VEVIBA, AFSCA, ET CETERA...

Le parti communiste considère que la décision de suspendre la licence d’exploitation des ateliers de découpe de Bastogne appartenant à la firme Veviba aurait dû être prise plus tôt. Le Parti communiste considère que la gestion du dossier par le ministre fédéral Ducarme et de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) fut calamiteuse.

Le parti communiste estime que les ministres fédéral et wallon, Ducarme et Borsus sont très mal placés pour intervenir dans ces dossiers, attendu que leur parti MR soutient sciemment une mondialisation capitaliste incluant une législation au profit des multinationales qui supprime le principe de précaution européen au profit de « la preuve du risque » du modèle étasunien.

La mondialisation du commerce de viande risque d'inonder l'Europe de carcasses américaines, brésiliennes ou argentines dont les « qualités » se caractérisent avant tout par leur teneur en chlore, en hormones ou en ractopamine (anabolisant). À cela s’ajoute à une grave absence de traçabilité.

Il est clair que cette mondialisation menée au nom d'une soi-disante «concurrence libre et non faussée » sera fatale pour les éleveurs européens qui veulent développer et produire une viande de qualité.

Le PC dénonce l'Afsca, qui était au courant de l'exportation par Veviba de dizaines de tonnes de viande congelée en 2004 vers le Kosovo et qui, selon le parquet général de Liège n'a pas daigné prévenir le magistrat instructeur.

Il apparaît également que de la viande était commercialisée frauduleusement sous le label bio ou présentait un étiquetage falsifié au niveau des dates de congélation. D'autres témoignages parlent d'incorporation d'ingrédients <<impropres>> dans la viande hachée. Apparemment l'Afsca préfère faire trembler les restaurateurs, les a.s.b.l. et leurs buvettes ou les artisans fromagers et pâtissiers qui osent utiliser du  lait cru dans leur préparation.

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Sans émancipation de la classe ouvrière, il n’y aura pas d’émancipation complète des femmes.

 

 

 

Le PC s'associe à toutes les femmes et hommes de progrès à l'occasion du 106e anniversaire de la journée internationale des femmes proclamée à la conférence de Copenhague le 8 mars 1912 à l'initiative de Rosa Luxembourg, Klara Zetkin et Alexandra Kollontaï.

Éminentes personnalités du mouvement ouvrier international, ces  trois femmes exemplaires ont  joué un rôle fondamental dans la création du mouvement communiste international. Cimentée par   leurs convictions internationalistes, leur amitié était liée à la lutte pour l'émancipation des femmes et des travailleurs qui allait donner naissance au mouvement ouvrier organisé et à toutes ses valeurs d’émancipation.

Le PC constate que la disparition de l'Union Soviétique et l'affaiblissement du mouvement communiste ont contribué partout dans le monde à la remontée de courants réactionnaires et conservateurs aux relents d'extrême droite comme le créationnisme, l'élitisme ou le darwinisme social derrière lesquels on remet en cause le droits des femmes à l'avortement et à la contraception. Par ailleurs, ces mouvements réactionnaire véhiculent l’ancienne image de la femme et mère au foyer et la promeuvent avec des incitants financiers misérables comme le voulait la CSU (partenaire bavarois d’Angela Merkel) en Allemagne il y a à peine 5 ans.

 

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Vaincre la misère plutôt que la criminaliser

 

Le PC a pris acte de l'ordonnance du bourgmestre MR d'Etterbeek Vincent De Wolf, de confier à la police l'arrestation administrative des sans-abri qui refuseraient d'intégrer les hébergements d'hiver.

 

Le PC estime que l'attitude de V. De Wolf, suivi par le bourgmestre de Bruxelles-Ville, constitue un scoop médiatique à relent électoraliste qui n'a rien à voir avec une quelconque obligation de « garantir la sécurité et d'offrir de l'aide aux personnes dans le besoin ».

