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A tous les niveaux de pouvoir : Des principes, des valeurs Version imprimable E-mail
Ecrit par author   
17-05-2009

Quel que soit le niveau de pouvoir, nous sommes attachés à une série de valeurs et de principes qui fondent notre engagement ainsi que l’idéal communiste qui est le nôtre.

1. Solidarité et défense du bien commun

A contre courant de l’individualisme inhérent à la société capitaliste, la solidarité est au cœur de notre engagement progressiste. Nous luttons pour que diminuent les inégalités.  Cette diminution doit se mesurer directement en termes de répartition des richesses et de développement humain (accès à l’éducation, qualité des soins de santé, sécurité sociale forte,…).

Concernant la répartition des richesses, nous prônons une fiscalité juste càd plus progressive (retour des tranches supérieures de l’impôt sur les personnes physiques supprimées par les derniers gouvernements avec l’aval des socialistes, mise en place d’un impôt sur la fortune,…) et axée sur le capital et la spéculation plutôt que sur le travail ou la consommation populaire (réduction/suppression de la TVA sur les produits de première nécessité, taxe sur les bénéfices boursiers, taxe Tobin-Spahn pour stopper la spéculation sur les marchés de change,…), avec également un renforcement de la lutte contre la grande fraude (plus de 10 milliards d’euros non collectés chaque année en Belgique).  Nous prônons par ailleurs des salaires et allocations sociales systématiquement supérieurs au seuil de pauvreté.

Nous sommes pour la défense, la modernisation (qui n’est pas la privatisation progressive que nous connaissons) et la promotion (extension vers de nouveaux secteurs tels le ferroutage) des services publics.  Ceux-ci constituent un outil essentiel pour plus de justice sociale. Ils doivent être mieux financés et leur gestion doit être dépolitisée (au sens partisan du terme).  L’accès à des services publics est une forme de salaire indirect, d’outil de solidarité, pour toutes et tous.  Il convient de mettre cela plus en lumière.

Nous estimons que tous les secteurs qui constituent des monopoles naturels (notamment la distribution du gaz, de l’électricité, la distribution et le traitement de l’eau, la poste, ou encore la collecte des déchets ménagers) doivent être confiés à des opérateurs publics.  Il en va de même de toute une série de secteurs stratégiques (l’apprentissage et la recherche, la production d’énergie, la gestion des prisons,…)

Nous sommes opposés aux Partenariats Public-Privé (PPP) qui constituent une privatisation larvée des outils publics et un dangereux outil d’endettement à moyen terme des Etats.

Nous sommes pour le retour à un opérateur postal et à un opérateur de téléphonie 100% publics. Nous avons initié une campagne intitulée « Sauvons la Poste» (HUhttp://sauvonslaposte.beUH) qui a recueilli près de 10.000 signatures.  Nous sommes également favorables à la création d’un pôle de banque et assurance 100% public. Alors que les scandales de la spéculation se multiplient, nous pensons plus que jamais qu’il faut rendre l’argent utile !

Nous nous opposons à la filialisation et à la privatisation larvée des transports en commun (TEC, SNCB,…) et à la gestion quasi exclusivement privée du fret.

La solidarité implique le partage équitable des richesses entre celles et ceux qui les produisent.  En 30 ans, la part de la richesse produite affectée au salaire s’est effondrée de près de 20% en Belgique.  Aujourd’hui, à peine 50% de la richesse produite (Produit Intérieur Brut) retourne sous une forme ou une autre au salaire, le reste allant au capital.  Nous estimons que cette évolution est inacceptable.  En conséquence, un million et demi de Belges (15% de la population) vivent sous le seuil de pauvreté soit environ 850 euros pour un isolé et 1800 euros pour un ménage (2 adultes et 2 enfants), parmi lesquels de plus en plus de travailleurs pauvres (5% des travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté).  En Wallonie c’est 18% de la population qui vit sous ce seuil.

Afin de contrer cette évolution, nous souhaitons imposer un salaire minimum légal (RML) ainsi que des allocations sociales au dessus du seuil de pauvreté. Ceci représente une somme située entre un et deux milliards d’euros (soit plus de dix fois moins que le récent plan de sauvetage des banques belges).

