égard pour les tragédies sociales et personnelles ainsi engendrées et pour le sort de travailleurs lointains exploités dès leur plus tendre enfance; - baisses de salaires exigées par des patrons, des actionnaires et des administrateurs s'attribuant des rémunérations indécentes, véritables insultes à tout sentiment humain. En pensant aux victimes d'actes barbares, commis en plein jour, nous ne pouvons nous empêcher de leur associer les travailleurs de la Sonaca, plongés dans l'incertitude par les méfaits de patrons incompétents ; les victimes du système clientéliste et mafieux dans les sociétés de logement ; les profs attaqués jusque dans leur classe, devant de jeunes élèves. Le lien causal entre ces méfaits, et tant d'autres, est clair : le dysfonctionnement de notre société, en raison d'une impitoyable course aux profits, dont ne bénéficie qu'une infime minorité de nantis. Plus que jamais, la lutte des classes est menée par ces derniers. A nous d'y répondre. |

