Le Parti Communiste de Belgique apporte son soutien fraternel aux travailleurs de France en grève le jeudi 5 décembre 2019

 

Votre combat est suivi par les travailleurs de Belgique qui veulent que leurs organisations syndicales mettent en place le rapport de forces nécessaire pour stopper la spirale infernale et récupérer notre dû.

 

L'attaque de Macron contre les pensions (pensions à point, allongement de la carrière…) est similaire à ce que le gouvernement Belge veut nous imposer en Belgique. Nous avons pu limiter les dégâts avec des actions, mais ce n'est pas assez : quel que soit le prochain gouvernement, il continuera à prendre des mesures antipopulaires et antiouvrières pour mieux servir les intérêts du capital Celui-ci, à travers les diktats de l’Union européenne, veut casser tout ce qui est social, privatiser absolument tout. Pour le patronat il y a d'énormes profits à tirer des privatisations. Pour les classes populaires-ouvrières, c’est l’augmentation de leur exploitation.

 

 Les arguments sur "les caisses sont vides" et que l'on vit au-delà de nos moyens sont un énorme mensonge. Les gouvernements bourgeois trouvent l’argent pour faire des cadeaux fiscaux énormes aux monopoles, multinationales et au grand capital. Nos pays sont très riches mais épuisés financièrement par des sangsues fiscales, aidées par les libéraux et sociaux-démocrates qui appliquent sans rechigner les traités d’austérité de l’Union européenne dont le but n'est pas de faire des économies mais bien de démanteler toute la protection sociale des peuples d'Europe.

 

L'enjeu de la mobilisation, en France comme en Belgique, dépasse la lutte pour les pensions. À l’attaque globale, les classes populaires-ouvrières doivent répondre unies en faisant converger les luttes, y compris au-delà de nos pays respectifs et en nous attaquant à l’origine du problème : le système capitaliste et ses supplétifs, l’Union européenne et les gouvernements bourgeois. Pour enrayer la spirale infernale, inverser la tendance, stopper la politique d'austérité de l'UE, un seul mot d’ordre : grève générale au niveau national et européen pour le retrait des mesures antipopulaires et pour la récupération de toutes nos conquêtes sociales !

 

Finalement nous devons nous battre pour sortir de cette Europe libérale et néo-fasciste, mais pas seulement, revenir à un état national capitaliste ne fait que changer de dirigeants qui appliqueront la même politique. Il faut relier la condamnation et l’exigence de retrait nécessaires de l'UE/Euro/OTAN au combat pour la chute du capitalisme, pour le socialisme.

 

 

 

Le Bureau Politique du PCB-CPB

 

Bruxelles le 05-12-2019

 

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