 

Le PC considère que cette prise de décision est une nouvelle étape dans la criminalisation de la pauvreté destinée à mieux la dissimuler. Comme la chasse aux chômeurs, la traque des sans-papiers, la criminalisation des luttes sociales ou l'interdiction de la mendicité, cette mesure s'inscrit dans une volonté de régler les problèmes sociaux par des mesures administratives inadéquates. D'autre part  ce décret nous ramène à une époque où jusqu'en 1992 la situation des SDF était assimilée au délit de vagabondage lequel conduisait au placement de leurs auteurs dans des « colonies agricoles de l'État » pour une durée de trois mois à deux ans.

 

Le PC estime que le bourgmestre de Charleroi, Paul Magnette, joue aussi avec le scoop médiatique en signant une ordonnance diffusée sur Facebook sous forme de panneau publicitaire. Alors que durant l’année il fait procéder à la chasse aux SDF ou leur impose une mendicité tournante dans les communes de Charleroi.

 

Le PC rappelle que les personnes qui refusent l'hébergement proposé ont des raisons respectables motivées par des convictions personnelles, la difficulté de se séparer de leur animal familier, leur seul ami, mais également par le refus de passer la nuit dans des lieux qui ne leur assurent pas les conditions élémentaires en matière d'hygiène (la gale par exemple) de sécurité (violence et drogues) et de respect de leur intimité.

 

En cette année 2018 le PC rappelle que la problématique des SDF n'est pas limitée à l'hiver et est liée à l'extension de la pauvreté par le nombre croissant de licenciements, d’exclusions du chômage et finalement d’exclusions du CPAS. Cette question doit être résolue par la satisfaction des droits sociaux fondamentaux tels qu'énoncés par la déclaration universelle de 1948 dont le monde va célébrer le septantième anniversaire et dont les dispositions, notamment en matière de logement, sont inclues dans l'article 23 3° de la Constitution belge garantissant à tous « le droit à un logement décent ».

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Soutien à Bahar Kimyongür

Bahar 1er mai Miège 2010.jpgLe Parti Communiste soutient Bahar Kimyongür. Nous partageons le même combat contre l’oppression et pour l’émancipation et la libération des peuples et nous nous souvenons que nous avons partagé des tribunes, notamment lors du 1er mai à Liège.

Nous avons le plus grand respect pour la lutte qu’il mène depuis années avec le DHKP-C (front révolutionnaire de libération du peuple) contre la répression menée par l’État turc et nous continuerons à le soutenir ainsi que nos camarades en Turquie, les forces révolutionnaires et les progressistes menacés, emprisonnés et torturés par le régime d’Erdogan.

Les méthodes de l’État turc, qui a publié une liste d’opposants politiques avec offre d’une prime en récompense, sont inacceptables et terroristes.

Nous ne pouvons une nouvelle fois que constater l’absence de réaction de la diplomatie belge et du Ministre des Affaires Étrangères qui se rendent ainsi complices d’une chasse à l’homme.

 

Le Bureau Politique du PC 

Liège, le 16 février 2018

 

 

Bahar invité lors du meeting du Parti le 1er mai 2010 Place saint Paul à Liège 

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Exit Francken? Exit Michel!

 

Le Parti Communiste condamne  fermement le gouvernement Michel pour les expulsions

de réfugiés vers le Soudan alors qu’il n’ignore pas : 

 

                     que  le président du Soudan Omar Hassan El Bechir est mis en accusation par la Cour pénale internationale pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre ;

                     que depuis 2003 le gouvernement soudanais a armé et intégré dans ses forces de l'ordre les milices Janjawids qui terrorisent violent et massacrent la population du Darfour ;

                     que le Soudan est un pays où le code pénal prévoit  l'amputation et la lapidation, et où 87% des femmes sont excisées ;

 

Le PC rappelle que les ressortissants soudanais ont été expulsés après avoir été identifiés en Belgique  par une délégation des services secrets soudanais à la demande  du gouvernement belge. Le PC observe que le premier ministre ne pouvait pas ignorer la note du Commissariat général aux apatrides et aux réfugiés. Dans ces conditions, Le PC conclut que la responsabilité des faits ne peut être imputée au seul Secrétaire d'État à l’Asile et la Migration Théo Francken pour en faire le bouc émissaire du Gouvernement.

