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avril 17, 2005

Bombe-Spotting à Kleine Brogel

kl_brogel.jpgLe 16 avril 2005 se déroulait une action au niveau international de l’organisation Bomb-Spotting visant à contester l’armement nucléaire de l’OTAN. Cette action se passait en trois points stratégiques : au siège de l’OTAN à Bruxelles, au SHAPE (quartier général militaire) à Mons et à la base aérienne de Kleine Brogel. C’est dans notre capitale que nous avons décidé de mener à bien cette manifestation non violente.
10h00 : nous arrivons à la gare centrale de Bruxelles et nous nous mettons directement en route vers la salle « De Marketen » afin d’assister au briefing et de signer la déclaration de non-violence indispensable à la participation de chacun.

A notre arrivée, nous remarquons directement ces militants de Greenpeace déguisés en têtes nucléaires ainsi que ces jeunes fabricants une échelle de corde.
Le briefing précédant l’action nous révéla que ce que nous pensions n’être qu’un simple sit - in serait en réalité une tentative d’infiltration des bâtiments de l’OTAN. Nous nous concertons et décidons, malgré les risques juridiques et les conditions climatiques d’aider ces soldats de la paix à poser cet acte symbolique.
12h30 : Les indications données, la déclaration de non-violence signée, nous partons… Direction l’OTAN !
12h50 : A peine sortis du tram en compagnie de camarades rencontrés lors du trajet, nous apercevons un combi de la police mais nous ne nous doutons pas du nombre de représentants des forces de l’ordre présents quelques mètres plus loin. Escortés par ceux-ci jusqu’à la zone de tolérance, nous nous rendons compte des difficultés que comportera cet audacieux projet.
13h00 : Nous voila finalement sur place. Face à nous, deux lignes de barbelés se partagent la route avec deux petites centaines de policiers, armés jusqu’aux dents protégés de casques, boucliers et pompes à eau qui d’après les dires n’ont pas été utilisées. Trois audacieux personnages tentent de traverser ce barrage et, à peine la ligne de barbelés franchie, ils n’ont plus qu’un choix, rejoindre le Palais de Justice.
13h30 : De petits groupes de partisans se forment afin d’établir une stratégie. Après quoi les porte- parole de chacun d’entre eux se réunissent dans le but de choisir la meilleure solution. Nous nous exprimons en anglais et optons pour la dispersion. Notre troupe, composée d’une dizaine d’individus, se dirige alors dans la direction opposée afin de rejoindre la passerelle traversant la route. Notre expédition se transforme en véritable jeu scout. Nous courons, traversons les fourrés, évitons les ennemis et nous nous retrouvons enfin sur le pont.
14h10 : Nous ne faisons pas preuve d’assez de vigilance et tombons nez à nez avec la police fédérale. C’est colsons et bracelets de matricule au bras que nous sommes poussés dans le combi, aucune négociation possible, l’un de nous a même précisé qu’il avait le mal de combi, sans résultat. Assise à notre droite, Zoë Genot, député fédérale du Parti Ecolo, quel plaisir de l’entendre nous rassurer sur les conséquences prochaines de notre arrestation. Lors du voyage, les blagues fusent, nous charrions un peu les policiers mais toujours les mains liées dans le dos…
15h00 : Arrivés au Palais de Justice, nous sommes fouillés tour à tour pour la seconde fois, nos biens sont confisqués, notre portrait est tiré.
16 h12 : C’est trempés jusqu’aux os que nous sommes remis en liberté grâce à notre jeune âge, et oui, car il paraît que lorsqu’on est mineur, on est comme qui dirait, inconscient… Pour les autres, ils attendront de passer quelques heures derrière les barreaux pour pouvoir sortir…

Des Jeunes communistes - JC, section La Louvière

Publié par osito à avril 17, 2005 11:29 AM

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