Aujourd’hui les écarts de salaires peuvent atteindre 1 à 300.  C’est totalement indécent.  Il faut en finir avec les salaires mirobolants de certains patrons (et avec les parachutes dorés qui en découlent). Parallèlement, nous souhaitons donc imposer progressivement un revenu maximum autorisé (RMA) égal à 10 fois le revenu minimum légal.  Toute somme supérieure à ce revenu serait taxée à 100%. 

La progressivité de l’impôt est un élément central de toute justice sociale, un élément mis à mal par les réformes du ministre Didier Reynders. Nous proposons que l’on réintroduise les tranches supérieures de l’IPP supprimées en 1999 (52,5% et 55%), mais aussi que l’on (ré)introduise des tranches supérieures (60%, 70%,…) supprimées à partir de 1988.  Nous proposons par ailleurs une taxation de 100% pour les tranches supérieures au RMA afin de plafonner les salaires, que l’on baisse la tranche inférieure de l’IPP à 10% et que l’on rehausse le niveau de la quotité exemptée d’IPP. Il faut alléger la pression fiscale pour celles et ceux qui en ont réellement besoin, à savoir les bas salaires.

Il faut également taxer les avoirs financiers des Belges (patrimoines mobiliers) qui représentent aujourd’hui 300% du PIB plutôt que les rémunérations des travailleurs ou la consommation populaire. Aujourd’hui, 1% des plus fortunés (65.000 personnes) détient 25% des actifs financiers et plus de 40% des recettes fiscales proviennent des revenus du travail pour à peine 3% des revenus mobiliers. C’est pourquoi nous proposons notamment de passer de 25% à 40% minimum les impôts sur les dividendes distribués par les sociétés afin d’arrêter la course aux surprofits qui entraîne licenciements et délocalisations. 

Nous prônons également la suppression du secret bancaire fiscal via la suppression de l’article 318 du Code des impôts sur les revenus et de l’article 62bis du Code de la TVA qui limitent les pouvoirs d’investigation des administrations fiscales auprès des banques.

Enfin, nous prônons un impôt progressif sur les fortunes de plus de 500.000 euros. Avec un premier pallié à 1 % sur les fortunes de plus de 500.000 euros et avec une tranche à 2 % au-dessus de 750.000 euros, l’on pourrait obtenir un rendement théorique de 11 milliards d’euros par an, soit l’équivalent de dix plans Marshall.

Le droit à un travail, inscrit dans la déclaration des droits de l’homme, n’est pas respecté aujourd’hui.  Un million de Belges en âge de travailler sont sans emploi. Le mouvement historique et fondateur de la gauche, qui consistait à obtenir en échange des hausses de productivité une réduction du temps de travail sans perte de salaire et avec embauche compensatoire est abandonnée.  Socialistes puis plus récemment écologistes ont retiré ce point de leur programme.  C’est pourtant une revendication naturelle et essentielle pour tout progressiste.  Aujourd’hui, les gains de productivité sont énormes.  Ils vont au profit.  Les travailleurs sont pressurés et doivent prester (sans pouvoir les récupérer le plus souvent) un nombre colossal d’heures supplémentaires.  Nous proposons de réduire le temps de travail à 35 puis 32 heures/semaine (bien évidemment sans perte de salaire et avec embauche compensatoire).

2. Ecologie sociale, anti-productivisme et relocalisation économique

Nous nous opposons à la société du toujours plus et prônons la société du toujours mieux.  En ce sens nous sommes opposés à la logique strictement marchande et productiviste actuelle. On a bâti un mythe autour de la croissance du PIB. Aujourd’hui, il ne s’agit pas uniquement  de se contenter de répartir les fruits de la croissance, mais de s’attaquer à une plus juste répartition des richesses produites, ce que dissimule cette course en avant.  La part des salaires dans la richesse produite (à peine 50% aujourd’hui) a fortement baissé ces 20 dernières années au profit du capital.

Cela étant il demeure qu’une partie de la population est privée d’une série de ressources essentielles. C’est pourquoi (cfr supra) nous prônons notamment l’augmentation des bas salaires et allocations ainsi que le plafonnement des très hauts salaires. 

Nous souhaitons réorienter l’activité économique vers des productions réellement utiles et durables.  Nous prônons une planification démocratique et écologique de la production afin d’assurer une production axée sur les besoins réels et les contingences écologiques, plutôt que la planification privée actuelle qui se base exclusivement sur les perspectives de profit. Nous prônons l’utilisation d’autres indicateurs que le PIB (tel l’Indice de Développement Humain) afin d’évaluer la bonne santé de notre activité économique.