 

Le PC considère  que la responsabilité du gouvernement est notamment engagée par son partenaire  CD&V qui dès 2007 s'est allié en cartel avec la NVA pour en faire progressivement un partenaire gouvernemental avec la complicité du MR. Cette complicité a contribué à décupler l'influence de la NVA qui s'est traduite par la banalisation  d'un discours ouvertement xénophobe  où il fut même envisagé de « nettoyer le parc Maximilien des migrants qui s'y réfugiaient ». Cette banalisation se vérifie également dans les récentes déclarations équivoques  de Louis Tobback (SP.a) qui estime que la politique de Théo Francken s'inscrit dans la continuité de ce qu'il faisait comme ministre de l'intérieur. Le même Louis Tobback, alors ministre, avait formalisé en 1992 la détention en centres fermés dont 5 ont été mis en service sous sa mandature. La social-démocratie porte donc également une lourde responsabilité.

Le PC rappelle que lors des dernières élections le  MR n'a pas hésité à trahir l'électorat francophone en s'alliant avec la NVA lui permettant d’entrer au gouvernement pour occuper la majorité des  postes régaliens et  présider la chambre des représentants afin d’appliquer une politique libérale au service du patronat (Voka en tête) qui détruit les conquêtes du monde ouvrier et cherche à diviser les travailleurs en les opposant aux migrants et demandeurs d’asile.

Le PC conclut qu'il y a suffisamment d'éléments probants pour  appeler tous les militants progressistes à manifester ce samedi 13 janvier à Bruxelles pour exiger la démission du  gouvernement Michel qui s'est suffisamment compromis.


 


Bruxelles le 10 janvier 2018


Le Bureau Politique du Parti Communiste

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Sauver l’hôpital public – stop aux économies sur le dos des travailleurs en milieu hospitalier

Des actions syndicales dans deux établissements hospitaliers de la région liégeoise ont été menées ces dernières semaines : au CHR de Huy et au CHR de la Citadelle.

Il n’est pas étonnant que ce soient deux hôpitaux publics, établissements qui subissent l’austérité appliquée au niveau fédéral par la ministre libérale Maggie de Block (Open-VLD).

 

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© RTC

  

Parmi les mesures qui portent atteinte à la qualité des soins et la qualité du travail effectué par le personnel : économies, réorganisation des services de nuit et weekend, suppression de 35 équivalents temps pleins à Huy et le même type de mesures à Liège, modification du mode de calcul de la prime de fin d'année et de la prime pour prestations inconfortables (week-ends, jours fériés, travail de nuit) et non-reconduction de 35 équivalents temps plein dans différents services (contrats de remplacement et contrats à durée déterminée).

Malgré le préavis de grève à Huy et la désapprobation syndicale à Liège, les budgets ont été approuvés.

Ces actions ne sont pas nouvelles et continueront au vu de la détérioration des conditions de travail dans les hospitaliers régionaux. Déjà en mars 2017, le personnel du CHR de Sambre et Meuse de Namur était en grève pour les mêmes raisons de coupe budgétaire. Et les mêmes menaces pèsent sur les intercommunales de santé comme l’AISH (Bois de l’Abbaye et Clinique de Waremme) ou la Clinique André Renard.

Toutes ces mesures d'austérité se répercuteront évidemment aussi sur les patients qui verront les coût augmenter.

 

Face à cette situation, la fédération liégeoise du Parti Communiste soutient les travailleurs des hôpitaux publics dans leur lutte,

réclame la fin des économies dans l’hôpital public qui doit rester accessible à tous,

et exige des investissements en rompant avec la logique austéritaire du TSCG imposé par l’Union européenne.

 

Le 31 décembre 2017

La fédération liégeoise du Parti communiste

 

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