Afin de lutter contre la dérégulation et la mise en concurrence au niveau planétaire des travailleurs, afin également de contrer la gabegie écologique liée à l’explosion du transport de marchandises à travers la planète, nous prônons la relocalisation économique.  Cela permettra, chez nous, de mettre fin à la valse des délocalisations, de reconstituer un véritable tissu économique local et régional, et de nous préparer à affronter la société du « pétrole cher ». Les circuits économiques courts permettent également de limiter les coûts liés à la multiplication des intermédiaires. Cela permettra également dans les pays qui actuellement nous servent d’usine « à bon marché », de penser un développement propre et notamment de relancer une agriculture vivrière pulvérisée sous l’impulsion des politiques ultralibérales imposées par l’OMC, le FMI (deux organisations dirigées par des sociaux-démocrates) et la Banque Mondiale.

Nous opposons à la logique de profit à court terme le principe de précaution, et ce notamment en ce qui concerne le nucléaire (traitement des déchets), les OGMs (disséminations et impact sur la santé), les agro-carburants (pénuries alimentaires) et les pollutions électromagnétiques (antennes GSM,…).

Nous sommes opposés à la présence de la publicité dans l’espace et les médias publics.  La publicité diffuse un message consumériste mais également sexiste et dégradant (associant exclusivement argent et possessions matérielles au bonheur et créant à dessein une sensation de manque).  En particulier nous sommes opposés à la présence croissante de la publicité à la RTBF, présence qui engendre la course à l’audimat et écorne les missions de service public de la RTBF.

3. Démocratie jusqu’au bout

Nous sommes favorables à une extension des sphères où s’exerce un véritable contrôle démocratique  et notamment la justice et le monde de l’entreprise (renforcement et extension, notamment pour les petites et moyennes entreprises des droits syndicaux).

Nous sommes également favorables à une démocratisation accrue de la sphère politique (modes d’élection, financement des partis,…).  Nous souhaitons que les citoyens votent souvent et qu’ils soient consultés sur les enjeux de société importants (traités européens, orientations économiques, mutations dans les services publics, questions éthiques,…). Au niveau local, nous prônons des dynamiques véritablement participatives permettant aux citoyens d’intervenir en amont dans le processus de décision politique voire de contrer les logiques de baronnies locales.

La concentration et le manque de diversité dans les médias constituent aujourd’hui un véritable souci.  Outre la présence toujours plus massive de médias privés possédés par des barons de l’industrie (issus notamment de secteurs traitant régulièrement avec le monde politique tels la construction, l’armement ou la finance), on constate sur les médias publics que la diversité d’opinion y est réduite et la logique marchande (notamment impulsée sous la pression des annonceurs publicitaires) domine de plus en plus.
 
Nous nous opposons à toute forme de criminalisation des luttes sociales.  Nous sommes opposés aux lois (dites) anti-terroristes qui mettent à mal nombre de libertés fondamentales.

4. Emancipation et égalité des droits

Nous luttons en faveur d’une société de citoyens, égaux en droits et en devoirs.    Nous nous opposons à toute discrimination liée à l’origine ou aux orientations sexuelles ou religieuses. Nous sommes pour une société laïque. Nous sommes, dans un cadre approprié, favorables au droit à l’euthanasie, à l’avortement, à la recherche sur les cellules souches et à des droits civils en tous points égaux pour les personnes homosexuelles.

L’émancipation passe par le temps libre et l’accès populaire aux loisirs et à la culture.  Nous prônons dès lors plus que jamais la diminution du temps de travail.  Les gains de productivité doivent servir à libérer du travail et non à enrichir une élite économique. Nous sommes favorables au soutien à une véritable culture populaire.
 

 

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Agissons concrètement pour aider la population de Gaza

Une intéressante campagne lancée par la FGTB et que nous soutenons

Depuis la privatisation de la poste en 2005 , les fermetures de bureaux se multiplient (200 sont encore prévues en 2008 alors qu'il manque déjà des bureaux selon une étude d'Eurostat). On assiste également à une véritable déglingue sociale (perte de plusieurs milliers d'emplois) qui n'est pas sans conséquence sur la qualité du service rendu à la population.

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Retrouvez le programme complet du PC (Elections de 2007)

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